Revue de presse réalisée par Guy Frank pour le compte de la Société d'Histoire de Wintzenheim. Ce travail de dépouillement quotidien permet de mesurer la place que nos journaux régionaux accordent à l'histoire et au patrimoine culturel de la commune. Qu'ils en soient ici remerciés. Les articles sont repris, entiers ou sous forme d'extraits, dans l'ordre chronologique de leur parution. Certains sujets reviennent à plusieurs reprises : c'est qu'ils ont fait l'actualité en 2012...
Lors de l'assemblée générale 2011, le président de la société d'histoire de Wintzenheim, Jean-Jacques Muller, annonçait sa démission pour 2012. Il considère en effet que sa mission temporaire acceptée lors du départ du président fondateur doit toucher à sa fin et souhaite, avec d'autres membres du conseil d'administration, laisser la place à une nouvelle équipe.
Un riche passéÀ l'occasion de la prochaine assemblée générale programmée pour le 13
avril, un nouveau conseil d'administration sera élu et désignera par la
suite ses nouveaux président, secrétaire, trésorier. Cette équipe aura pour
mission de poursuivre l'oeuvre entreprise depuis la création de la Société
d'histoire en 1996, à savoir étudier et faire connaître le riche passé de la
commune.
Un appel est lancé à toutes les personnes prêtes à s'investir pour la
sauvegarde du patrimoine historique pour qu'elles viennent grossir les rangs
de la société d'histoire, que ce soit pour la soutenir ou participer
activement à ses travaux. Les auteurs qui souhaitent publier le fruit de
leurs recherches dans les annuaires de la société d'histoire de
Wintzenheim sont les bienvenus.
Se renseigner : Société d'Histoire de Wintzenheim, à la mairie de Wintzenheim, Tél. 03.89.27.94.94. Internet : www.shw.fr
Source : Sven Bachert, L'Alsace du vendredi 27 janvier 2012
Bisbille à la société d'histoire de Wintzenheim où le président, Jean-Jacques Muller, et une partie du conseil d'administration ont démissionné début janvier. Cela couvait depuis plusieurs mois, depuis qu'une cabale a été lancée contre le président. La mairie y serait pour quelque chose et souhaiterait d'ailleurs remplacer ce dernier par son propre poulain. Une prochaine assemblée générale est prévue mi-avril.
Source : Zapping, DNA du samedi 28 janvier 2012
L'affiche du centenaire du syndicat viticole.
Le Syndicat viticole de Wintzenheim a tenu son assemblée générale le 2 février sous la présidence de Philippe Krick. Parmi les points évoqués, il a été question du prochain centenaire du syndicat.
Caves ouvertes et exposition
Aimé Schaffar,
président de la commission du centenaire, a présenté les grandes lignes
du programme des festivités du centenaire qui se dérouleront au mois de
mai : samedi 5 mai, caves ouvertes chez trois viticulteurs locaux ;
samedi 12 et dimanche 13 mai, exposition sur le thème "cent ans de
viticulture à Wintzenheim" au gymnase scolaire. Composée de 300
photos et de nombreuses étiquettes, cette exposition présentera la vie
des hommes et des femmes qui ont façonné le paysage de la commune avec
ses différents terroirs.
En préambule, les établissements scolaires auront la primeur de visiter cette
exposition les 10 et 11 mai. Enfin, un livret souvenir de 32 pages sortira à cette occasion.
Source : DNA du dimanche 5 et L'Alsace du samedi 11 février 2012
Jeudi 15 mars prochain, à 19 h 45 dans la salle Laurentia, à Wintzenheim, la Société d'histoire de Wintzenheim proposera une conférence de Claude Muller intitulée L'utilisation de la vigne en Alsace.
Attestée depuis des temps immémoriaux, la vigne alsacienne est déjà
louée en 826 par Ermold le Noir, un ecclésiastique sous le règne de
l'empereur Louis le Pieux. Le vignoble connaît sa période de gloire au
Moyen Âge, puis entreprend à partir de 1550, et jusqu'en 1950, un long déclin.
Depuis quelques décennies, il retrouve à nouveau sa splendeur d'antan.
Le conférencier est Claude Muller, professeur à l'université de
Strasbourg et directeur de l'Institut d'Histoire d'Alsace, auteur de
nombreux ouvrages sur la viticulture alsacienne.
Cette soirée exceptionnelle débutera par une dégustation oenologique de
trois vins. Il est donc fortement recommandé de venir à l'heure pour ne pas
perturber le déroulement de cette conférence dégustation.
A l'issue de la conférence, la Société d'histoire proposera de régler la
cotisation (8 EUR) 2012 et d'acquérir son dernier annuaire n° 13 (25 EUR).
La conférence est ouverte à tout public et gratuite.
Assemblée générale
A noter également la date de l'assemblée générale de la Société d'histoire, vendredi 13 avril à 20 h, à la mairie de Wintzenheim.
Source : DNA du jeudi 16 février et dimanche 11 mars 2012
La société d'histoire de Wintzenheim proposait ce jeudi un mariage heureux entre une dégustation de vins et une conférence de l'historien Claude Muller sur la viticulture alsacienne.
La soirée a débuté par la découverte de trois cépages, commentée par Hubert Krick, vigneron local. Après cette mise en bouche oenologique, Claude Muller a arpenté le long chemin de la vigne d'Alsace, de ses limbes romaines, en passant par un glorieux Moyen Age, puis une longue décadence et enfin son essor flatteur après 1950.
Le vin, l'or du Rhin médiéval
Si au temps de Charlemagne les écrits des moines exaltent l'opulence du
terroir et l'abondance de vins renommés, c'est un demi-millénaire plus tard,
que la production est à son apogée. Selon Claude Muller : « Vers 1400, le
vin est l'objet d'une spéculation extrême, l'Alsace fournissant l'empire
germanique avec son breuvage réputé et exportant par voie d'eau jusqu'en
Europe du Nord et en Russie. » Ainsi Cologne, ville commerçante sur le Rhin,
voyait transiter au 14e siècle, en une année 134 000 hl de vin alsacien, ce
qui représenterait 1/10 de la production actuelle.
Après 1550 s'amorçait une débâcle longue de plusieurs siècles. Du point
de vue climatique, vers 1600 s'installe un petit âge glaciaire, auquel
s'ajoute l'interminable guerre de Trente ans qui laisse l'Alsace et son
vignoble exsangue.
Suite au traité de Westphalie et le retour à la France, le vin étanche la
soif des nombreux soldats qui séjournent dans la région : il est produit en
abondance, même en plaine et la qualité disparait. Plus tard, le passage des
troupes de Napoléon aggrave cette situation, les exportations stagnent,
concurrencées par les vins de Bourgogne et de Champagne.
L'annexion de l'Alsace en 1871 apporte des espoirs de renouveau mais avec
l'apparition des maladies de la vigne, mildiou, oïdium puis le terrible
phylloxéra, la dégradation se poursuit.
Après 1945, les bonnes années s'accumulent, et petit à petit, le vignoble
alsacien retrouve ses qualités du début du XVIe siècle. L'exceptionnelle
réussite du crémant à partir de 1973, l'apparition des Grands Crus et
l'élaboration des Vendanges tardives et des Sélection de Grains Nobles
finissent d'asseoir l'indéniable réussite du vignoble alsacien, basée sur la
qualité et la quantité : « un retour à la splendeur médiévale ! » pour
Claude Muller.
