- Pourquoi ne pas faire du vélo
ou des inconvénients surestimés
LE
PARADOXE
- Le vélo utilitaire soulève un
étrange paradoxe : alors qu'il a de très nombreux
avantages, il n'est guère pratiqué par les citadins,
du moins en France.
-
- LE VELO EN VILLE A DES ATOUTS
EVIDENTS
- Tout le monde connaît les principaux
avantages du vélo en ville :
- pour l'usager : rapidité,
souplesse, économie, pas de problème
d'embouteillages ou de stationnements
- pour la collectivité : pas de
pollution ni de bruit, faible consommation d'espace, des
aménagements relativement peu coûteux
- Dans nos villes encombrées,
polluées et bruyantes, ce mode de déplacement qui a
tant d'avantages devrait logiquement avoir toute sa place.
-
ET POURTANT, LES FRANÇAIS BOUDENT
LE VELO URBAIN
- Quand des aménagements cyclables
existent, ils ne semblent guère fréquentés
(à part dans quelques rares villes en France, notamment
à Strasbourg, ville toujours citée).
- Bref, apparemment, il n'y a pas de demande
pour rouler à vélo en ville.
- Alors, pourquoi construire des
aménagements cyclables qui risquent fort de ne pas
être utilisés ou pire de concurrencer les efforts
consentis en faveur des transports publics, se demandent avec bon
sens beaucoup d'élus.
- A l'heure où l'équilibre des
finances locales est partout délicat, il serait regrettable
de céder à la mode sans espoir sérieux de
réussite.
-
Chacun explique à sa façon cet
étrange paradoxe, mais les raisons les plus souvent
avancées dans les conversations ne résistent
guère à l'analyse
-
- DES
INCONVENIENTS SURESTIMES
- Le vélo urbain a aussi des
inconvénients. Mais ils sont souvent surestimés par
les non cyclistes et même parfois par les cyclistes
eux-mêmes.
-
- LES OBSTACLES
A L'USAGE DU VELO EN VILLE
1 LES
PRINCIPAUX OBSTACLES
-
- Les obstacles à l'usage du
vélo en ville sont fort nombreux, mais seuls certains ont
de l'importance. Les rares enquêtes sur le sujet indiquent
toutes le classement suivant :
-
- 1. Le risque d'accident (loin devant pour
tous).
- 2. Le vol (sous-estimé par les non
cyclistes).
- 3. Les intempéries (surestimé
par les non cyclistes).
-
- Mais d ' autres obstacles semblent jouer un
rôle important :
- x. Les coupures (tout
particulièrement en Petite couronne de Paris)
- x. Le déficit d'image (difficile
à cerner par un questionnaire)
-
- ACCIDENTS DE CIRCULATION
lire notre page spéciale en
cliquant ici
LE VOL DES VELOS
-
- Selon une enquête
réalisée par une association de cyclistes de Lille
auprès de ses adhérents et sympathisants, plus de la
moitié des cyclistes urbains ont eu un vélo
volé. A Strasbourg, la police retrouve moins de 4 % des
vélos volés, alors qu'elle retrouve 85 % des
voitures volées.
- Comment expliquer ce
phénomène ? On peut bien sûr évoquer la
délinquance dans les banlieues, le chômage et la
drogue. En fait, c'est un problème complexe où tout
le monde est un peu responsable.
- Les cyclistes sont souvent inconscients.
Ils attachent n'importe comment leur vélo, avec un cadenas
dérisoire, sans l'accrocher à un point fixe, dans
des lieux ou à des moments très exposés. Ils
refusent souvent d'acheter un cadenas haute sécurité
qui coûte, il est vrai, environ 300 F.
- Les vélocistes ne renseignent
guère les cyclistes sur l'existence de cadenas haute
sécurité. Ils n'en proposent parfois même pas.
Or un vélo volé, c'est souvent un cycliste
découragé et un client de moins.
- Les garde-cycles installés par les
municipalités sont inadaptés et insuffisants. Les
pinces dans lesquelles le cycliste coince une roue ne permettent
pas de cadenasser le cadre, ce qui est pourtant indispensable. Les
municipalités ignorent encore souvent l'existence des
arceaux bien plus pratiques.
