Les différents chapitres du Livre Blanc:
La charte du Comité d'Action Deux Roues
Individuelles :
La pratique fréquente du vélo réduit les risques liés aux maladies cardio-vasculaires.
C'est un sport doux et il peut être pratiqué tous les jours,
à tout âge.
Le vélo réduit le
stress. Il permet de gagner du temps
sur le trajet maison - travail, et de faire ses courses
tranquillement avec possibilité de se garer directement devant
les commerces.
Avec une pratique fréquente du vélo, la
réduction du potentiel physique est inférieure à
5% par décennie après 30 ans, alors que pour un
sédentaire elle est supérieure à 10%.
Cela permet de n'avoir qu'une seule
voiture dans la famille, et donc
réduit son usure.
Pour le bien commun :
Le vélo est un moyen efficace de déplacement, accessible à tous, non polluant,
silencieux
et non dangereux pour les autres.
Les vélo est facile à transporter à la main, et
la SNCF a transformé ses rames de TER pour permettre de
l'emporter avec soi lors de déplacements plus longs.
A allure normale, ce mode de locomotion convivial permet de
multiplier la vitesse de l'être humain sans effort
supplémentaire, ni pollution.
Dans un trafic urbain dense, le vélo est plus rapide que la
voiture, et permet de s'arrêter directement devant sa
destination finale.
Plus de cyclistes urbains réduit le nombre de bouchons et le
temps perdu, ainsi que la pollution et
le niveau sonore en ville, et lutte
donc efficacement contre les maladies respiratoires.
Nous sommes une association qui veut améliorer la circulation des deux roues en milieu urbain, pour un meilleur agrément du cycliste. Nous cherchons à fédérer les souhaits des usagers cyclistes et à exposer leurs demandes à la municipalité. Nous nous voulons un aiguillon pour amener notre municipalité à un meilleur équilibre de la circulation en ville ; l'espace routier doit être partagé avec les cyclistes, les transports en commun et les piétons. Nous voulons agir pour que soit favorisée la pratique paisible de la bicyclette dans la ville par la mise en oeuvre en particulier
- d'aménagements spécifiques
des carrefours,
- d'arceaux de stationnement permettant de cadenasser nos
vélos sans risque de vol,
- de nouvelles pistes / bandes cyclables.
La sensibilité " vélo " varie en Europe selon les politiques des différentes nations, et la puissance des lobbies automobiles. Certains pays ont voulu, et veulent encore protéger leurs industries automobiles domestiques avec différentes incitations fortes à utiliser la voiture au détriment des transports en commun, du vélo et de ses industries, d'autres sans industrie automobile, et avec une conscience plus élevée des nuisances apportées ont fortement influencé l'utilisation de mode de transports alternatifs, les transports en commun, les vélos ou la marche.
De plus, l'urbanisation, la concentration des industries dans quelques sites n'a fait que s'accroître, passant d'un taux de population urbaine de 40% en 1910 à 70% en 1990 en Europe.
Ce tableau extrait de la revue " QUO " de novembre 1996, selon une enquête COLIBRI nous donne le nombre d'habitants pour 1 vélo. En tête les Pays Bas, la France n'arrive qu'en 7° position derrière la Chine.
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Pays Bas |
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Allemagne |
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Japon |
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Suisse |
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Belgique |
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Chine |
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France |
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Notre association milite pour pousser la municipalité - à prendre en compte le fort taux d'usagers des deux-roues
- et à mieux répartir les investissements municipaux pour assurer aux usagers des deux-roues un confort plus important.
Vitesses comparées de déplacement en cycles urbains :
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2 - 3 minutes avant et après |
5 minutes |
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5 à 10 minutes avant, et |
20 à 25 minutes |
Le vélo est aussi un instrument de reconquête du centre ville, il favorise les commerces de proximité. A tout moment, le cycliste peut s'arrêter et se garer devant un commerce.
Le vélo est un atout pour les villes qui cherchent à améliorer la qualité de vie de leurs concitoyens:
il apporte une meilleure qualité de vie : qualité de l'air, plus de convivialité,
meilleur accès aux différents lieux de la ville ,
réduction du bruit en ville (par rapport aux voitures),réduction des embouteillages ;
il permet de faire des économies (non utilisation de la voiture) ;
il peut rompre l'isolement de certains quartiers.
Bref une réelle alternative pour se déplacer.
