Château Lynch-Bages

Cinquième cru classé

 

Le vignoble et le vin :

Les 90 hectares de la propriété se répartissent sur cinq parcelles enserrant le château édifié au XIX ème siècle. Les sols sont constitués de graves moyennes sur un support argileux bien adapté aux exigences du cabernet sauvignon. Les vins dont la réputation est ancienne, ont, sous la férule de Jean-Michel Cazes, franchi un nouveau palier. Les vins gardent leur caractéristiques traditionnelles : grande concentration, matière opulente, fruit sombre et exubérant, notes épicées et mentholées et tanins merveilleusement fondus. Mais les derniers millésimes montrent également une évolution vers davantage d'élégance, ce qui ne manquera pas d'élargir l'audience de ses inconditionnels. Après cinq à dix ans de garde, ce vin est tout simplement irrésistible. Quelques hectares sont depuis 1990 dévolus au blanc de Lynch-Bages. Dominé par le sauvignon et le sémillon, le vin développe un beau bouquet floral magnifiquement soutenu par du bois neuf.

 

 

Fiche d’identité du Domaine :

Taille du vignoble : 90 ha

Encépagement : Cabernet Sauvignon 73%, Merlot 15% Cabernet Franc 10%, Petit Verdot 3%

Densité : 6000 pieds/ha

Production : 580 000 bouteilles (dont 24 000 de blancs)

Sol et sous-sol : graves garonnaises

Durée de cuvaison : 15 à 21 jours

Elevage : barriques neuves à 50% pendant 12 à 15 mois

Age moyen des vignes : 35 ans

Second vin : Château Haut-Bages Averous

 

L’histoire & les hommes :

Les Lynch, d'origine irlandaise, sont une famille bien connue de la région bordelaise. Elle compte dans ses rangs un ancien maire de la ville, en son temps propriétaire du Château Dauzac, mais elle a également laissé son nom à deux des crus classés de Pauillac, Lynch-Moussas et Lynch-Bages. Celui-ci serait né du mariage de Thomas Lynch et de la fille du propriétaire du domaine de Bages, très ancien village à la tradition viticole immémoriale. La famille veilla pendant 75 ans à la bonne marche du domaine avant de le céder en 1824 à Sébastien Jurine. Précédé d'une grande réputation il ne se voit pourtant élevé " qu'au " cinquième rang lors du classement de 1855. Il change de mains à plusieurs reprises avant d'être acheté en 1935 par Charles Cazes. Actuellement dirigé avec talent par son petit-fils, Jean-Michel Cazes, le cru se bâtit chaque année un succès grandissant.