ACTUALITES VELO NATIONALES
 
 

POLLUTION
 
Une étude confirme la mortalité liée à la pollution de l'air LE MONDE / 20 Avril 1999 SYLVIA ZAPPI
- LE NOMBRE annuel total minimal de " décès anticipés " (avant soixante-cinq ans) attribuables à la pollution atmosphérique dans les grandes villes serait de 265 pour la mortalité totale, dont 107 pour la mortalité cardio-vasculaire , et 23 pour la mortalité respiratoire. Tels sont les résultats d'une importante enquête menée par l'Institut de veille sanitaire (InVS) dans neuf grandes villes françaises, rendue publique, lundi 19 avril, par Dominique Voynet, ministre de l'environnement, et Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale ... ces résultats concluent clairement à " une association à court terme entre la pollution atmosphérique urbaine et la mortalité ".
L'étude de l'InVS a porté sur l'exposition quotidienne moyenne de la population à la pollution ambiante, dite de fond, comprenant les quatre principaux polluants mesurés - particules diesel, dioxyde de soufre (SO2 ), dioxyde d'azote (NO2 ) et ozone (03 ). Ces résultats ont été croisés avec les données de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sur la mortalité quotidienne (mortalité totale, respiratoire et cardio-vasculaire) relevées dans ces agglomérations sur la même période.
- Les chercheurs de l'InVS ont démontré que si l'on réduisait le niveau de pollution des 91 jours les plus pollués de l'année étudiée à celui des 91
jours les moins pollués, on éviterait 265 morts par an. Ces morts ne sont pas directement causées par la pollution de l'air comme c'est le cas, par exemple, lors des intoxications au monoxyde de carbone, mais elle joue un rôle d'" accélérateur " des décès chez les personnes les plus exposées.
... montrant une augmentation à chaque nouveau seuil de pollution franchi. Dans les neuf agglomérations ....
- Estimant que les résultats obtenus sont suffisamment probants, les auteurs prônent deux changements dans l'approche actuelle : tout d'abord, " c'est la pollution dans son ensemble qui doit être considérée comme facteur de risque pour la santé des populations " ; ensuite, il faut concevoir la politique de prévention " en termes d'exposition quotidienne permanente " et non seulement les jours de pic. En clair, les mesures ponctuelles en vigueur en cas de crise (définition de seuils d'alerte, pastille verte, circulation alternée...) ne suffisent pas.
 
La pollution tue plus de personnes que les accidents de voitures http://www.lemonde.fr/article/0,2320,11605,00.html Le Monde 06/1999
 
Plus de 5 millions de franciliens de Franciliens respirent un air pollué .
Présentation du plan régional pour la qualité de l'air ( dite loi sur l'air ) le 03/05/99 en Ile de France .
 
Les émissions de gaz carbonique (CO2) de la France ont augmenté de 4,7 % en 1998. LE MONDE / 27 Avril 1999 /
 
Le Conseil national de l'air pour un durcissement des mesures contre l'ozone
http://www.lemonde.fr/article/0,2320,12828,00.html
 

La circulation alternée recommandée dès le niveau 2 de pollution LE MONDE / 20 Février 1999

- le Conseil national de l'air (CNA) tente de bâtir une politique plus stricte de prévention des pics de pollution. Il vient
de remettre à Dominique Voynet, ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement, un " avis relatif à la gestion des épisodes de pollution " qui préconise, d'une part, une procédure d'alerte plus sévère en cas de pic de niveau 2 et, d'autre part, une prise en compte des particules diesel.
- Dans son avis daté du 16 février, le CNA recommande la mise en place d'une réduction de la vitesse autorisée, de la circulation alternée et de la pastille verte pour la pollution au dioxyde d'azote (NO2) et aux microparticules, " lors d'épisodes caractérisés par des dépassements répétés du (...) niveau 2 ", soit " deux jours de suite avec un risque de renouvellement pour le troisième jour ". Jusqu'alors, ces dispositions ne sont prises qu'en cas de pic de niveau 3. A ce dernier niveau, le CNA souhaite que seuls les véhicules possédant la pastille verte soient autorisés à circuler.

CIRCULATION , ACCIDENTS
Les chauffards, c'est toujours les autres .
Un sondage de la Prévention routière révèle la désinvolture des conducteurs. Par MICHEL HOLTZ Libération du mercredi 5 mai 1999 Extraits .
 
