VÉLOCOLMAR , LE SITE DU CADR COLMAR
Petites définitions autour du bruit


Près de la moitié de la population française se dit gênée par le bruit généré par le trafic routier : volume et vitesse des véhicules (source : "enquête nuisances" de l'INRETS, 1986). Là encore, le vélo a un avantage évident. En outre, en contribuant à modérer la circulation (cf. plus loin), le vélo calme encore le trafic.

Les thèmes abordés:

1 définition du bruit,
2 Les origines du bruit
3 les conséquences de l'exposition aux bruits,
4 les évolutions,
5 comment contre le bruit.
6 le coût de la lutte contre le bruit
7 la façon de le mesurer, ses origines,
8 la définition des décibels,
9 quelques exemples de niveau de bruit,

10 ASPECTS LEGISLATIFS

11 Association de lutte contre le bruit à Colmar

Les paragraphes 1,2, 4 et 6 sont une synthèse du livre vert édité par la CEE en 1996 et intitulé "La politique future de lutte contre le bruit"
Le paragraphe 3 est une synthèse d'un document de l'association Union Française Contre les Nuisances Aériennes


Définition du bruit selon le Petit Larousse (1992) : 1 Ensemble des sons produits par une vibration, perceptibles par l'ouïe. 2 Ensemble des sons sans harmonie.

Le bruit est insidieux; il n'est pas perçu de le même façon par tous. La "tolérance" varie d'une personne à une autre.
C'est une émission sonore, non désirée, déplaisante et inattendue. C'est une intrusion dans la vie privée.

Selon le livre vert de la CEE, 20% de la population Européenne est exposée à un bruit diurne supérieur au niveau acceptable de 65 dB(A), et 40% à un niveau réellement gênant entre 50 et 65 db(A) (seuils définis par l'OMS).

Le bruit est le 5ème sujet de plainte concernant l'environnement local (après la circulation routière, la pollution de l'air, la dégradation des paysages, et les déchets). Le nombre de plaintes enregistrées concernant le bruit est en constante augmentation.

La mobilisation de la population face à une future source phonique est importante: par exemple la mobilisation des riverains de l'aéroport d'Entzhein et des Strasbourgeois contre l'implantation de DHL.


Les origines du bruit:
Elles sont multiples:
Ø structurelles essentiellement liées aux transports des personnes et des marchandises, par voie aérienne, ferroviaire ou routière
Ø conjoncturelles. Cela correspond a du bruit du voisinage, ou du bruit du travail.

Le bruit peut être ponctuel et très intensif (exemple du passage d'un train, du décollage d'un avion), ou permanent (exemple de l'exposition au bruit en usine, ou près d'un périphérique, autoroute, ...).

Les seules statistiques nationales et européennes concernent le bruit lié aux transports.
19% de la population Européenne est exposée à des bruits dont l'origine est le transport routier des personnes et des marchandises,
2% est face aux bruits liés au trafic ferroviaire,
1 % est face aux bruits liés aux transports aériens.

Une politique volontaire de réduction du bruit a été engagée par la CEE, mais sans grand succès: le bénéfice de la réduction a été absorbée par l'augmentation de la circulation routière, et par l'émergence de nouveaux bruits tels que ceux générés par les pneumatiques (ils étaient en fait masqués par les autres bruits auparavant).


Les conséquences de l'exposition aux bruits:
Les transports, en particulier la circulation routière, sont la principale cause de l'exposition humaine au bruit ambiant. La proportion de la population de la Région européenne qui est exposée à des niveaux de bruit élevés (équivalant à 65 dBLAeq sur 24 heures) est passée de 15 à 26% de 1980 à 1990. On estime qu'environ 65% de la population européenne est exposée à des niveaux de bruit engendrant une grave irritation, une gêne de la parole et une perturbation du sommeil (55&endash;65 dBLAeq sur 24 heures). Les enfants exposés de façon chronique à des bruits intenses (parce qu'ils vivent à proximité d'un aéroport, par exemple) ont des aptitudes réduites en ce qui concerne l'apprentissage de la lecture, la concentration et la résolution de problèmes. Le bruit peut perturber les activités mentales exigeant de l'attention, de la mémoire et une aptitude à résoudre des problèmes analytiques complexes. Les stratégies d'adaptation (faire abstraction du bruit) et les efforts déployés pour continuer à s'acquitter normalement de ses tâches sont assortis de niveaux élevés d'hormones de stress et de tension artérielle. Selon des données récentes, il semblerait qu'il y ait un lien entre l'hypertension et les maladies cardiaques ischémiques, d'une part, et des niveaux élevés de bruit d'autre part. 5 organisation mondiale de la sante Londre 1999 http://www.who.dk/london99/transport02f.htm

Même léger, le bruit perturbe. Il n'y pas accoutumance au bruit. Une source sonore supérieure à 35 dB(A) perturbe l'ensemble des stades du sommeil.
Une présence longue face au bruit perturbe le sommeil, donne des difficultés d'endormissement, provoque le stress et à fort niveau peut entraîner une perte de l'audition. Un seuil de 85 dB(A) sur une longue période peut provoquer des nausées, fatigue, maux de tête, ulcères et maux d'estomac. Ces troubles perdurent après l'exposition au bruit.
La surdité naturelle avec l'âge est accélérée en présence prolongée d'un bruit permanent.
L'organisme ne s'adapte pas au bruit, mais aux conséquences néfastes qu'il a générées. En fin le cycle peut se terminer avec des tranquillisants et des somnifères.
Plus le niveau du bruit est élevé, plus la communication est difficile, et les personnes sont obligées de crier pour se faire comprendre.

