Calon-Ségur

Troisième cru classé en 1855

Le vignoble et le vin :

Le vignoble de Calon-Ségur jouxte au nord le village de Saint-Estèphe et constitue donc la propriété classée la plus septentrionale du Médoc. Sur ce sol de faible altitude, deux mètres au dessus du niveau de la mer, la mince couche de graves (entre 0 et 5 mètres d’épaisseur) repose sur un calcaire marneux qui transmet au vin une certaine vigueur. Le vin de ce domaine s’est bâti une très belle réputation entre les années 1929 et 1959. Par la suite sa régularité a été mise en cause par certains mais depuis la fin des années 1980 il semble avoir retrouvé son niveau d’antan avec notamment les très beaux millésimes 1995 et 1996.

La constitution du sol confère au vin une rondeur fruitée assez caractéristique qui supplante la traditionnelle puissance des vins de Saint-Estèphe. D’abord sur la réserve, les vins de Calon-Ségur se dévoilent en déployant des arômes de fruits, d’épices et de sous-bois. Des notes torréfiées assez marquées viennent nous rappeler le long séjour, 22 mois, du vin en barrique. Les grandes années ce vin sait tirer le maximum de son terroir.

Fiche d’identité du Domaine :

Taille du vignoble : 74 ha

Encépagement : Cabernet Sauvignon 65%, Merlot 20%, Cabernet Franc 15%,

Densité : 6000 pieds/ha

Production : 360 000 bouteilles

Sol et sous-sol : graves

Durée de cuvaison : 21 jours

Elevage : 40% de barriques neuves pendant 22 mois

Age moyen des vignes : 35 ans

Seconds vins : Saint-Estèphe de Calon la Chapelle, Château Marquis de Calon

 

L’histoire & les hommes :

L’histoire de ce domaine date au moins du Moyen-Age puisque on y cultivait déjà la vigne au XIII ème siècle. " Calones " fut le nom gallo-romain de l’actuelle commune de Saint-Estèphe. Depuis sept siècles on en connaît les propriétaires. Parmi eux les familles d’Albret et les Gasq mais surtout le marquis de Ségur, surnommé " le prince des vignes ", qui l’acquiert par mariage au XVIII ème siècle. Propriétaire de Lafite, Latour et de Mouton, c’est pourtant Calon-Ségur qu’il privilégia comme en témoigne le cœur qui figure toujours sur l’étiquette du vin. A la fin du XVIII ème la propriété change à nouveau de mains et c’est à M. Lestapis que revient le privilège de voir son vin accéder au troisième rang des crus classés en 1855. En 1894 les familles Hanappier et Capbern-Gasqueton rachètent le domaine. Plus d’un siècle plus tard c’est toujours cette dernière qui en est propriétaire.