- Les assurances ne proposent pas de
contrat attractif. Quand elles en proposent (ce qui est rare), les
contrats d'assurance contre le vol sont souvent très chers
et inadaptés au cyclisme en ville.
- La répression est très
insuffisante. La police considère le vol des vélos
comme un délit mineur et s'en désintéresse.
Alors qu'un vélo neuf coûte quand même de 1000
F à 3000 F, et parfois beaucoup plus.
- Le législateur n'a aucune
conscience du problème. La solution de l'immatriculation
demandée par les associations de cyclistes urbains
améliorerait pourtant beaucoup la situation (la ville de
Strasbourg a un projet en ce sens).
- Bref, on est enfermé dans un cercle
vicieux. Le vol contribue fortement à dégrader
l'image du vélo : les cyclistes préfèrent
rouler sur de vieux clous ; des carcasses de vélo
traînent dans les rues En retour cette image
dégradée donne le sentiment aux voleurs de ne pas
voler un objet de valeur et de pouvoir agir en toute
impunité.
-
- LES EFFETS DES COUPURES DES
GRANDES INFRASTRUCTURES
-
- Les coupures sont des voies à grande
circulation (autoroute, voie rapide) ou des obstacles (emprises
industrielles ou ferroviaires, parcs, cimetières,
rivières, canaux) infranchissables par les cyclistes ou
nécessitant des détours par des voies souvent
très encombrées.
-
- Elles ont pour effet de rendre impossible
l'usage du vélo en ville sur certains itinéraires.
Il ne s'agit pas de "manque de goût des Français pour
le vélo", mais de vélo impraticable.
-
- En Petite couronne de Paris, les coupures
particulièrement nombreuses jouent certainement un
rôle dissuasif majeur dans l'usage du vélo en ville.
Mais nombre de villes sont aujourd'hui ceinturées d'une
rocade ou hachées de voies rapides difficilement
franchissables.
-
-
- LES CONSEQUENCES DES COUPURES
- trajet du cycliste est
allongé
- -> efforts accrus
- -> Le cycliste doit affronter un trafic
intense au point de franchissement au point de
franchissement
- -> risque accru
- -> Des cyclistes
découragés se déplacent en voiture
- -> trafic accru
- -> augmentation des nuisances
-
- "Il faudrait
des pistes cyclables"
- Il n'y a pas que les pistes cyclables. Il
existe bien d'autres aménagements cyclables souvent plus
sûrs et bien moins chers : les bandes cyclables qui ne
posent pas de problème de réinsertion des cyclistes
aux carrefours, les contresens cyclistes, les couloir
bus-vélos, les rues cyclo-piétonnes, les sas, les
mini giratoires, et les zones 30
-
- LES
INTEMPERIES
-
- LA PLUIE
- Il ne pleut pas plus souvent en France que
dans les pays du Nord de l'Europe, où circulent pourtant
beaucoup de cyclistes. Il ne pleut que 6 %
du temps aux Pays-Bas. Ce chiffre n'est certainement pas
supérieur en France.
- S'il pleut au moment de sortir de chez lui,
le cycliste prend sa cape, tout comme le piéton prend son
parapluie.
- Et s'il pleut sur le chemin du retour, le
cycliste imprévoyant a, en général, le temps
de s'arrêter en attendant que l'ondée soit
passée. Un trop grand nombre d'arrêt forcés (
feux rouges etc ) des trajets trop longs ( déviations ,
sens interdits , effets de coupure etc ) et le comportement des
automobilistes pénalisent les cyclistes
-
- LE VENT
- Pour le cycliste, un vent fort de face est
beaucoup plus gênant que la pluie. Mais il est heureusement
rare et le vent de dos est aussi fréquent
-
- LE FROID
- En hiver, pédaler réchauffe,
tout comme marcher. Le deux-roues à moteur n'a pas cet
avantage.
- Verglas et neige sont plus rares . Le
vélo comme les autres moyens de transport n'est pas
toujours la réponse à toutes les situations .
-
- La aussi l' efficacité du
réseau cyclable est une solution
-
-
- LE VELO N'EST
PAS PLUS FATIGUANT QUE LA MARCHE
-
- Plus de la moitié
des déplacements urbains en voiture sont inférieurs
à 3 km.
