Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande

Deuxième cru classé en 1855

 

Le vignoble et le vin :

Le vignoble actuel s’étend sur un peu plus de 75 hectares. Le sol est composé de belles graves profondes qui assurent au Cabernet-Sauvignon des conditions de mûrissement idéales. Comme pour beaucoup de crus classés, la proximité de la Gironde modère les amplitudes de température préjudiciables à la vigne. Un temps décriés, les vins de ce domaine ont largement regagné le temps perdu. Ce renouveau on le doit à la nouvelle équipe qui, depuis plus de vingt ans, a entrepris de moderniser la propriété. May Eliane de Lencquesaing a su nous donner quelques uns des plus grands millésimes de cette prestigieuse propriété.

Le vin est plutôt séduisant et rond avec un fruit très présent dès ses premières années. Le Merlot et le Petit Verdot apportent de la puissance, et le Cabernet Franc une certaine finesse. Le vin développe des arômes de fruits, d’épices et de bois de cèdre. A la fois moelleux et concentré, il a besoin d’au moins huit ans pour se présenter sous son meilleur jour.

Fiche d’identité du Domaine :

Taille du vignoble : 75 ha

Encépagement : Cabernet Sauvignon 45%, Merlot 35%, Cabernet Franc 12%, Petit Verdot 8%

Densité : 9000 pieds/ha

Production : 432 000 bouteilles

Sol et sous-sol : graves profondes sur sous-sol d’argile

Durée de cuvaison : 18 à 20 jours

Elevage : 50% de barriques neuves pendant 18 à 24 mois

Age moyen des vignes : 35 ans

Second vin : Réserve de la comtesse

L’histoire & les hommes :

Grâce à l’excellent état de ses archives, l’histoire de ce domaine nous est bien connue. C’est Pierre de Mazure de Rauzan qui constitue le vignoble entre 1686 et 1689 par des achats successifs. Il donne la propriété en dot à sa fille qui épouse Jacques de Pichon, baron de Longueville. En 1850, à la mort du baron Joseph, la propriété est divisée entre ses enfants : les 2/5 sont attribués aux deux fils, et le reste aux trois filles. De là date la création des deux Châteaux Pichon-Longueville que nous connaissons aujourd’hui. Des trois filles, deux meurent sans héritier. C’est donc à la troisième, la contesse Henri de Lalande, ainsi qu’à ses descendants, que sont confiées les destinés du domaine. Il restera au sein du giron familial jusqu’en 1924 date à laquelle la famille Miailhe le rachète pour ne plus le céder. Depuis 1978, May Eliane de Lencquesaing, administre énergiquement le domaine.