cru classé
Le vignoble et le vin :
Si les sols sont constitués de graves comme il est de rigueur dans l'appellation, celles-ci proviennent des Pyrénées et se mélangent à des dépôts de sables et d'argile qui assurent un excellent drainage. Pourtant ces sols sont relativement minces et prennent appui sur un sous-sol imperméable pouvant rendre délicate l'alimentation de la vigne. Sous la patte de Jean Sanders l'encépagement a été profondément modifié depuis 1979 et fait aujourd'hui la part belle au cabernet sauvignon (60%). Cela a sans doute contribué au renouveau des vins du domaine qui figurent maintenant en tête des Léognan. Les vins développent un arôme intense de cerise et une belle matière soyeuse. Magistralement équilibré dans un style bien charpenté, ils vieillissent remarquablement bien et se distinguent en grande comme en petite année.

Fiche didentité du Domaine :
Taille du vignoble : 28 ha
Encépagement : Cabernet Sauvignon 60%, Merlot 30% Cabernet Franc 10%,
Densité : 10 000 pieds/ha
Production : 180 000 bouteilles
Sol et sous-sol : sables et graves
Durée de cuvaison : 21 jours
Elevage : barriques neuves à 50% pendant 14 mois
Age moyen des vignes : 35 ans
Second vin : La Parde de Haut-Bailly
Lhistoire & les hommes :
Beaucoup de propriétaires se sont succédés à la tête de ce domaine, parmi lesquels on retiendra les Ricard et les Beaumartin qui se sont illustrés dans d'autres propriétés. Mais le Château a longtemps été associé à un personnage haut en couleurs : Alcide Bellot des Minières, qui fit l'objet d'un roman. C'est sous son action que le cru devient célèbre, se négociant dès le XIXème au prix des premiers crus. Gestionnaire rigoureux et avisé, cet homme aux convictions bien établies refusa pourtant l'usage de la bouillie bordelaise et des greffes alors même que l'oïdium et le phylloxéra ravageaient les vignobles. Son décès, au début du siècle, marque le déclin du domaine. Son renouveau a été assuré par la famille Sanders qui rachète la propriété en 1955 et entreprend une réhabilitation indispensable. Jean Sanders, depuis 1979, poursuit l'uvre de son père avec un succès que chaque millésime assoit davantage.