Château Gruaud-Larose

Le vignoble et le vin :

Le vignoble est composé d’une grande parcelle d’un seul tenant et de deux petites au nord et au nord-ouest du château. Edifié en 1875, ce château d’allure XVIII ème est entouré d’un parc majestueux.. Le plateau de graves, légèrement incliné au nord, y est d’une exceptionnelle homogénéité. La vigne trouve ici des conditions de mûrissement particulièrement avantageuses, ce qui, ajouté à des vendanges assez tardives, explique l’impression de moelleux qui émane de ce vin.

Le style de ce vin a longtemps privilégié la puissance avec un fruit très mûr nécessaire à l’équilibre de tanins généreux. Depuis quelques années Georges Pauli a opéré d’importants changements visant à favoriser l’expression du terroir. Ainsi les millésimes récents jouent davantage la carte de l’élégance et de la finesse que par le passé. Le vin reste néanmoins classique avec son abondance de fruits, de chêne et ses notes épicées.

Le Château Gruaud-Larose est incontestablement l’un des fleurons de l’appellation. Les lourds investissements (chais et cuvier neufs) et la politique menée ces dernières années augurent d’un avenir encore plus radieux.

Fiche d’identité du Domaine :

Taille du vignoble : 82 ha

Encépagement : Cabernet Sauvignon 57%, Merlot 30%, Cabernet Franc 7%, Petit Verdot 4%, Malbec 2%.

Densité : 10 000 pieds/ha

Production : 549 600 bouteilles

Sol et sous-sol : plateau de graves du quaternaire sur sous-sol argilo-calcaire

Durée de cuvaison : 22 à 24 jours

Elevage : barriques neuves à 33% pendant 18 mois

Age moyen des vignes : 30 ans

Second vin : Sarget de Gruaud-Larose

L’histoire & les hommes :

M. Gruaud, l’un des plus grands viticulteurs bordelais du XVIII ème siècle, entreprend de rassembler plusieurs parcelles pour constituer un grand domaine de près de 116 hectares sur le plateau de Saint-Julien-Beychevelle. Son héritier, M. de Larose, accole son nom à celui de son prédécesseur pour donner au cru son nom définitif, Gruaud-Larose. Au début du XIX ème siècle, après un partage successoral, la propriété est divisée en deux. Les deux crus, Gruaud-Larose-Sarget et Gruaud-Larose-Faure, connaissent alors des destins séparés pendant près de 135 ans. C’est à M. Désiré Cordier, entre 1917 et 1935, que l’on doit la réunification du domaine. En 1993 le groupe Alcatel Alsthom prend possession du domaine et y effectue d’importants investissements. Très récemment le groupe Taillan rachète le cru. Malgré ces rachats successifs le maintien d’une même équipe technique, supervisée par Georges Pauli, assure la qualité et la continuité d’un style qui en fait l’un des très grands Saint-Julien.