- C'est moins fatigant que la marche à
pied ou le stress d'un embouteillage. Les personnes
âgées le savent bien.
- Un cycliste peut tout de même
parcourir facilement 4 km en un quart d'heure, et surtout utiliser
la solution vélo + transport en commun +
éventuellement vélo. En Hollande, 40 % des personnes
se rendant à la gare et 30 % des personnes allant de la
gare d'arrivée au lieu de destination utilisent un
vélo.
- Avec la même dépense
d'énergie, il est possible de parcourir 3 fois plus de
distance à vélo qu'à pied. Car le cycliste
n'a pas à soutenir le poids de son corps et le
pédalier, le dérailleur et la roue permettent de
réguler au mieux l'effort fourni.
- On se rend rapidement compte que
passé les premiers jours on y arrive facilement .
-
- Donc à dépense
énergétique identique :
-
- 4 km/h à pied = 12 km/h à
vélo
- 5 km/h à pied = 15 km/h à
vélo
- 6 km/h à pied = 18 km/h à
vélo
-
- Bref, le rendement du vélo est
excellent.
-
- C'est pourquoi, nombre de personnes
âgées préfèrent rouler à
vélo plutôt que marcher pour soulager leur
jambes.
- LES VILLES AU RELIEF DISSUASIF SONT
RARES
- En Europe, les villes au relief
accidenté sont assez rares. A Paris, seules quelques rues
de Montmartre sont vraiment difficiles.
-
- Malgré un relief peu propice, le
canton de Berne (un million d'habitants) a réussi à
faire passer de 7 à 15 % la part de marché du
vélo entre 1980 et 1990 [Campbell et Chabanne,
1992].
-
- Il existe d'ailleurs diverses solutions
techniques pour faciliter la montée des côtes par les
cyclistes : bandes cyclables plus larges, jalonnement
d'itinéraires de remplacement moins pentus,
dérailleurs, et même remonte-pente pour vélos
(comme à Trondheim en Norvège)
-
-
- LE VELO DE
VILLE N'EST PAS SALISSANT
- Avec un carter enveloppant
complètement la chaîne, et des "protège-jupes"
recouvrant le haut de la roue arrière, le vélo de
ville n'est pas plus salissant que la marche. On peut être
élégant(e) et faire du vélo.
- De nombreux cadres japonais se rendent
à vélo, de la gare à leur lieu de travail, en
complets-vestons impeccables.
- Rouler à vélo en ville, ce
n'est pas participer à une course cycliste.
-
-
- LA
POLLUTION
- Si la pollution est trop
forte il est paradoxal d'avoir à déconseiller le
vélo et la marche . Pouvons nous accepter
- d'une société
( la notre actuellement ) qu'elle interdit aux écoles de
faire faire du sport aux élèves pendant les pics de
pollution . Ne pas faire de vélo parce que trop de trafic
non vélo c'est aberrant .
- Voir nos pages spéciales sur la
pollution
-
-
-
- LE DEFICIT
D'IMAGE DU VELO UTILITAIRE
- C'est un obstacle majeur. Il est cependant
très difficile à apprécier, car ce n'est pas
en interrogeant les gens qu'ils avouent spontanément leurs
réticences à l'égard du vélo en ville.
Le qu'en dira-t-on, les moqueries du voisinage ou des
collègues de travail peuvent dissuader beaucoup plus
sûrement un candidat au vélo urbain que
l'insécurité routière.
- Ce phénomène est sans doute
très marqué chez les jeunes où il est
difficile d'avoir des comportements qui sortent trop de
l'ordinaire.
- C'est pourquoi une politique cyclable doit
être impérativement accompagnée d'une
politique de communication et de marquage de la présence du
vélo dans la ville.
- Le monde change , les mentalités
aussi , les employés d'IBM ne sont plus obligés de
porter un costume bleu . Le critère d'efficacité est
de plus en plus valorisé .
- Dans de nombreuses villes d'Europe, la
pratique du vélo a doublé depuis le début des
années 80 : Copenhague, Munich, Berne, Parme En France, des
frémissements sont perceptibles à Strasbourg,
Rennes, Nantes, Grenoble et même Paris .