Source : DNA du samedi 17 mars 2012
Le mercredi 21 mars s'est tenu l'assemblée générale de l'association des amis de la chapelle Herzog de Logelbach, dans la salle du conseil de la mairie.
Le président Daniel Leroy s'est réjoui de la présence de nombreux membres
et a salué le conseiller général Lucien Muller, le maire Serge Nicole et les
personnalités.
Dans son rapport moral le président a rappelé : « 2011 était une année de
reprise, la relance d'une dynamique mise en veilleuse par les difficultés
vécues, mas un travail de l'ombre qui redonnera de l'éclat à l'édifice. »
L'année passée a redonné l'accès à la chapelle suite à la réparation de la
croix et la porte massive d'entrée est en phase de restauration chez un
ébéniste. Sur le plan de la communication, une lettre d'information est née
et vient de parvenir aux adhérents. Daniel Leroy a chaudement remercié la
municipalité pour son soutien, en attendant le début de la première tranche
de restauration pour laquelle la subvention de la ville sera directement
utilisée.
Le reste de la partie statutaire a été marqué par l'intervention de
Maurice Bolla, réviseur aux comptes, qui relevait, à propos du modeste bilan
financier, quelques anomalies. Il qualifiait néanmoins le document d'honnête
et proposait de donner quitus, tout en exposant quelques conseils pour la
suite, puis il s'est abstenu à titre personnel lors du vote.
Erwin Wild, musicien et membre du conseil d'Administration, a ensuite
présenté le programme des animations : trois concerts, axés sur la musique
ancienne sont prévus. Sont également à l'étude une conférence, une exposition, la participation
aux journées du patrimoine et l'édition d'une brochure.
Serge Nicole rassurait ensuite d'emblée l'association : « Nous serons à
vos côtés. » Il annonce qu'un budget de 120.000 EUR est prévu : les travaux
seront payés par la commune, la subvention municipale est également utilisée
directement et conjointement un dossier devra être déposé à la direction
régionale des affaires culturelles (DRAC). Quant aux vitraux cassés par
vandalisme, ils seront réparés dès que les assurances des responsables des
dégâts auront réglé les dommages.
Lucien Muller relève l'ardeur des membres de l'association pour sauver ce
bel édifice et le courage des élus qui les soutiennent. Le patrimoine Herzog
fait, selon lui, partie de l'histoire du canton de Wintzenheim.
Source : DNA du mardi 27 mars 2012
Gérard
Zehler (photo Guy Frank, 9 juin 2004)C'est avec une profonde tristesse que la population de Wintzenheim apprend le décès le 28 mars dans sa 73e année, de Gérard Zehler, figure bien connue dans la cité. Il avait vu le jour le 5 août 1938 au foyer de Marie et Joseph Zehler, dont il fut l'un des trois enfants du couple. Il avait un frère François, retraité et une soeur Charlotte décédée en 1976. Le 1er juillet 1966 il prit pour épouse Marguerite Wagner. De cette union sont issus deux enfants : Olivier, domicilié à Wintzenheim et Caroline habite à Wettolsheim. Quatre petits-enfants, Arthur, Émilien, Pierrot et Mathilda, faisaient le bonheur de leur papy. Toute sa carrière professionnelle Gérard Zehler l'a exercé en qualité de comptable à la Chambre d'Agriculture jusqu'à sa retraite en 1996. Sa vie durant, il s'est adonné au bénévolat, en étant membre de nombreuses associations comme l'union nationale des combattants en tant qu'ancien d'Algérie où il se trouvait en 1960. Il était aussi membre fondateur et trésorier de la société d'histoire de Wintzenheim. Il faisait également partie du comité de l'association Club Vosgien de Wintzenheim, du Ski Club Hohneck et il y a bien longtemps de la musique Union. Ses temps de loisirs, il les occupait à lire des documentaires, l'histoire et la généalogie étant une grande passion. Il visitait également les personnes âgées et aidait à la maison de retraite. Ces dernières années, Gérard Zehler était handicapé par de forts problèmes d'audition, un mal qui le gênait profondément dans ses activités de retraité et l'empêchait d'assouvir son besoin naturel de se tourner vers les autres : il s'est donc retranché dans la lecture.
Les obsèques de Gérard Zehler ont été célébrées le vendredi 30 mars en l'église paroissiale Saint-Laurent de Wintzenheim.
Source : L'Alsace du vendredi 30 mars 2012
L'association des Amis de la chapelle Herzog, de Logelbach, présidée par Daniel Leroy, a tenu ses assises annuelles dernièrement à la mairie de Wintzenheim en présence notamment du conseiller général Lucien Muller et du maire Serge Nicole.
Dans les réalisations de 2011, Daniel Leroyr a évoqué « La Lettre », ce lien créé à l'attention des membres de l'association, qui était attendu depuis si longtemps et qui a vu le jour officiellement avec le numéro 1, en janvier dernier. Sur le plan des travaux, la croix surplombant l'entrée de la chapelle a été réparée l'an dernier et récemment la porte d'entrée a été rénovée par l'atelier d'ébénisterie colmarien Erny. Ces travaux ont été pris en charge par la Ville mais constituent en quelque sorte à la subvention communale promise aux projets de l'association. Désormais, pour toute intervention sur le bâtiment, il faudra requérir l'avis et l'accord de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles). L'on est maintenant dans l'attente de la première tranche expérimentale de travaux qui permettra de préciser la méthodologie et les techniques de restauration à entreprendre. Si ces premiers travaux (dont le coût est estimé à plus de 100.000 EUR) doivent débuter dès cette année ou l'année prochaine, la subvention habituellement accordée par la Ville à l'association entrera dans cet investissement. Mais le souhait du président Leroy serait que « l'association arrive de son côté à dégager suffisamment de recettes ou à récolter suffisamment de dons privés pour qu'elle puisse, en parallèle de l'ensemble des travaux prévus, entamer la restauration du statuaire, ceci évidemment sous la réserve expresse de la Drac ». L'année 2011 a permis de relancer la dynamique au sein de l'équipe du conseil de l'association. Des concerts sont d'ores et déjà programmés le 22 avril, le 15 juin et le 23 septembre.
Dans le cadre du Festival du Solstice du Lévrier, avec le concours de l'Association pour la conservation du patrimoine religieux en Alsace (Acpra), présentation d'ornements liturgiques catholiques anciens et contemporains (du 14 au 18 juin). Journées du patrimoine : ouverture de la chapelle au public les 15 et 16 septembre. Enfin, une exposition de crèches du monde ou la bénédiction des Santons pour Noël ont été évoquées.
Source : L'Alsace du dimanche 15 avril 2012
La société d'histoire de Wintzenheim
s'est réunie dernièrement en assemblée générale dans la mairie de
Wintzenheim, en présence de Serge Nicole, maire de Wintzenheim.