Ce questionnaire a été élaboré par le comité du C.A.D.R et distribué dès fin avril 1996 auprès de voisins, collègues, et amis, usagers occasionnels ou non d'un vélo, puis lors de la réunion publique de mi-mai à la M. J. C. et à la manifestation à vélo du 22 juin.
Nous disposons de 140 réponses provenant de tous les quartiers colmariens et de sa périphérie immédiate, selon la répartition suivante :
- T Colmar 106 réponses : 22 proviennent des quartiers Sud, 17 du Sud Ouest (Sainte Marie), 18 du Nord, 19 du Centre ville, 14 du quartier de la Gare, et 16 de l'Ouest.
- T Une vingtaine de réponses sont issues des communes de l(Ouest (Ingersheim, Turckheim et Wintzenheim) et de l'Est (Horbourg et Sundhoffen).
- T 10 réponses ne sont pas localisables par manque de renseignements.
Ces 140 réponses sont sans doute représentatives de très nombreux usagers deux roues circulant en ville : d'après le plan de déplacement urbain établi pour la commune en 1994, 17% des déplacements mécanisés quotidiens (plus de 180 000) sont effectués en deux roues surtout pour les trajets domicile - école (25% faits en deux roues).
Question 1 : Possession d'un vélo et son utilisation en ville
Avez-vous un vélo ?
L'utilisez-vous en ville ? Si non pourquoi : manque de
sécurité, mode de transport inadapté, autres,
...
25 % n'utilisent pas leur vélo en ville par manque de sécurité dans le flot des motorisés.
Question 2 : élément d'avenir
Pensez-vous que les pistes cyclables sont un élément d'avenir du cadre de vie à Colmar
100% pour estimer que les pistes et bandes font partie du futur cadre urbain.
Question 3 : L'utilisation actuelle du vélo : Pratique de loisir.
Actuellement, utilisez-vous votre deux-roues à Colmar et ses Environs ? Pour vous rendre au travail, faire vos courses, vos loisirs, autres ...
Plus des deux tiers utilisent leur vélo pour la promenade ; plus de la moitié pour faire des courses et moins de la moitié pour effectuer le trajet domicile - travail ;
Question 4 : L'utilisation future du vélo
S'il y avait plus de pistes cyclables, utiliseriez-vous votre deux-roues ? Pour vous rendre au travail, faire vos courses, vous promener, autres ...
S'il y avait plus de pistes / bandes l'usage du vélo croîtrait de 25 % pour aller au travail d'abord.
Question 5 : Les aménagements actuels
Sont-ils suffisants pour se garer, contre le vol ?
Plus de 80% déplorent le manque de garages sûrs en ville pour leur monture.
Question 6 : Les trajets scolaires
Pensez-vous que le développement des pistes cyclables pour sécuriser les trajets scolaires devraient être une priorité ?
90% demandent plus de pistes / bandes pour sécuriser les trajets scolaires.
Question 7 : Les points noirs à Colmar
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En tout 22 cités dont voici les sept premiers : |
T avenue d'Alsace, |
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T traversées des voies ferrées, |
T avenue de la République, |
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T route d'Ingersheim - rue Stanislas, |
T avenue De Gaulle - rue de Turckheim |
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T avenue Clémenceau |
T Gare |
Le plan de déplacements urbains de Colmar et les deux-roues.
Cette étude, initiée par la
Ville, a été élaborée en 1994 par le
bureau d'études parisien AGIR services , et discuté en
conseil municipal au début de 1995.
Son objectif : faire des propositions pour éviter
l'asphyxie des fonctions urbaines et aider par conséquent les
élus à mettre en œuvre une approche multimodale globale
des déplacements urbains à Colmar.
Son diagnostic général :
La ville de Colmar est concentrée et
dense à l'intérieur d'une surface de 12 km² ;
les modes de transport doivent donc économiser l'espace et les
faibles distances à parcourir favorisent le piéton et
les deux-roues (ainsi, le taux de motorisation est relativement
faible : 0,92 véhicule par ménage).
Les différents modes de déplacements à
Colmar:
- T la marche : 30% des déplacements, tous modes confondus, ce qui est un des plus élevés du pays;
- T les deux-roues : 17% des déplacements mécanisés (taux très fort également);
- T les véhicules individuels : 74% de ces mêmes déplacements;
- T les transports en commun : 7% seulement (taux très faible, en général plus de 10% dans des villes semblables).