-
-
- DES VELOS ET
ACCESSOIRES MAL ADAPTES A LA VILLE
- En France, les matériels offerts par
les fabricants et les marchands de cycles sont encore très
éloignés des attentes de la clientèle. Les
vélos de ville proposés sont, au choix :
-
- des vélos de conception ancienne
sous-équipés :
- - freins peu efficaces par temps de
pluie,roues peu solides,
- - changement de vitesses peu pratique en
ville,éclairage peu fiable,
- - peinture qui s'écaille, selle
inconfortable
-
- des VTT mal adaptés à la
ville ou "city-bike" :
- - avec guidon droit peu pratique pour se
glisser entre les voitures,
- - nécessitant une position
courbée qui ne permet pas de se tenir droit et de voir
au-dessus des voitures,
- - sans carter de chaîne,sans
sonnette,
- - et trop chers
-
- Il est difficile de trouver de nombreux
accessoires :
- - des cadenas haute sécurité
fiables,
- - des écarteurs de danger,
- - des sacoches souples
légères et peu coûteuses,
- - des remorques,
- - des capes cyclistes de toutes
tailles
-
- Enfin, les vélocistes qui acceptent
de réparer les vélos sont de plus en plus
rares.
-
- La demande semble pourtant exister. Les
vélocistes de Mouscron, Tournai et Courtrai en Belgique, de
Kehl ou Fribourg en Allemagne et de Bâle en Suisse font une
part très importante de leur chiffre d'affaires avec leurs
voisins français.
-
- La profession est, il est vrai, aujourd'hui
sinistrée par la concurrence des grandes surfaces qui
vendent des vélos importés massivement comme
produits d'appel, c'est-à-dire à prix très
bas, sans marge bénéficiaire.
-
- LE CODE DE LA
ROUTE INADAPTE
- Le Code de la route français a
été rédigé au début des
années 60, à une époque où le
législateur considérait que les cyclistes
gênaient la circulation automobile en pleine croissance et
étaient voués à disparaître devant les
progrès de la motorisation.
-
- Les cyclistes doivent donc évacuer
la chaussée, d'où :
- des pistes et bandes cyclables
obligatoires,
- l'interdiction de rouler de front
à l'approche d'un véhicule,
- l'interdiction de remonter une file de
voitures arrêtées par la droite,
- l'obligation de respecter les
feux,
- l'interdiction d'emprunter une rue en
sens interdit à contresens
-
- Les municipalités ont
renforcé cette loi avec :
- l'interdiction des couloirs de bus aux
deux-roues,
- la multiplication des sens
interdits,
- l'interdiction aux cycles de certains
ouvrages : ponts, tunnels
-
- Plusieurs pays - comme la Belgique,
l'Allemagne, les pays scandinaves - ont choisi de rénover
leur Code de la route pour accorder plus de place aux
cyclistes.
-
- On trouve désormais dans ces pays
des mesures plus logiques et plus sûres pour les cyclistes
:
- pistes et bandes cyclables
conseillées,
- tourne à droite autorisé
pour les cyclistes aux feux rouges,
- contresens cyclistes autorisés
dans les rues en sens interdit,
- couloirs de bus ouverts aux
vélos,
- suppression des coupures
-
- La France prépare depuis de longues
années une réforme du Code de la route. Un
début d'amélioration a été
apporté par le décrét du
14/09/1998
-
- LE MANQUE DE
DISPOSITIFS DE STATIONNEMENT DANS LES IMMEUBLES
-
- Dans beaucoup d'immeubles, il est
impossible de laisser un vélo en sécurité
dans un endroit accessible.
- Il est cependant facile d'inscrire dans le
POS une disposition rendant obligatoire la construction d'un local
pour vélos dans les immeubles neufs, comme l'on
déjà fait plusieurs villes en France : Toulouse,
Nantes, Rennes, Strasbourg
- Des mesures fiscales pourraient
également inciter les propriétaires d'immeubles
anciens à créer un local pour les vélos, les
poussettes, etc.