Une réunion fort attendue pour clore une période agitée avec notamment
une vague de démissions, laissant l'association exsangue avec un président
fort contesté. Mais le bout du tunnel a fini par se montrer sous
l'impulsion, il faut le dire, d'un maire très pugnace car attaché à sa
société d'histoire. Un nouveau conseil a été élu, en bonne et due forme,
l'ancien président ne se représentant plus, comme il l'avait d'ailleurs
annoncé en 2011. Dans la foulée, c'est Marie-Claude Isner qui est devenue la
nouvelle présidente de cette société. Déjà active dans l'association, dans
la rédaction du dernier annuaire par exemple, elle a déclaré : « Je suis
prête à remettre la machine en route, afin de faire découvrir le riche passé
de Wintzenheim ! » Le maire a annoncé que
dès septembre, après l'inauguration de Art'Huss, la société aura un local
plus accessible dans la mairie et il a assuré la nouvelle présidente du
soutien de la municipalité pour ses projets.
Le nouveau conseil d'administration : présidente, Marie-Claude Isner ;
vice-président, Hubert Krick ; secrétaire, Christiane Majer ; trésorière,
Andrée Schaeffer ; assesseurs, Guy Frank, Christian Freyburger, Gérard
Lincks, Thierry Struss ; archiviste : Charles Schillinger.
Source : DNA du samedi 21 avril 2012
La société d'histoire de Wintzenheim au
sein de laquelle le président Jean-Jacques Muller, et une partie du conseil
d'administration avaient démissionné début janvier, a tenu son assemblée
générale en présence du maire, Serge Nicole. Lors de l'assemblée générale
2011, Jean-Jacques Muller avait annoncé sa démission pour 2012. Il
considérait en effet que sa mission temporaire acceptée lors du départ du
président fondateur devait toucher à sa fin, et souhaitait avec d'autres
membres du conseil d'administration laisser la place à une nouvelle équipe.
À cette occasion, un nouveau conseil d'administration a été mis en place,
l'ancien président ne se représentant plus. Marie-Claude Isner a été élue
présidente de la société d'histoire de Wintzenheim.
Elle n'est pas étrangère à l'association puisqu'elle y a déjà été très
active, notamment au sein du comité de rédaction de l'annuaire annuel de la
société. « Je suis prête à remettre la machine en route, afin de faire
découvrir le riche passé de Wintzenheim ! »
a-t-elle déclaré après son installation. Cette nouvelle équipe souhaite
poursuivre l'oeuvre entreprise depuis la création de la société, en 1996, à
savoir : étudier et faire connaitre le riche passé de la commune.
Serge Nicole tout en félicitant et assurant du soutien de la municipalité
Marie-Claude Isner, a annoncé qu'en septembre prochain, la société disposera
d'un un espace plus accessible dans les locaux de la maire.
Le nouveau conseil d'administration
Présidente Marie-Claude Isner ; vice-président Hubert Krick ; secrétaire Christiane Majer ; trésorière Andrée Schaeffer ; assesseurs Guy Frank, Christian Freyburger, Gérard Lincks, Thierry Struss ; archiviste Charles Schillinger.
Source : L'Alsace du dimanche 29 avril 2012
Présidé par Philippe Krick, le syndicat viticole de Wintzenheim va fêtera son centenaire. L'occasion de portes ouvertes, dès samedi 5 mai, et d'une exposition.
Les festivités du centenaire du syndicat viticole de Wintzenheim s'ouvriront samedi 5 mai avec des portes ouvertes dans trois caves de viticulteurs locaux, et se poursuivront les samedi 12 et dimanche 13 mai par une grande exposition, dans le gymnase scolaire, retraçant cent ans de viticulture locale.
Naissance dans un contexte difficileSuite à l'apparition des maladies cryptogamiques, puis du phylloxera à la
fin du XIXe siècle, et une série de mauvaises récoltes (1906 à 1914), le
vignoble est pratiquement anéanti. C'est dans ce contexte difficile qu'est
né le Syndicat viticole de Wintzenheim en 1912. Le
but était alors d'aider à produire : cela passait par des achats groupés en
produits de traitement (cuivre et souffre), puis la plantation ou l'achat en
commun de pompes de traitement, de fils de fer, de chaux, de potasse, de
sécateurs, d'un filtre et d'une boucheuse...
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans le but d'améliorer la
qualité, l'aire de production est délimitée, et les cépages bénéficiant de
l'appellation sont définis. En 1962 naît l'Appellation d'origine contrôlée
(AOC) Alsace. Elle est suivie, en 1975, par l'AOC Alsace grand cru qui
couronne des terroirs exceptionnels (comme le Hengst à Wintzenheim
qui apportent aux vins une force expressive et une
authenticité particulière. Dès 1976, naît le crémant d'Alsace, suivi, en
1984, par les Vendanges tardives et les Sélections de grains nobles. À la
fin des années quatre-vingt, avec les « trois glorieuses » 1988, 1989 et
1990, les bonnes et très bonnes années se suivent : le réchauffement
climatique commence déjà à se faire sentir. C'est aussi le retour à une
viticulture plus raisonnée et durable, mais de plus en plus complexe au
niveau administratif.
Si, au début, le syndicat devait aider à produire, les vingt dernières
années ont vraiment été consacrées à la défense des intérêts de viticulture
: déviation de Wintzenheim, plan d'occupation des
sols, schéma de cohérence territoriale, démarches juridiques diverses...
Toutes ces démarches, souvent menées avec les syndicats voisins, ont eu pour
but de protéger l'outil de production au niveau local.
Aujourd'hui, l'action du syndicat viticole se poursuit au niveau national
via le syndicat régional (l'Association des viticulteurs d'Alsace) : défense
des droits de plantation au niveau européen, réservation des noms de cépages
alsaciens... « afin de respecter les avancées accomplies par nos
prédécesseurs. »
C'est pour mettre à l'honneur ce travail effectué par des générations de
vignerons qu'une grande exposition est prévue les 12 et 13 mai. Celle-ci
retrace, au travers de quelque 270 photographies les 100 ans de la
viticulture à Wintzenheim.
Source : Sven Bachert , L'Alsace du 3 mai 2012
Les vendanges à Wintzenheim, au début du siècle dernier. 1919 au Boden.
De gauche à droite : une vendangeuse, Anna Brauneisen
née Hirsinger, une vendangeuse, Eugène Brauneisen père, Eugène Brauneisen fils
tenant le cheval, Émile Brauneisen avec la hotte. Assises : Emmy Brauneisen et
une vendangeuse. A l'arrière : le Wartstein.(collection Gérard Brauneisen, photo extraite du Bestiaire de Wintzenheim)
Créé en 1912, le syndicat viticole de Wintzenheim s'apprête à fêter son centenaire le week-end des 12 et 13 mai 2012.
Le président Philippe Krick commente cette manifestation d'envergure : « L'idée est de mettre à l'honneur le travail effectué par des générations de vignerons à travers une exposition, l'édition d'une revue et des visites de caves ». Le vignoble de Wintzenheim est mentionné dans les documents dès 881 et à travers les siècles l'activité viticole a fait vivre la population de Wintzenheim et a modelé les paysages au pied du Hohlandsbourg. La viticulture y tient toujours une place importante, en 2010 les vignerons de la cité ont exploité 193 ha de vignes, dont le grand cru Hengst, un vignoble qui bénéficie du microclimat colmarien et de sa faible pluviosité. Quant au syndicat, si au début il devait aider à produire, les vingt dernières années ont été consacrées à la défense des intérêts de la viticulture, notamment la déviation de Wintzenheim ou le plan d'occupation des sols. Aujourd'hui l'action prend même une dimension européenne avec les droits de plantation...
