Château Montrose

Second cru classé en 1855

 

Le vignoble et le vin :

Le domaine est composé d’une unique et vaste parcelle jouxtant à l’est la Gironde. Son succès précoce il le doit à la fois au travail des hommes et aux données de la nature. Celle-ci a d’ailleurs été particulièrement généreuse : un sol géologiquement unitaire composé de graves rouges très profondes, une orientation idéale, une pente douce et régulière et la proximité du fleuve qui tempère les excès du climat. C’est ensuite aux hommes de révéler toute l’étendue de ce potentiel. C’est ce que fait la famille Charmolüe depuis un siècle en associant tradition et modernité.

Le vin de Château Montrose est l’un des fleurons de l’appellation. Une robe profonde, presque opaque, annonce un nez très concentré aux multiples nuances. En bouche le vin est particulièrement ferme avec une complexité que seul le temps peut révéler dans toute sa dimension. Ce vin concentré est de très longue garde.

Fiche d’identité du Domaine :

Taille du vignoble : 68 ha

Encépagement : Cabernet Sauvignon 65%, Merlot 25%, Cabernet Franc 10%

Densité : 9000 pieds/ha

Production : 324 000 bouteilles

Sol et sous-sol : grosses graves sur sous-sol argilo-marneux

Durée de cuvaison : 25 jours

Elevage : barriques neuves à 40% pendant 19 mois

Age moyen des vignes : 28 ans

Second vin : La Dame de Montrose

L’histoire & les hommes :

Il s’agit du plus jeune des crus classés du Médoc. Sur une lande achetée par la famille Desmoulins en 1778, les premiers hectares de vigne sont plantés en 1815 sur des terres jusqu’alors vouées aux bruyères en fleur (le nom de " Montrose " vient de là). Malgré sa jeunesse, ce cru se bâtit une réputation précoce qui le consacre second cru lors du classement de 1855. En 1866 Mathieu Dollfuss, venu d’Alsace, acquiert le domaine pour plus d’un million de francs. Il bâtit le chais qui était encore en usage il y a quelques années et agrandit le vignoble qui atteint les 65 hectares en 1880. A sa mort ses héritiers revendent le château à M. Hostein qui le cède à son tour à Louis Charmolüe, son gendre, en 1896. Plus d’un siècle plus tard Jean-Louis Charmolüe, petit-fils du fondateur de la dynastie, est à la tête de l’exploitation et entretient la tradition d’excellence de ce cru magnifique.