Saint-Amour le cru des amoureux
Saint-Amour Avec un nom aussi charmeur, le
plus septentrional des crus du Beaujolais - à
l'extrême nord du vignoble, dans le département
de la Sâone-et-Loire, il flirte avec les terroirs des
saint-véran et du mâconnais - ne pouvait que
connaître le succès. C'était d'ailleurs
la croyance intime de celui qui fut l'artisan de la
création du cru juste après-guerre, en 1946,
l'un de ses plus énergiques défenseurs : Louis
Dailly. Aujourd'hui, le Saint-Amour,
constitué de terrains
hétérogènes mêlant granite,
argile et schiste, donne deux sortes de vins, selon le type
de vinification pratiquée par les viticulteurs :
des vins légers,
fruités, très typés et complexes, issus
d'une macération courte. A consommer dans les 12
à 15 mois suivant la récolte. Des vins plus puissants et plus
gras, marqués par des arômes de kirsch,
d'épice et de réséda. Ils seront
à leur apogée à partir de 4 ou 5 ans
suivant la récolte, en fonction du
millésime Sols : granite mêlé
d'argile, de schiste et de grès ; robe : rouge rubis
étincelante ; arômes : fruits rouges, pivoine,
pêche, kirsch, épices, réséda,
selon le type de vins ; qualités gustatives :
fruité et floral, vin tendre, avec des tanins plus ou
moins souples et une charpente plus ou moins
prononcée, selon le type de vins. Date de naissance de
l'appellation : 8 février 1946 ; nombre d'hectares :
310, cultivés par 46 viticulteurs ; production
moyenne/an : 18 000 hl