300 photosL'exposition des 12 et 13 mai, avec près de 300 photos A3, aura un grand intérêt documentaire, non seulement pour les familles de viticulteurs mais aussi pour toute la population. Elle illustrera la vie locale, de la traction animale vers la mécanisation, les vendanges, l'évolution des techniques ou les fêtes d'antan.
Les temps forts du centenaire
Samedi 5 mai, à 10h, 14h et 16h, visites de caves,
ouvertes à tous, simultanément en trois endroits : domaines Schoepfer,
Josmeyer et Krick.
Jeudi 10 mai et vendredi 11 mai : visite de l'exposition du centenaire par les écoles
Samedi 12 mai à 17h, inauguration de l'exposition au gymnase scolaire
Le samedi 12 mai de 14h à 19h et le dimanche 13 mai
de 10h à 18h, exposition retraçant les 100 ans du syndicat, au
travers de photographies, d'étiquettes de vin ou de documents anciens. Cette
exposition aura lieu au gymnase scolaire.
Source : DNA du vendredi 4 mai 2012
La chorale Laurentia fête ses 120 ans d'existence cette année. À cette occasion un grand concert aura lieu le dimanche 2 juin à 17 h en l'église Saint-Laurent de Wintzenheim.
La pièce maitresse du concert d'anniversaire sera l'interprétation de la
messe Katharina de Jacob de Haan. À noter la participation de l'harmonie
municipale Hohlandsbourg et de la soprane Véronique Ougier. Pour le
Président de la chorale Laurentia Jean Lorber, fêter les 120 ans d'existence
de sa chorale, c'est avant tout rendre hommage à tous ceux qui, voici près
de quatre générations ont décidé de la créer. Chœur d'hommes à l'origine,
le groupe s'est fort opportunément transformé en chorale mixte en 1960.
Fêter les 120 ans de la chorale, c'est aussi remercier tous ceux qui, de
répétition en répétition, se retrouvent afin de tendre vers un idéal
d'harmonie ; c'est souligner le travail discret et efficace de tous ceux qui
à longueur d'année donnent du temps et du savoir-faire afin que vive la «
Laurentia » ; c'est surtout rendre hommage au chef de chœur qui met au
service du chant, compétence, disponibilité et patience. Cet anniversaire
est aussi l'occasion de remercier toute la population de la commune. En
effet, une association ne saurait survivre - surtout si longtemps - sans le
soutien actif de tous ceux qui l'entourent.
Fondée en 1892
La société Chorale Laurentia de Wintzenheim,
initialement choeur d'hommes, a été fondée en 1892 et s'était fixée comme
devise : « la culture du chant et de la camaraderie ». Dès
avant 19414, la jeune société a connu une pleine expansion et, très vite, a
remporté de nombreux prix, aussi bien en France qu'à l'Étranger. Pour la
construction d'une salle qui leur serait propre, la plupart des membres ont
avancé des fonds et participèrent bénévolement aux travaux de terrassement
et de bétonnage. Cette salle a été inaugurée en 1912 et sert toujours de
port d'attache pour l'association.
Pendant la période de 1919 à 1939, la société, forte de 60 choristes a
fait carrière en « Division supérieure ». Elle a participé avec succès à de
nombreux concours et les voix de la chorale ont été même diffusées sur les
ondes de Radio Strasbourg. Les recettes des représentations théâtrales ont
permis d'agrandir la salle en 1938 et de la rénover (influence déterminante
d'Auguste Kling)
Charles Mitschi, directeur d'école et président de l'association jusqu'en
1954, a donné un nouvel essor à la Chorale (Concerts avec solistes, tels que
E.Holzmann et Laurent Dietrich) Il faut également saluer l'activité de la
Section de théâtre alsacien, soutenue et inlassablement stimulée, année
après année, par le vice-président Jean Hartmann.
Léon Breitel a présidé aux destinées de la chorale, avec compétence et
efficacité, pendant toute la période de 1960 à 1990, puis passa le flambeau
à Jacques Ruffenach, tout en restant précieux conseiller et membre actif
jusqu'à nos jours au sein de la Laurentia.
Une chorale mixte
Suite aux difficultés de recrutement, le chœur d'hommes a été transformé
en chorale mixte dès 1960 et M. Mitschi a été chargé de la formation de
cette nouvelle entité.
En septembre 1970, Gérard Gissinger a pris en charge avec compétence,
dynamisme et autorité, tout en restant très convivial et relationnel, la
direction de la chorale pendant plus de 30 années. De très nombreux concerts
et rencontres de chorales sur place ou à l'extérieur ont ainsi été organisés
et ont confirmé la renommée de notre formation.
Actuellement, sous la direction de la chef de chœur, Jézabel de Surmont
et pour le théâtre, grâce à une équipe quelque peu confortée, et ceci en
dépit d'une difficulté de recrutement généralisée (choristes et acteurs de
théâtre), la société Laurentia fête allègrement en 2012 son 120e
anniversaire, dans le ferme espoir de rester, aussi longtemps que possible,
une association reconnue et particulièrement marquante de la vie culturelle
de Wintzenheim.
Source : Sven Bachert, L'Alsace du dimanche 6 mai 2012
Philippe
Krick, président du syndicat viticole et Aimé Schaffar, responsable du
centenaire, lors de la mise en place de l'exposition (photo DNA)Dans le cadre de son centenaire, le syndicat viticole de Wintzenheim organise une exposition unique dans le gymnase scolaire à Wintzenheim ce samedi 12 et dimanche 13 mai.
Cette manifestation est destinée à la population de
Wintzenheim et des villages environnants. D'un grand intérêt historique,
elle retrace l'épopée de la déviation de la cité avec de nombreuses photos
inédites illustrant les péripéties de ce grand chantier, qui a transformé la vie
des habitants.
Avec près de 300 clichés de format A 3 l'exposition retrace l'évolution des
moeurs et techniques tout au long du siècle dernier. Seront également exposés de
vieux outils et des objets utilisés dans le temps par les vignerons de la
localité, ainsi que des marqueteries d'un artiste de la cité sur le thème de la
vigne. Naturellement les Wintzenheimois de souche trouveront un intérêt
particulier à visiter l'exposition car ils reconnaitront des visages connus qui
raviveront bien des souvenirs.
Quant aux autres, habitants nouvellement installés ou simples visiteurs, ils
découvriront l'histoire de leur nouveau lieu de résidence, des collections
d'étiquettes de vin ou l'historique d'un grand domaine de
Wintzenheim, ville qui est restée un haut-lieu du vignoble alsacien.
Source : DNA du vendredi 11 mai 2012
Philippe
Krick (à droite), président du syndicat viticole, et une partie de l'équipe de
montage de l'exposition (photo Sven Bachert)
Dans le cadre des festivités du centenaire du Syndicat viticole de Wintzenheim, et après les portes ouvertes dans les caves le week-end dernier, une grande exposition se tient ces samedi 12 et dimanche 13 mai, au gymnase scolaire.
L'exposition rétrospective autour du centenaire du Syndicat viticole de Wintzenheim met à l'honneur le travail effectué par des générations de vignerons grâce à des documents originaux.
Déviation : 32 ans d'engagement syndical
Une grande partie de l'exposition est consacrée à la réalisation
chronologique du contournement de Wintzenheim.