Ces résultats reflètent la répartition de la population et la concentration des activités au centre ville.
La répartition par type de déplacement :
- T pour les déplacements domicile <-> travail : deux-roues 16%, marche 10%, et transports en commun 2% ;
- T pour les déplacements domicile <-> école : deux-roues 23%, marche 40%, transport en commun 18% et véhicule individuel 15%.
Les principaux flux inter quartiers : en dehors du centre ville, le plan de déplacements urbains note 12 flux de plus de 1500 déplacements quotidiens et davantage, notamment entre l'Ouest et Sainte-Marie.
La synthèse générale du diagnostic
Une part importante des déplacements (180 000 quotidiens) est effectuée à l'intérieur même de la commune sur de courtes distances, ce qui favorise la marche et les deux-roues, et limite l'usage du véhicule individuel, et donc économise l'espace.
Deux flux contradictoires engorgent le centre, du fait de son rôle de pôle administratif, commercial et de son activité touristique.
La circulation des deux-roues à Colmar : Colmar est une des villes les plus cyclistes de France. Ce constat constitue un des axes majeurs de la réflexion sur les modes de déplacements en ville. 13 % des déplacements le sont en deux-roues, (16% pour les trajets domicile <-> travail, et 25% pour les trajets domicile <-> école ce qui concerne surtout les adolescents plus âgés). La bicyclette est utilisée au moins une fois par semaine par 7 jeunes sur 10 (enquête de la commission Jeune du conseil municipal en 1991). C'est le quartier Ouest qui connaît le plus fort taux d'usage. Les deux-roues sont ainsi le principal concurrent des transports en commun en ville, surtout à l'Ouest.
La sécurité : le principal frein à l'usage des deux-roues est la coexistence avec les véhicules mécanisés : les carrefours sont à l'origine de la moitié des accidents (tous véhicules confondus) et les axes les plus dangereux pour tous les modes de transport : avenue de l'Europe, avenue de la Liberté, avenue d'Alsace, route de Rouffach, avenue de Lorraine, chemin de la Fecht.
Deux carrefours-clé concentrent les difficultés : celui de la Cavalerie - avenue d'Alsace et celui avenue de la République - rue Stanislas (secondairement route d'Ingersheim - rue Stanislas).
A la suite de ces constats, le plan de déplacements urbains de 1994 propose 4 scénarios à échéance à moyen terme (10 ans), les deux derniers privilégient le mode de transport alternatif, donc les deux-roues et les transports en commun (scénario 3 surtout), avec accélération de la mise en place du schéma directeur des cheminements cyclables adopté par la Ville en 1992.
Le plan de circulation du centre de COLMAR, et les vélos (1997).
La circulation dans Colmar est de plus en plus dense; malgré les contournements est et ouest, un flux important de véhicules pénètre encore en ville. La mise en œuvre d'un plan de circulation novateur s'impose.
Un plan a été proposé aux Colmariens, dans un premier temps de façon confidentielle, car réservé uniquement aux retraités, commerçants et inactifs (visible seulement les jours ouvrés de 9H à 12H et de 14H à 16H30), et par après visible pendant une semaine y compris le samedi et le dimanche suite de nombreuses pressions.
La présentation du volet vélos était bâclée, car les plans exposés avaient été dessinés à la hâte, oubliant des pistes et mentionnant des circuits inexistants.
Il a le mérite d'insister sur les déplacements à vélo, mais semble très incohérent dans sa concrétisation.
Un des aspects essentiels est de créer une circulation sur des axes à sens unique ; les bus y circulent à contre sens. Ce projet prévoit 3000 mètres pour la circulation des bus en site propre.
Les concepteurs ont insisté sur l'accroissement de la circulation des déplacements, l'intégration à toute étude d'aménagement de chaussée de pistes cyclables, la prise en compte de la bicyclette comme moyen complémentaire de déplacement et la promotion de l'usage du vélo.
En réalité il faudra surveiller la circulation sur les axes à sens unique, car vouloir fluidifier la circulation aux heures de pointe revient à créer des anneaux à vitesse pendant les 22 autres heures, ce qui risque de générer des accidents.
