
Gravure J. Spenlé, restitution d'après un dessin de M. l'architecte Winckler (Der Wanderer im Elsass n° 1 du 24 mars 1888)
C'est au château du Hohlandsberg que se faisait l'exécution de tous les jugements prononcés dans l'étendue des seigneuries impériales du pays ; c'est aussi là que l'on donnait la question.
Le prévôt (der Vogt) du château sera tenu de donner aux criminels, sujets de la seigneurie du Hohlandsberg, tous les jours, la nourriture dont ils ont besoin : savoir, à midi, à la réserve du vendredi et du samedi, une soupe, un morceau de viande et des légumes ; au soupé, une soupe, un ou deux mets de légumes, ou encore un morceau de viande, et tous les jours un pot de vin, et pas davantage ; et pour le déjeuné ainsi que pour le goûté, un coup à boire, s'ils le demandent. Plus, on donnera à boire et à manger aux gardes qui garderont les dits criminels, de même qu'aux valets du château.
Si les officiers de justice du lieu qu'habitent les criminels condamnés à la question, soit Wintzenheim soit Morschwiller, montent au château pour les interroger ou leur faire subir la question, il sera fourni à ces officiers, à midi, un repas raisonnable de trois ou quatre mets et autant de vin qu'ils en auront besoin. Il ne leur sera rien passé de plus pour les dépenses de bouche dans le village.
Au maître des hautes-oeuvres, il ne sera donné au château autre chose qu'un coup à boire, s'il le demande ; mais dans le village, il lui sera passé, à lui et à ses domestiques, une dépense raisonnable, suivant que cela est porté dans le règlement.
Il n'est dû au sergent et à ceux qui conduisent les criminels au château, qu'un Schelling ; cependant on pourra leur donner un coup à boire au château.
Pour les autres frais de justice criminelle, on se conformera aux règlements.
Source : Der Wanderer im Elsass n° 4 du 14 avril 1888