Quelque 270 photos inédites retracent, depuis 1995, étape par étape, la
réalisation du contournement jusqu'à son inauguration en juillet 2009. Un
historique visuel et technique inédit, présenté grâce au concours de Gilbert
Bombenger et Gérard Schaffar.
Cette exposition du centenaire, qui mérite le détour, renferme une foule
de documents, photos, étiquettes et divers matériels viticoles
judicieusement mis en valeur.
La commission du centenaire composée d'Hubert Krick, Jean-Louis Meyer,
Gérard Schaffar, André Staehlé, Aimé Schaffar, René Meyer, a travaillé avec
le président, Philippe Krick, pour mettre en place cette exposition qui
permettra à toute la population de Wintzenheim et
du monde de la viticulture de rendre un hommage à toutes ces générations de
vignerons de la cité.
Source : Sven Bachert, L'Alsace du samedi 12 mai 2012
L'inauguration de l'exposition a été un temps fort des festivités du centenaire du syndicat viticole de Wintzenheim, samedi.
En présence de nombreux visiteurs et d'invités, dont le député Jean-Louis Christ, le
conseiller général Lucien Muller, le maire Serge Nicole et le président de
l'AVA Gérard Boesch, le président du syndicat Philippe Krick a d'emblée
remercié tous les donateurs et surtout les membres de la commission du
centenaire qui ont permis de concrétiser ces festivités.
En relatant l'histoire de sa structure professionnelle, il a rappelé que lors de sa
création en 1912, le vignoble était pratiquement anéanti par les maladies
cryptogamiques et surtout le phylloxéra. D'ailleurs les premières finalités
du syndicat étaient l'achat de porte-greffes et de produits de traitement
des vignes. Il a ensuite cité les faits marquants des 50 dernières années en
insistant bien sûr sur le gros dossier de la déviation de Wintzenheim,
illustré par un grand nombre de photos dans l'exposition. Philippe Krick a fait ce
constat amer : « La viticulture locale a perdu dans l'affaire 12ha de vignes et malgré tout elle
a été désignée comme bouc émissaire par certains élus locaux et
départementaux de l'époque, en panne de bon sens ! » Il a ensuite rendu
hommage aux anciens conseillers généraux Pierre Knittel décédé et Antoine
Boithiot, présent dans la salle, qui après leur élection ont « permis de
retrouver le chemin de la concertation » et il conclut : « Nous pouvons tous
être fiers du résultat obtenu ! ». Dans ce dossier il a également mentionné
le rôle déterminant de l'AVA.
Pour terminer, il a confié son rêve : « Que
le nouveau Président de la République soit conscient de l'impressionnant
impact économique des ventes de vins en France, en synergie avec l'industrie
du tourisme ou de la gastronomie ! ».
Ce fut ensuite au tour des
personnalités de prendre la parole. Serge Nicole a réaffirmé le soutien sans
failles de la municipalité à ses vignerons, tandis que Jean Louis Christ et
Lucien Muller ont commenté le poids économique du secteur viticole et ont
relevé l'esprit mutualiste qui l'anime et permet de régler les difficultés.
Quant à Gérard Boesch il a fait un point rapide sur l'activité
professionnelle, parlant des droits de plantation ou du contentieux des
Vendanges Tardives.
Le verre de l'amitié, avec naturellement des crus de Wintzenheim a conclu de belle manière
l'inauguration de cette exposition qui a attiré beaucoup de monde durant le week-end.
Source : DNA du jeudi 17 mai 2012
La société Chorale Laurentia de Wintzenheim, initialement choeur d'hommes, a été fondée en 1892. En 2012, elle s'apprête à fêter ses 120 ans d'existence et donnera à cette occasion un grand concert le samedi 2 juin.
Cette chorale bien ancrée à Wintzenheim
a connu une pleine expansion dès 1914 et très vite a remporté de nombreux
prix. Dès sa création, la jeune société a construit sa propre salle, la
plupart des membres avancèrent des fonds et participèrent aux travaux. Cette
salle fut inaugurée en 1912 et sert toujours de port d'attache pour
l'association
Pendant la période de 1919 à 1939, la société, forte de 60 choristes,
participa avec succès à de nombreux concours et les voix de la chorale
furent même diffusées sur les ondes de Radio Strasbourg.
En 1938, les recettes des représentations théâtrales permirent d'agrandir
la salle et de la rénover, sous l'influence déterminante d'Auguste Kling.
Théâtre et chorale mixte
Charles Mitschi, directeur d'école et président de la chorale jusqu'en
1954, lui donna un nouvel essor. En parallèle, la section de théâtre
alsacien fut inlassablement stimulée par le vice-président Jean Hartmann.
Léon Breitel présida aux destinées de la chorale pendant toute la période
de 1960 à 1990, puis passa le flambeau à Jacques Ruffenach, tout en restant
précieux conseiller et membre actif jusqu'à nos jours au sein de la
Laurentia.
Durant cette période, suite aux difficultés de recrutement, le choeur
d'hommes fut transformé en chorale mixte dès 1960 et M. Mitschi fut chargé
de sa formation.
En septembre 1970, Gérard Gissinger prit en charge la direction de la
chorale et l'assura avec compétence pendant plus de 30 années. De très
nombreux concerts et rencontres de chorales ont ainsi été organisés et
confirmèrent la renommée de la formation.
Actuellement sous la présidence de Pierre Louis Lorber et la direction de
Jézabel de Surmont, et pour le théâtre, grâce à une équipe quelque peu
confortée -ceci en dépit d'une difficulté de recrutement généralisée
(choristes et acteurs de théâtre)-, la société Laurentia va fêter début juin
son 120e anniversaire, dans le ferme espoir de rester, aussi longtemps que
possible, une association reconnue et particulièrement marquante dans la vie
culturelle de la cité.
Source : DNA du samedi 19 mai 2012
Au départ d'une intéressante visite de la ville
Dans le cadre du Solstice du Lévrier, le conseil municipal des Ainés et la société d'histoire ont organisé samedi et dimanche une visite guidée historique de Wintzenheim.
Une vingtaine de personnes étaient samedi au rendez-vous de la mairie pour un périple dans les rues de la ville. Au fil de la promenade, maisons, places, blasons et autres détails d'architecture ont permis d'évoquer le passé de la localité. Certes le patrimoine n'est pas aussi riche que celui de certaines localités voisines, mais il subsiste néanmoins des traces intéressantes du passé. Ainsi la synagogue et le cimetière juif sont les témoins de la nombreuse population juive de Wintzenheim jusqu'au siècle dernier. Dans ce chef-lieu de canton entrain de s'embellir dans son centre, ce patrimoine sera également un atout pour un avenir agréable dans la cité.
Source : DNA du mardi 19 juin 2012
L'assemblée générale d'avril de la Société d'Histoire de Wintzenheim a conduit à la dissolution du conseil d'administration en place.
Un nouveau conseil a été élu, se constituant comme
suit : présidente, Marie Claude Isner ; vice-président Hubert Krick ;
secrétaire Christiane Majer ; trésorière Andrée Schaeffer ; archiviste
Charles Schillinger ; assesseurs Guy Frank ; Christian Freyburger, Thierry
Struss ; président d'honneur Gérard Lincks ; membre de droit Serge Nicole
maire de Wintzenheim, Valérie Haidar, adjointe.