Le plan proposé est trop réducteur pour les cyclistes et à l'encontre des voeux pieux émis par la mairie. Ainsi, dans le plan proposé, seuls les couloirs à bus au centre de Colmar seront partagés avec les deux roues. Un cycliste partant de la Gare et voulant se rendre rue de la Semm, pourra prendre le couloir à bus le long de l'avenue Poincaré, mais la prolongation avenue Clémenceau et de Fribourg lui est interdite. Dans l'autre sens, arrivant devant la Gare, et se rendant avenue de la Liberté il doit longer le pont par la rue de la Gare et prendre la rampe nord du pont.
Un plan de circulation des deux roues cohérent devrait systématiquement intégrer la circulation des vélos dans les couloirs à bus, sur des voies élargies à 4 mètres, prévoir le déplacement des cyclistes à contre sens sur des pistes protégées dans les axes à sens unique, simplifier la traversée des ronds points.
Les principaux freins à l'utilisation des deux roues en milieux urbains sont :
L'état des lieux des pistes et bandes cyclables à Colmar.
Ce recensement n'est pas exhaustif. Il propose pour chaque problème une solution simple à mettre en œuvre.
Rue HENNER coté
nord :
le feu vert n'est pas assez long pour
les cyclistes ; passages sur les trottoirs trop hauts.
Abaissement des trottoirs au niveau de
la piste.
Rue HENNER coté
sud :
fin de piste dangereuse au croisement
car les parents parquent sur la piste pour déposer les
élèves de l'Assomption, voitures qui tournent à
droite dans l'avenue Foch en utilisant les derniers mètres de
la bande. Plots en fin de la bande
cyclable sur les derniers mètres avant le
carrefour.
Rue SERPENTINE:
voitures sur toute la bande face
à l'école. Faire une vraie
piste, séparée de la chaussée par un
muret.
Boulevard du CHAMP DE MARS :
piétons sur la piste.
Mettre plus de pictogrammes, et colorier
la piste.
Avenue CLEMENCEAU :
piste cyclable refusée sur le
très large trottoir. Mais par contre le parking des voitures
est admis ce qui provoque par endroits la suppression de la place
pour les piétons.
Rue de TURCKHEIM coté sud:
La piste est en très mauvais
état et en dévers.
GRAND RUE :
Mettre des panneaux signalant aux voitures que des cyclistes y
circulent dans les deux sens.
Route d'INGERSHEIM partant du centre
ville :
Impossibilité de tourner
à gauche pour prendre la rue PEYRIMHOF. Au feu, à côté des bandes pour
piétons, symboliser un accès permettant la
traversée de la route.
Route d'INGERSHEIM se dirigeant vers centre
ville :
Impossibilité de tourner
à gauche pour prendre la rue de la PAPETERIE. Au feu, à coté des bandes pour
piétons, symboliser un accès permettant la
traversée de la route.
La situation de villes voisines, ou de même dimension :
Strasbourg : la municipalité et la Communauté Urbaine de Strasbourg (CUS) ont décidé de mettre en œuvre un vrai plan cycliste doté un budget annuel de 15 Mf, une charte vélo. La municipalité envisage en 2004 d'atteindre 25% des déplacements à vélo.
Fribourg : la répartition des déplacement donne 27% pour les vélos, 27% pour les transports en commun, et 46% pour les voitures. La ville dispose de 410 km de pistes, bandes et circuits autour de la ville. Elle remplace les parkings à voiture du centre par des parkings à vélos (100 vélos pour 10 voitures). Elle donne des consignes de vigilance aux automobilistes (ne pas occuper les espaces réservés aux cyclistes, ...) et conseille aux automobilistes à pratiquer le vélo pour leur santé et la préservation de l'environnement.
Bâle : le stationnement des voitures est rare et cher. Les modes de transports alternatifs (transport en commun et vélo) ont de plus en plus la faveur des citadins, surtout après les avoir rendus attractif, sûrs et économiques.
Nantes : la municipalité encourage une nouvelle culture de circulation urbaine avec pour slogan " pour aller moins vite tout en gagnant du temps ". Elle abandonne les aménagements conçus pour les heures de pointe, car en dehors cela favorise la vitesse.
Sélestat: les bandes cyclables sont définies sur les axes principaux, matérialisées par du bitume vert ; des sas sont présents aux carrefours, et des bandes de courtoisie vertes continuent dans le carrefour pour y faire admettre la présence des cyclistes.
Pour montrer la bonne volonté de la municipalité, un nombre plus important de vélos de service devrait être mis à disposition des fonctionnaires municipaux.
Sans information facile sur la destination et les branchements possibles, l'utilisation des pistes / bandes restera réservée aux " initiés " ou habitués.