L'enfer, c'est les autres automobilistes. Puisque 78 % des conducteurs ont une haute estime de leurs capacités au volant, les erreurs, les excès et les 8 437 morts enregistrées sur les routes l'an dernier, c'est les autres. Cette autosatisfaction d'une majorité des conducteurs français est l'un des enseignements du sondage rendu public hier par la Prévention routière (1). Pour les sondés, la bonne conduite n'est pas forcément le bon respect du code de la route. Ce n'est vrai que pour 45 % d'entre eux.
Si les limitations de vitesse sont peu appréciées, la réglementation en matière de ceinture de sécurité semble plutôt acceptée. ... D'une manière générale, sur route ou autoroute, tout serait fonction de ses capacités personnelles, si l'on en croit les enquêtes. Ils ne sont que 13 % à penser qu'une modification de leur comportement ferait reculer de beaucoup le risque d'accident.
60 % des conducteurs interrogés pensent que l'amélioration technique des voitures fait encore baisser ce risque. Du coup, une énorme majorité (70 %) rejettent l'hécatombe routière sur les autres, en vrac, les motocyclistes, piétons, poids lourds ou leurs pairs. Et, si personne ne veut jouer ce rôle de bouc émissaire, c'est la faute à la fatalité.
La réalité des 8 437 décès annuels vient malheureusement contredire cette croyance dans la responsabilité de quelques écervelés qui ne savent pas conduire, ou se trimbalent dans des vieilles autos sans «sécurité passive.
Plus grave encore, la réputation de sécurité accrue sur les automobiles modernes, si elle est fondée, se heurte au vieillissement du parc automobile, passé de 6,2 ans à 7,4 ans en moyenne. Or, la généralisation des airbags et autres ABS ne date que de quatre ans maximum sur les voitures de grande série (en France, le prix moyen consacré à l'achat automobile est de 70 000 F). En outre, même si un conducteur a la chance de disposer de douze coussins gonflables et d'une structure à déformation variable, il ne doit pas oublier que tous ces éléments ne servent plus à rien au-delà de 60 km/h.
L'an passé, 40 % des accidents mortels étaient directement liés à la vitesse, même si celle-ci est aggravée par d'autres facteurs: l'alcool, la fatigue ou l'inexpérience. S'y ajoute peut-être, si l'on en croit ce sondage, la façon présomptueuse d'appréhender sa propre conduite.
 
 
TRAFIC
UN PROJET DE DESACCOUTUMANCE A LA VOITURE PDU de la région Parisienne " Le Monde du 13/04/99 "
Le PDU vise à repenser la place de la voiture en ville , en diminuant le trafic automobile , et en facilitant les circulations non polluantes
Le réseau cyclable sera dorénavent conçu pour assurer le rabattement sur les gares , et des liaisons à travers la zone dense de l'agglomération et à l'intérieur des villes , ainsi qu'une desserte de proximité dans les quartiers.
 
 
SOUTIENS
 
Un " lobby du vélo ", mené par le député socialiste du Bas-Rhin, Armand Jung et son collègue Vert Noël Mamère, réclame une " loi-vélo " d'ici la fin de l'année. Réunion organisée le 23/05/99 à l'Assemblée nationale avec une centaine de membres d'association de cyclistes, d'élus et de représentants des collectivités locales. Un mouvement " né de la frustration face à la modestie des mesures prises depuis juin 1997 et l'encerclement de la culture du vélo par le lobby de la vitesse et de la voiture ", selon son co-fondateur Armand Jung, député PS du Bas-Rhin.
" En matière de sécurité routière, rien n'est fait correctement " a dénoncé le Strasbourgeois Jean Chaumien, rappelant les 301 cyclistes tués l'an dernier sur les routes françaises. Le président de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUBicy) fustige " le manque de culture vélo dans les directions départementales de l'équipement " et réclame l'aménagement des infrastructures routières et urbaines. Quant au problème du vol, la FUBicy propose l'immatriculation des vélos et la création d'un " fichier national d'identification ". Désireux de " donner des moyens aux municipalités et aux collectivités territoriales ", Armand Jung a promis, " d'ici la fin de l'année ", " une proposition de loi qui englobe l'ensemble des aspects de la politique du vélo, réglementaires, techniques et financiers ". Cette " loi-vélo " reprendrait les propositions de la FUBicy et l'idée de " fiscalité écologique " développée par Noël Mamère (incitations fiscales à utiliser le vélo sur les trajets domicile-travail, renforcement de l'intermodalité du vélo avec les transports publics). Reste maintenant à coordonner l'action de la centaine d'associations impliquée. D'où l'appel d'Armand Jung à la création d'un " comité de suivi " qui préparerait le texte avec tous les acteurs concernés. En attendant, un amendement sur l'identification et le marquage des vélos devrait être examiné dans les prochaines semaines par une commission paritaire mixte.
Dernières Nouvelles D'Alsace, Mardi 23 Mars 1999.
 
 
 
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