Tous les membres du conseil d'administration se sont
réunis récemment afin de redémarrer dans une nouvelle dynamique.
Les personnes intéressées par l'évolution et les
nouvelles orientations de la Société d'Histoire de
Wintzenheim, peuvent faire part de leurs idées, suggestions ou
projets qui seront reçus avec plaisir et intérêt par le conseil
d'administration à son adresse en mairie ou par courriel au secrétariat : cw.majer@free.fr
On peut également consulter son site internet de l'association : www.shw.fr.
« Ensemble, nous pourrons faire vivre et avancer la Société d'Histoire de
Wintzenheim et ainsi continuer à découvrir, faire
connaître et mettre en valeur le passé de notre cité » souligne Marie Claude Isner.
Source : L'Alsace du mardi 26 juin 2012
Le donjon du château
de Plixbourg (carte postale de 1915, collection Guy Frank)
L'archéologie innovante était à l'honneur dans les Vosges puis en Alsace, où deux jours de colloque se sont clôturés par une journée sur le terrain. L'objectif : étudier la manière d'occuper les montagnes à travers les âges, et notamment à l'époque médiévale.
« On va faire comme les sangliers et se frayer un
chemin ». L'ambiance était bon enfant hier matin, malgré la grisaille et le
froid automnal embrassant le massif vosgien.
Une vingtaine - tout de même - de passionnés
d'histoire suivent à la trace Jacky Koch, archéologue au pôle
interdépartemental rhénan (PAIR), à travers les montagnes, secondé dans ses
explications par Charles Kraemer, chercheur au laboratoire d'archéologie
de Nancy pour l'université de Lorraine.
« Expliquer comment s'est déroulée l'humanisation des massifs »
Les deux hommes se sont réunis pour deux jours de
colloque, à Gérardmer puis Munster, sur le thème du massif vosgien au
Moyen-Âge. « La plupart des archéologues réalisent des fouilles préventives
[avant une construction d'édifice] en plaine. Notre approche est centrée sur
le massif montagneux, car nous n'avons pas l'habitude d'y travailler »,
expliquent-ils.
Une opportunité offerte par le conseil général du
Haut-Rhin et qui s'inscrit dans une démarche commencée il y a une dizaine
d'années partout en Europe, dans le but d'« expliquer comment s'est déroulée
l'humanisation des massifs ».
Sur les traces du village
« D'après les textes, il y avait un village dans les
montagnes, entre Saint-Gilles et le Pflixbourg. Nous avons utilisé une
méthode très contemporaine pour le situer : la prospection au LIDAR ». La
light detection and ranging, ou télédétection par laser, est une technique
de pointe utilisée pour modéliser les terrains, grâce à un appareil fixé
sous un avion. « Le LIDAR permet de savoir ce qui est naturel, et ce qui est
anthropique, fait par l'homme, décrit Jacky Koch. Il nous a permis d'évacuer
les hypothèses d'autres chercheurs ». « Traduction : le village existe, mais
pas là où on le croyait », poursuit Charles Kraemer.
Les scientifiques avaient prévu quatre étapes : avant
de rejoindre un professeur de géographie également présent au colloque,
Dominique Schwartz, à Osenbach (vallon de Soultzmatt), et de monter le
Bickenberg, les passionnés ont pu visiter l'intérieur du Hohlandsbourg, dont
ils avaient obtenu la clé.
Auparavant, c'est à Wintzenheim, aux alentours du
château du Pflixbourg, qu'ils ont observé des bornes, que Jacky Koch désigne
par « langue de rocaille », balisant le chemin. « La plus intéressante du
secteur date de 1590. On y voit un triple écu et une fleur de lys, qui
représentent le prieuré de Saint-Gilles », explique l'archéologue.
À mesure qu'ils s'approchent du château, le
scientifique tente d'immerger ses troupes dans la vie médiévale. « L'intérêt
du Pflixbourg, c'est son entrée principale, qui permettait de prendre tout
intrus sous ses feux depuis les courtines ». L'imagination fait le reste.
Source : Léonie Deloy, DNA du dimanche 2 septembre 2012
Le
"Kolmarer Kurier" du mercredi 26 août 1942 qui publiait l'ordonnance du
Gauleiter Robert Wagner (collection Antoine Abt)
Le salon de coiffure Nathalie, rue Clemenceau à Wintzenheim, commémore dans sa vitrine l'incorporation de force, à l'occasion du 70e anniversaire de cette terrible tragédie pour l'histoire de la région.
C'est une habitude depuis de nombreuses années, pour le 2 février, jour de la libération de Wintzenheim en 1945, Lucien Brenner, coiffeur à la retraite mais aussi un incorporé de force, ravive la mémoire locale dans son ancien commerce. Et cette fois encore, il a profité de l'évènement pour rappeler le lourd tribu payé par Wintzenheim lors du dernier conflit mondial. Des découpes de presse de l'époque, du « Kolmarer Kurier », divers livres sur le sujet, dont le camp de Tambov, des listes de victimes, la triste histoire vécue par certaines familles entre 1870 et 1945, retracent le drame vécu par la population locale. On apprend ainsi que 175 habitants ont été obligés de revêtir l'uniforme allemand, dont un tiers n'est jamais revenu du front. Et Lucien Brenner rappelle de terribles situations : « Trois familles de Wintzenheim ont perdu un fils dans chaque camp, français et allemand, quand je pense qu'ils auraient pu s'entretuer !
Source : DNA du dimanche 2 septembre 2012
Le 12 décembre 1868, le conseil municipal de Wintzenheim avait été informé de l'intention de M. Herzog, industriel à Logelbach, de faire une donation à la commune afin de créer une maison de bienveillance pour les personnes nécessiteuses. Quelques années plus tard, cette maison deviendra un hospice, tenu par les Sœurs de Saint-Joseph de Saint-Marc. Les religieuses y étaient présentes jusqu'en 1985. Bien que le type de population accueillie diffère, la finalité reste la même : celle du bien-être du résident. Un élément évolue cependant : le bâtiment, de plus en plus vétuste. Les opérations de rénovation ont ainsi rythmé ces derniers lustres (première extension du bâtiment en 1989) jusqu'au jour où Corinne Dolle, alors directrice, projette la modernisation pour les Magnolias...
Source : Sven Bachert, L'Alsace du mardi 11 septembre 2012
Exceptionnellement ouverte au public ce dimanche dans le cadre des Journées du patrimoine, la chapelle Herzog de Wintzenheim-Logelbach attend une hypothétique restauration dont le coût dépasse les 1,5 M d'euros.
Le contraste est saisissant. D'un côté, une église
Notre-Dame de l'Assomption d'un blanc immaculé qui a été entièrement rénovée
l'an passé. De l'autre, la chapelle Herzog, la belle endormie disent certains,
pas du tout accessible au public et qui a malheureusement subi d'importants
dégâts il y a trois ans.
C'était en juin 2009, une société de nettoyage avait
entrepris, sur demande de la municipalité, une « purge » des statues et des
éléments décoratifs sculptés sous prétexte que certains menaçaient de tomber et
pouvaient ainsi potentiellement blesser des enfants jouant dans le parc tout
proche. Or, beaucoup ont reproché à la mairie de ne pas avoir, au préalable,
demandé un diagnostic par les monuments historiques ou, a minima, de ne pas
avoir consulté la direction régionale des affaires culturelles (DRAC).