-
- LE MANQUE DE
SERVICES POUR LES CYCLISTES
- Alors qu'ils sont créateurs
d'emplois et que la demande est manifeste, les services
destinés aux cyclistes sont en France encore quasi
inexistants. On peut citer :
- 1/ Les vélocistes réparateurs
de vélos. Ils sont devenus si rares que beaucoup de
quartiers en sont aujourd'hui dépourvus (si bien qu'il faut
parfois amener un vélo à réparer en voiture).
En outre, ceux qui existent encore sont souvent d'anciens
randonneurs ou coureurs cyclistes qui connaissent très mal
le vélo de ville. Bref, la profession mériterait
sans doute un rajeunissement et une meilleure formation.
-
- 2/ Les ateliers de réparation.
Certaines associations commencent à lancer de tels
services. Il s'agit de former les cyclistes à
réparer eux-mêmes leur bicyclette, de retaper des
vélos usagés, de récupérer les
vélos délaissés, des pièces encore
utilisables, ou au moins les matériaux
-
- 3/ La location de vélos. Plusieurs
villes françaises ont aujourd'hui un service de location
(La Rochelle, Strasbourg, Nantes, Rennes, Montpellier, Avignon)
géré directement par la ville, par la
société de transport public ou concédé
à un vélociste. Leur indéniable succès
démontre que la demande existe, même dans des villes
a priori peu cyclistes comme Montpellier. Presque toutes les
villes grandes et moyennes
- pourraient posséder un tel
service.
-
- 4/ Le tourisme à vélo. Des
auberges, des restaurants, des hôtels - y compris en ville -
commencent à se spécialiser dans ce créneau
très prisé des européens du nord. Mais le
retard français sur un pays comme l'Allemagne est
considérable.
-
- 5/ Le transport des vélos. C'est un
service complémentaire au tourisme. Le marché,
quasiment abandonné par la SNCF, est en train d'être
conquis par des autocaristes étrangers qui circulent en
France avec des remorques spécialisées pouvant
contenir une cinquantaine de vélos.
-
- L'ACCOMPAGNEMENT RESTE POSSIBLE
- Il existe plusieurs façons
d'accompagner une ou plusieurs personne(s) à vélo
:
- le second vélo. Quand il est
possible de laisser ce vélo au point de destination.
- le porte-bagages. Il est autorisé
en France pour le transport de personnes jusqu'à
l'âge de 7 ans. On rencontre pourtant souvent aux Pays-Bas
des adultes assis en amazone sur le porte-bagages de
cyclistes.
- la remorque. Elle commence à se
répandre en Europe du Nord. Elle permet facilement le
transport de 2 enfants.
- le vélo pliant. Il suffit de
l'emporter ou de le remporter sur son vélo.
- la canne. Elle permet d'accrocher un
vélo à l'arrière et de le remorquer.
- le tandem
-
- LE TRANSPORT
DE CHARGES LOURDES EST RARE
- Une étude réalisée
à Graz en Autriche en 1982 a montré qu'après
un achat en centre-ville, les déplacements se faisaient
à :
- 4 % seulement avec des objets
volumineux,
- 58 % avec des objets dans un simple
sac,
- 38 % sans aucun portage.
- Source : [Brög et Erl, 1994, p.
13].
-
- D'autres études ont montré
que les commerçants sous-estiment la part des
piétons et surestiment la part des automobilistes dans leur
clientèle. Ainsi, à Grenoble, selon l'enquête
ménages, pour le motif achats hors grandes surfaces, la
marche représente la moitié des déplacements
et la voiture particulière seulement un tiers (Goût,
1996, p. 69).
-
- Pour les achats en grandes surfaces, il
existe maintenant des caddies à deux roues qui se fixent
directement sur le vélo (par exemple, le "Donkey" qui peut
contenir 50 kg). Par rapport à l'automobiliste, le cycliste
n'a pas besoin de transférer le contenu d'un chariot dans
un coffre et de rapporter le chariot, puis arriver chez lui de
porter les paquets du coffre dans l'habitation.
-
- "Les gens
n'ont pas envie de rouler à vélo en
ville."
- Chaque fois qu'on veut bien leur poser la
question, les Français se montrent étonnamment
favorables au vélo en ville, Dans toutes les villes qui ont
su modérer la circulation , la population a rapidement
retrouvé le plaisir du vélo .
