Le célérifère inventé vers 1790 était composé de 2 roues reliées par une barre en bois sur laquelle on pouvait s'asseoir.
En 1816, un ingénieur du pays de Bade, le baron Drais, inventa la draisienne dont l'innovation par rapport au célérifère consiste en une roue avant montée sur pivot.
En 1861, Pierre Michaux, serrurier invente la pédale.
En 1868, Clément Ader imagine les bandages en caoutchouc, la chaîne, et en 1880 le pédalier.
En 1888, M. Dunlop, vétérinaire, conçoit les bandeaux pneumatiques.
En un siècle, nous sommes passés d'une utilisation bourgeoise, à une utilisation de nécessité pour aboutir à une utilisation de loisir.
L'utilisation bourgeoise correspond aux débuts du vélo ; son coût d'acquisition est élevé ; le cyclisme imite le sport équestre, le vélocipédiste est assimilé à un cavalier, et son vélo au cheval d'acier ; certaines courses hippiques ont vu s'opposer des jockeys à cheval et d'autres à vélo vers 1870. C'est un objet de convoitise, d'assimilation sociale.
Les associations de cyclistes sont à l'origine du
Touring Club, ancêtre de l'Automobile Club. Fin du
19e siècle, la circulation sur les routes se
partageait entre le trafic de voisinage , les charrettes se rendant
aux champs. Le bétail bénéficie d'un droit de
pacage sur les accotements des routes les moins
fréquentées. Les grands déplacements se font
alors en chemin de fer.
Avec les bicyclettes sont apparus les premiers conflits routiers. Les
cyclistes se regroupent dans des Touring Club, contestent les
techniques en usage pour la réfection des chaussées qui
provoquent des crevaisons, ou des chutes. Le Touring Club de Belgique
s'organise en système de surveillance, finance la construction
de pistes cyclables, achète des rouleaux compresseurs pour
aplanir la chaussée et en fait dont à
l'administration. (source revue L'HISTOIRE n°230 de mars
1999)
A partir de 1880, sous sa forme actuelle, la bicyclette a connu un véritable boom : on estime le nombre de vélos en 1893 à 130.000 vélos, et en 1914 à 3.500.000 vélos. A partir du début du siècle, le coût d'une bicyclette n'a pas cessé de baisser. Il est devenu un objet de nécessité pour l'ouvrier ; il lui a permis de se rendre à son travail, et à participer activement à ses loisirs (en 1936 avec les premiers congés payés).
Son nombre n'a cessé de décroître depuis 1950
jusque dans les années 1980 qui ont vu apparaître les
vélos de loisir, V.T.T., ... ; la chute du nombre de
pratiquants de deux roues a été consécutive
à l'accroissement de l'utilisation de la voiture,
résultat d'un choix politique délibéré -
depuis 1945 l'industrie de la voiture a été
dopée par de nombreux coups de pouces pour favoriser les
industriels français sur le marché intérieur -
derniers en dates les prime Balladur et Juppé - et d'une
volonté de motorisation dès l'adolescence avec le
vélosolex et la mobylette, jusqu'au scooter
décliné de nos jours en version électrique. Le
renouveau du vélo ne doit son essor qu'au
loisir.
Musee de la bicyclette http://netcowork.it/artcult/mubkf.htm
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