Quasiment tous les visages des statues représentant dix apôtres, et situées à l'extérieur de l'édifice, ont été endommagés
Résultat, la plupart des œuvres, martelées, ont été
détruites au-delà du réparable. Quasiment tous les visages des statues
représentant dix apôtres, situées à l'extérieur de l'édifice, ont été
endommagés. Certaines ont également perdu des bras. Fermée depuis au public, la
chapelle néo-gothique en grès rose, construite en 1860 sous la direction de
l'architecte parisien Johan Van Soolen, attend des jours meilleurs.
Commandé par la DRAC Alsace, un diagnostic général,
effectué par l'architecte en chef des monuments historiques, Richard Duplat, a
été rendu en décembre 2010. C'est aujourd'hui le document sur lequel se basent
tous les acteurs du dossier. « L'édifice souffre depuis quelques années d'un
manque d'entretien », écrit l'auteur. « Les grès employés lors de la
construction présentent quelques fragilités : des morceaux se détachent et
tombent, menaçant la sécurité publique ». Évoquant la purge de 2009,
l'architecte regrette que cette intervention n'ait pas été appuyée « par un
diagnostic précis ». Puis il détaille un projet de restauration de l'ensemble de
l'édifice. « Une restauration a minima », insiste Richard Duplat. « L'opération
consiste à enlever les micro-organismes et l'encroûtement noir. [...] Un
nettoyage complet est effectué par microgommage. Le projet prévoit des greffes
pour les éléments pouvant être restitués sans ambigüité. Les autres parties sont
cicatrisées pour stopper les dégradations et les fissures ouvertes font l'objet
d'injection de coulis ». Le tout est estimé à 1 539 105 EUR. Une somme très
importante qui freine évidemment la concrétisation de cette restauration.
« Il avait été prévu cette année une première tranche
expérimentale [rénovation de la première travée est comprenant les deux
contreforts saint Pierre et saint Jean] mais on attend toujours que la
municipalité et la DRAC trouvent un terrain d'entente sur le financement »,
indique Daniel Leroy, président de l'association "Les amis de la chapelle
Herzog". Car il faut trouver 100.000 EUR pour couvrir cette première phase et
aucune des deux parties ne se presse pour boucler ce budget.
En attendant, l'association tente de faire connaitre cet
édifice religieux, notamment à travers « des manifestations de qualité » comme
le concert aux chandelles qui se déroulera le 23 septembre (voir ci-dessous). «
On continue de rêver à un legs ou à vrai mécénat d'industriels », sourit Daniel
Leroy, lequel rappelle que la chapelle n'est pas désacralisée et pourrait, sans
problème, accueillir des mariages, des baptêmes ou tout simplement des temps de
prière. « Il y a une demande pour cela ».
Communale depuis 1984
Né à Dornach, Antoine Herzog et ses deux fils
décident de faire construire une chapelle car il fallait se rendre au centre
de Wintzenheim pour assister à la messe et ce n'était pas toujours commode.
Débutée en 1860, la construction se termine deux ans
plus tard. L'édifice est consacré en décembre 1862 sous le vocable de
l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. La sacristie et le caveau
funéraire contigus sont édifiés en 1886.
Les établissements Herzog font faillite en 1906. En
1925, la chapelle et le parc sont légués à la communauté paroissiale. Deux
ans plus tard, l'église blanche est inaugurée et prend le nom de sa voisine.
La chapelle Herzog est alors dédiée à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. La
guerre endommage sérieusement le bâtiment et notamment les vitraux qui
représentaient les membres de la famille Herzog.
Inscrite en 1984 à l'inventaire supplémentaire des
monuments historiques, elle devient cette même année propriété de la
commune. Les premières « mises en garde sanitaires » datent de 1994 puis 96
et enfin 2004.
Source : Nicolas Roquejeoffre, DNA du jeudi 13 septembre 2012
Fleuron du patrimoine de la cité, bijou de grès rose dans son écrin de verdure, la chapelle Herzog, copie de la Sainte Chapelle de Paris, ouvrira exceptionnellement ses portes au public ce dimanche 15 septembre dans le cadre des journées du patrimoine.
L'industriel Antoine Herzog et
ses fils Antoine et Eugène, propriétaires d'une usine au Logelbach,
décident en 1855 de faire construire une chapelle catholique dans cet écart dont
les habitants sont obligés, pour écouter la messe, de se rendre à Wintzenheim.
En 1860, la construction débute selon le projet de l'architecte Johann van
Soolen. Achevée en 1862, la chapelle est consacrée à l'Assomption de la Vierge.
En 1866, les propriétaires font ajouter un bâtiment servant de sacristie à
l'arrière du choeur. Celui-ci est érigé sur une crypte qui abrite le caveau
funéraire de la famille Herzog. En 1898, l'architecte Charles Winkler est chargé
d'établir un projet pour transformer la chapelle privée en église mais ce projet
n'a pas eu de suite : en 1925, la chapelle et le parc qui l'entoure sont légués
au conseil de fabrique de la paroisse de Logelbach
créée la même année. Après la construction de la nouvelle église voisine (2e
église de France construite en béton) qui est alors dédiée à l'Assomption de la
Vierge, la chapelle est, quant à elle, dédiée à sainte Thérèse de Lisieux et
devient le centre d'un pèlerinage. Les vitraux qui représentaient des membres de
la famille Hertzog sont détruits pendant la guerre. C'est sans doute à la même
époque que les tourelles de façade ont perdu leur couronnement en flèche et que
les pinacles surmontant les contreforts ont disparu.
La chapelle a récemment fait l'objet, par la Direction
régionale des affaires culturelles d'Alsace, d'un diagnostic de travaux de
restauration que l'association de sauvegarde, créée en 2006, compte bien
parvenir à mettre en oeuvre.
La chapelle n'a plus servi au service depuis longtemps
mais les membres de l'association ont également le projet de lui faire retrouver
dans un avenir proche, ses fonctions pour des mariages, baptêmes, etc.
Visite historique de Wintzenheim...
La Société d'Histoire de Wintzenheim propose aux adeptes de découverte du patrimoine souvent méconnu une visite historique de Wintzenheim ce samedi 15 septembre. Rendez-vous place de la Mairie à 16 h.
Source : L'Alsace du samedi 15 septembre 2012
La Société d'histoire de Wintzenheim organise jeudi 27 septembre une visite guidée de la cathédrale de Strasbourg, par M. Lingelser, président des Amis de la cathédrale. Il fera découvrir des multiples facettes cachées de cet édifice. Le déplacement se fera en voiture particulière ou en train, au choix. Les participants se retrouveront tous à 14h30 au plus tard devant le bâtiment de la Poste à droite de la Cathédrale. Pour les personnes souhaitant se joindre au groupe voyageant en train, rendez-vous sur le quai 1 de la gare de Colmar, environ un quart d'heure avant le départ, qui est à 13h07, arrivée à Strasbourg 13 h 39. Retour : à partir de 17h05 ou 17h37, en fonction de la durée de la visite guidée. Prévoir environ 20 EUR par personne pour les frais de transport, train et tram.