- Les maires qui ont eu le courage
d'affronter les problèmes de circulation a bras le corps en
ont des bénéfices électoraux
"Les
aménagements cyclables, c'est cher."
- Une piste cyclable, ce n'est pas gratuit,
mais c'est environ 20 à 50 fois moins cher qu'une rocade
urbaine de 2 x 2 voies (à même capacité
horaire). Avec l'argent de 5 km de rocade urbaine, on couvre une
grande ville d'un réseau complet d'aménagements
cyclables.
-
-
- Conclusion : il faut se garder des
explications hâtives. La question du vélo urbain est
difficile. Cet argumentaire voudrait aller au-delà des
idées reçues et indiquer quelques voies pour "rendre
effectifs le droit qu'a tout usager de se déplacer et la
liberté d'en choisir les moyens" (Loi d'Orientation des
Transports Intérieurs du 30 déc. 1982).
- Ce qui est décisif, c'est moins
l'aménagement cyclable proprement dit (séparant les
vélos de la circulation motorisée), que la
restructuration de l'ensemble des circulations urbaines. La
circulation et la sécurité des cyclistes se
développent quand le réseau cesse d'être
pensé et organisé dans la seule perspective de
faciliter l'écoulement rapide des voitures.
Modération du trafic motorisé et pas seulement
abaissement des vitesses : c'est-à-dire limitation de
l'emprise de l'automobile sur l'espace urbain (réduction
des voies, limitation du stationnement, réduction du nombre
de voies à sens unique et des feux tricolores, etc.). Car
il n'y aura pas de développement de l'usage du vélo
en ville sans restriction de l'usage de la voiture. Tant qu'on ne
fera pas pour le vélo ce que l'on a fait pour l'automobile
- adaptation de la réglementation, incitations
financières, soutien à l'industrie, infrastructures
en réseau (cohérent et continu), valorisation
sociale et culturelle de l'usage et des usager , on ne verra pas
de renaissance de l'usage du vélo en France.
-
- Il faut surtout restituer aux
Français la réalité des effets de la
motorisation sur la vie de chacun en termes de coûts directs
et indirects, de pollution et d'embouteillages. Sait-on que
près de la moitié des déplacements
réalisés en automobile ne dépassent pas 3 km
et s'effectuent à des vitesses moyennes inférieures
à 20 km/h , et que la plupart de ces déplacements
pourraient être faits à bicyclette ou à pied
?
-
-
-
- Texte rédigé essentiellement
à partir de "ARGUMENTAIRE POUR LE VELO EN VILLE " juin 1997
Dossier édité par La FUBicy
- Le texte intégral est consultable
dans notre dossier " documents "
-
-
- QUELQUES LIENS
- http://www.preventionroutiere.asso.fr/
- http://www.equipement.gouv.fr/securoute/index.htm
Autres sources : cahier de Médiologie N° 5
DIVERS Impuissance sexuelle : le cyclisme en cause!
http://www.cybersciences.com/
Les longues randonnées en vélo nuiraient au bon
fonctionnement du membre viril. Les coupables : la selle et la barre
horizontale de l'engin sur deux roues! 06/08/1997 - Le docteur Irwin
Goldstein, du centre médical de l'Université de Boston,
estime qu'environ 100,000 cyclistes américains
éprouveraient des problèmes d'érection. Selon
lui, les longues ballades à vélo occasionnent une
pression continue sur le pénis, pouvant à la longue
endommager les veines et les artères de l'organe viril.
Lorsque le pied glisse sur la pédale, entraînant un choc
entre le pénis ou le périnée sur la barre
horizontale, des blessures microscopiques aux vaisseaux sanguins
peuvent aussi survenir. Dans les vaisseaux, des fuites lentes
produisent alors une chute de pression qui nuit au maintient d'une
érection ferme et durable. Mais le docteur Goldstein ne
déconseille pas pour autant la pratique du cyclisme, qui cause
finalement plus de bienfaits que de torts à la santé.
En guise de prévention, il suggère aux cyclistes
d'opter pour un short rembourré à la fourche, puis de
troquer leur mini&endash;siège aérodynamique pour un
modèle coussiné tout confort!
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