Pour en savoir plus sur un autre site


Les évolutions:
La loi du 31 décembre 1992 a permis le recensement des points noirs et a décidé leur suppression dans un délai de 10 ans après la publication de cette loi.
Par contre le seuil en deçà n'entre pas dans le cadre de cette loi. La gène est en augmentation suite à l'accroissement de la circulation routière, du doublement prévu du trafic routier des marchandises d'ici 2010, et à l'allongement des durées d'exposition au bruit (conséquence des flux tendus dans l'industrie, qui provoque ainsi une diminution des poses nocturnes).


Comment lutter contre le bruit des transports:
La réduction du bruit des transports passe par :

- la généralisation de moyen de transport "doux" ( la marche, les deux roues et les transports en commun);
- la réduction des points noirs définis lors des recensements prévus dans le décret de loi n° 92-1444 du 31 décembre 1992;
- renforcer le voler "lutte contre le bruit" dans le cadre d'une charte municipale.;
- la réduction du flux automobile;
- la réduction de la vitesse (plus de zone 30 km/h);
- la création de barrières anti bruit (les périphériques Parisiens ont un niveau sonore supérieur à 801 dB(A) le jour et 76 dB(A) la nuit. Pour réduire le bruit, la mairie de Paris propose de couvrir les boulevards - source Nouvel Observateur du 18-24 février 1999);
- adopter une conduite souple: des démarrage "sauvages" peuvent générer un doublement du volume sonore;
- améliorer le couple pneu revêtement des routes;
- améliorer les véhicules en créant des écrans anti bruit - démarche longue, car le remplacement complet des véhicules en circulation peut s'étaler sur plus de 10 ans;

La problématique du bruit est complexe; certaines mesures semblent faciles à mettre en oeuvre; d'autres doivent s'inscrire dans un schéma à long terme.


Le coût de la lutte contre le bruit :
La CEE estime que le coût des nuisances se situe entre 0,1 et 0,2% du produit intérieur brut (PIB) de chaque état et celui de la prévention contre le bruit de l'ordre de 0,1% du PIB.
Le coût du bruit généré par les transports des personnes et des marchandises est estimé à 250 milliards de francs pour la CEE (base estimation de la CEE dans son livre vert intitulé "Vers une tarification équitable et efficace dans les transports" de 1995).

Pour la France, seulement 10% des points noirs recensés, et 20% des logements ont été traités. Pour terminer il faudrait dépenser plus de 1.430 millions de francs par an pendant 7 ans.


La façon de mesurer le bruit :
Son unité de mesure est le décibel dB(A). Elle mesure l'amplitude moyenne des ondes sonores.
L'émission du bruit n'étant pas constante, on définit le niveau acoustique équivalent Leq qui correspond à une émission sonore en continu, qui aurait la même intensité que la source. Pour mesurer le bruit dans le immeuble, la mesure se fait en façade. Le Leq est la norme retenue pour mesurer l'exposition au bruit et définir le risque de traumatisme auditif.


Les décibels dB(A):
L'échelle est logarithmique: chaque unité correspond au double de l'unité juste inférieure. Passer de 30 dB(A) à 31 correspond en fait à doubler le volume du bruit.


Quelques niveaux de bruit:

dB(A)

Nature du bruit

Gène

10

Laboratoire d'acoustique

Sans gène

20

Vent léger

"

30

Chambre à coucher

Sensation de calme

40

Bibliothèque, rue calme au milieu de la nuit

"

50

Chambre à coucher

"

60

Conversation

Supportable

70

Rue animée

Fatiguant

80

A l'intérieur d'une voiture

"

90

Avenue à fort trafic

Difficilement supportable

100

Marteau piqueur

Insupportable

110

Bruit d'usine

Risques irrémédiables de surdité

120

Décollage d'un avion à réaction à plus de 300 m.

Douloureuse

140

Décollage d'un avion à réaction à 50 m.

"
La CEE recommande qu'en 2000, le seuil de 85 dB(A) ne soit pas dépassé dans la journée.

Aspects législatifs

Association de lutte contre le bruit à Colmar

défend les victimes de toute sorte de nuisances : bruits de voisinages, circulation, tapage nocturne.

Robert Henck est le délégué colmarien de l''Association haut-rhinoise de lutte contre le bruit

ALCB du Haut-Rhin : 03 89 41 27 01 à Colmar ou 03 89 43 06 10 à Mulhouse alcb-bruit@wanadoo.fr

Permanences pour Colmar et environs : tous les 2e samedi du mois de 14 h 30 à 16 h 30, Maison des associations, 6, route d'Ingersheim 68000 Colmar.

Centre d' Informations sur le bruit http://www.cidb.org +++++

 

 

Actualités

La Commission Européenne annonce une directive sur le bruit dans l'environnement

Près de 250 experts représentant tous les pays de la Communauté européenne ont assisté à Copenhague (Danemark), les 7 et 8 septembre 2000 , à la conférence de lancement de la nouvelle politique européenne en matière de bruit.

Les enquêtes européennes montrent que le bruit arrive au 5e rang des préoccupations environnementales au niveau local, après la pollution de l'air et les problèmes de circulation, auxquels le bruit est très souvent associé.

Environ 80 millions d'habitants de l'Union européenne sont exposés à leur domicile à des niveaux de bruits inacceptables et 170 millions à des niveaux provoquant une gêne incontestable. L'Organisation mondiale de la santé, dans son dernier rapport, a bien mis en évidence les effets que peut avoir le bruit excessif sur la santé et le bien-être et c'est pourquoi la Commission a décidé de se préoccuper activement de ce problème.

La Commission propose un programme de travail pour les années à venir. http://www.cidb.org/euroframe.html


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