Il faudrait que la Ville publie un vrai plan cyclable, avec la jonction aux différents parcours cyclables du département, qui pourrait être mis à la disposition des touristes.
L'ajout de nouveaux parkings (Théâtre, Cité Administrative, Préfecture, ...) ouverts à tous facilitera l'usage du deux-roues.
Les nouveaux parkings à vélos devront être conçus comme celui installé en face de la FNAC, qui est toujours très utilisé.
Elaboration d'une Charte Vélo à Colmar :
Nous souhaitons que la Ville de Colmar manifeste ses intentions cyclables par la création d'une " Charte Vélo ". Ce document officiel montrera la volonté ferme d'encourager le vélo avec un calendrier précis sur les différents chantiers qui s'étaleront sur une période relativement courte (planification à 3 ans maximum).
Son objet :
Promouvoir les déplacements à vélo dans Colmar et ses environs, comme moyen alternatif aux déplacements individuels en voiture. L'usage du vélo permet de réduire la pollution et le bruit.
Comment :
Grâce à la définition d'une " charte vélo " où la Ville s'engage à atteindre un pourcentage de déplacements à vélo plus important que celui connu actuellement sous un délai court (maximum 3 ans). Ce pourcentage est défini par rapport au nombre de déplacements urbains globaux.
Pourquoi :
Les Villes qui ont manifesté une volonté forte d'intégrer les vélos dans leurs déplacements se sont rendu compte que ce n'était pas suffisant pour réduire le pourcentage des déplacements individuels en voiture.
La charte oblige la Ville à intégrer la dimension Vélo dans toutes ses nouvelles réalisations.
Ses objectifs principaux :
Trois objectifs peuvent être dégagés dans un premier temps pour développer rapidement l'usage des vélos :
Les cyclistes sont très sensibles à la qualité de l'air :
En quelques décennies, la pollution de l'air a nettement changé de nature : elle est passée du visible avec des particules grosses (combustion du charbon, du bois, ...) et des gaz toxiques (essentiellement les oxydes de carbone) à l'invisible avec des particules fines, non visibles, et des gaz toxiques en plus grande variété.
Aujourd'hui, l'origine de cette pollution vient en premier de l'utilisation de la voiture (ozone, particules résultant de la combustion du diesel, oxydes d'azote, dioxyde de soufre, benzène, oxydes de carbone, ...) et en second de l'industrie (dont la Dioxine issue notamment des usines d'incinération).
Les connaissances actuelles ne nous permettent pas de mesurer un bon nombre de gaz. Nous ignorons l'existence de certains, alors que dire des réactions chimiques entre eux !
L'absorption des particules fines pose un grave problème de santé, car les plus fines pénètrent au plus profond des alvéoles des poumons et ne sont éliminées qu'au bout de plusieurs mois. Elles aggravent les crises d'asthmes et sont à l'origine de cancers du poumon.
La situation climatique du couloir rhénan aggrave encore ce problème : lors des inversions de température, ces gaz stagnent dans les villes sans être dilués dans l'atmosphère et lors des pics de chaleur, l'absence de vent accroît leur concentration.
La loi sur l'air de Corinne Lepage prévoit l'élaboration de plans de déplacements urbains pour les villes de plus de 100 000 habitants. Ils ont pour but une réduction du trafic et un transfert sur les transports en commun, les vélos, la marche, le covoiturage et l'organisation du stationnement et des livraisons.
La bande cyclable est délimitée sur la chaussée uniquement par un marquage au sol; elle est réservée aux vélos.
La piste cyclable est une voie en site propre, donc protégée; elle peut être bidirectionnelle (par exemple à Colmar le long du pont du Général De Gaulle.)
Le couloir Bus Vélos doit mesurer au moins 4 mètres, en site propre, et est partagé entre les Bus et les vélos. (par exemple à Colmar la rue Kléber à contre sens de la circulation routière).
La bande de courtoisie est un marquage au sol de la piste dans un carrefour. Elle permet de visualiser l'existence du cycliste, et le partage de la rue. Les voitures peuvent la traverser.
La zone piétonne est réservée aux piétons, bus et vélos. Les véhicules de service, les livreurs et les riverains peuvent y accéder selon certaines restrictions horaires.
La zone 30 correspond à des rues où la vitesse maximale autorisée est de 30 km/h. Cela devrait être la vitesse maximale autorisée dans tous les quartiers résidentiels.
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