Source : L'Alsace du dimanche 23 et mardi 25 septembre 2012
Les établissements Hug, implantés depuis 1996 avenue
de l'Europe, dans la zone artisanale de Wintzenheim-Logelbach, fêtaient vendredi
dernier leurs 78 ans d'existence. A cette occasion Jean-Pierre Hug a eu le
plaisir de saluer Lucien Muller, conseiller général, Serge Nicole, maire de
Wintzenheim, Jacques Cattin, maire de Voegtlinshoffen, des maires du
secteur, Lino de Pin, directeur des moyens généraux du conseil général,
Hermès Steffanelli, directeur de l'architecture du conseil général.
Voilà quarante-et-un ans que Jean-Pierre Hug à repris l'entreprise. Dans son intervention, Jacques Cattin a relevé que Jean-Pierre Hug est le « De Gaulle » de la métallerie. La création de cette entreprise familiale date de 1934, et trois générations de maîtres métalliers, de père en fils, se transmettent leur savoir-faire pour tous travaux de métallerie, acier, inox et alu (escaliers métalliques, portes et fenêtres, garde-corps, etc.) Aujourd'hui, l'entreprise est dirigée de main de maître par Jean-Pierre Hug, maître serrurier et secondé par son gendre, Jean Tannacher, maître métallier. Ils dirigent tous deux une équipe expérimentée, compétente et qualifiée. Les clients sont conseillés et accompagnés dans la création, l'élaboration et le suivi de leur projet.
Source : S.B., L'Alsace du vendredi 19 octobre 2012
Le
grand rabbin Claude Fhima (photo Gilbert Bombenger, 25 octobre 2012)
Une visite de la synagogue de Wintzenheim, commentée par le Grand Rabbin Fhima, était proposée ce jeudi 25 octobre aux membres de la société d'histoire.
Plus de cinquante personnes ont saisi cette occasion pour découvrir un édifice historique dont l'origine remonte au 18e siècle mais également une part importante de l'histoire locale. En effet Wintzenheim était la plus importante communauté juive du Haut-Rhin avant la Révolution et à partir de 1808 le village a été le siège du Grand Rabbinat pour l'Est de la France.
Un haut lieu du judaïsme en Alsace
Claude Fhima le Grand Rabbin du consistoire israélite de Colmar a accueilli la nombreuse assistance, notamment le maire Serge Nicole, le curé Hubert Spitz et Yves Geismar, président du consistoire israélite. Il a rappelé que cette grande synagogue était pourtant trop petite pour accueillir au 19e siècle la population juive locale qui en 1851 se chiffrait à plus de 800 personnes. Cette communauté était déjà mentionnée au 15e siècle, un Miqve, bain rituel datant de cette époque a d'ailleurs été découvert et à partir de 1795 elle avait son propre cimetière, situé rue de Turckheim. Une population qui était prise en charge par les autorités religieuses dans le domaine de l'éducation des enfants, l'entraide sociale et la pratique des métiers.
La découverte de la Torah
Le rabbin a ensuite expliqué le fonctionnement d'une synagogue, notamment la séparation des hommes et des femmes selon les prescriptions des textes de la tradition. Il a ensuite convié à la découverte d'un des rouleaux de la Torah rangés dans l'arche sainte, la parole de Dieu dictée à Moïse sur le mont Sinaï. La Torah est traditionnellement chantée depuis ses origines jusqu'à nos jours lors du Shabbat ou des fêtes et le rabbin Fhima en a fait la démonstration à son auditoire. Ce texte sacré composé de cinq livres en langue hébraïque, outre sa composante écrite sur un rouleau, a aussi une dimension orale (Torah orale).
Cette découverte de près de deux heures, a enthousiasmé les membres de la société d'histoire qui ont prolongé les débats par de nombreuses questions au Grand Rabbin.
Source : DNA du samedi 27 octobre 2012
Thierry
Struss, cheville ouvrière de Nuit Blanche, dans la cabine de projection de
l'association (photo Yannick Frank, 9 novembre 2012)L'association Nuit Blanche est connue à Wintzenheim pour ses séances de cinéma qu'elle propose chaque mois, dans la salle Laurentia de Wintzenheim.
Nuit blanche a fêté ce week-end les 10 ans de sa nuit des séries cultes,
qui fut lancée en 2002 à l'initiative de Christian Buhler qui travaille à la
mairie de Wintzenheim.
Présidée par Alexis Struss qui a pris la suite de son père Thierry en
2010, Nuit blanche, créée en 1994, était une émanation du Photo Club Avenir,
dont le président fondateur était déjà Thierry Struss. Après la photographie
fixe, l'association a produit des courts métrages et des vidéos. Un jour,
rappelle Thierry, l'un des membres a lancé sous forme de boutade : « Et si
on faisait un cinéma ? ! » Aussitôt dit, aussitôt fait. C'était il y a 15
ans. Le premier film s'appelait "Twister", sorti en 1996, une histoire de
chasseurs de tornade. Les spectateurs étaient encore assis inconfortablement
sur les vieilles chaises en bois de la Laurentia.
Thierry Struss évoque avec sourire la fabrication de la première cabine
de projection : « Avec Philippe Boll, nous l'avions construite dans ma cour
avec du bois de récupération ».
Nostalgique, il évoque les débuts avec une moyenne de 70 personnes par
séance et il ajoute : « Avec internet et les téléchargements, nous n'avons
plus que 15 à 20 personnes dans la salle actuellement. »
L'avenir est donc incertain pour ce cinéma de proximité car à la fin de
cette année, il n'y aura plus de copies 35mm et, dès à présent, des séances
ont été annulées par manque de films récents.
Il faudrait s'équiper avec les nouvelles technologies numériques, hors de
prix pour l'association. L'organisation du circuit itinérant n'est pas
encore au point et cela risque de durer. « C'est le flou artistique, nous
sommes en pleine réflexion », conclut Thierry Struss. Et pourquoi ne pas
rêver d'un nouveau départ, au moment où Nuit Blanche pourrait poser ses
valises dans le nouveau centre culturel Art'Huss.
Source : Jean-Louis Meyer, DNA du dimanche 28 octobre 2012
Une cinquantaine de personnes ont parfait leur culture religieuse lors de la
visite de la synagogue conduite par le grand rabbin Fhima (photo Gilbert
Bombenger, 25 octobre 2012)
Souhaitant poursuivre sa démarche de découvertes, la Société d'histoire de Wintzenheim proposait, jeudi 25 octobre avec le concours du grand rabbin Claude Fhima et le soutien d'Yvon Geismar, président du Consistoire israélite, une visite commentée de la synagogue de Wintzenheim. Une cinquantaine de personnes dont le maire Serge Nicole, le curé Hubert Spitz, ont pris part à cette visite fort instructive de ce haut lieu du judaïsme en Alsace. Faire tomber les barrières culturelles entre les différentes communautés religieuses, tel était le but de Claude Fhima dont la complémentarité des connaissances a permis aux participants de parfaire leur culture religieuse.
À l'inverse de toutes les autres synagogues, qui sont orientées vers Jérusalem, celle de Wintzenheim fait exception, « pour des raisons encore inexpliquées », relève Me Geismar. Reconstruite en 1748 après que le Conseil souverain d'Alsace eut ordonné sa destruction au début du XVIIIe siècle, la synagogue de Wintzenheim est désormais devenue le lieu de culte occasionnel de familles de Wintzenheim mais aussi de Colmar et Turckheim. Jusque dans les années soixante, elle accueillait encore des offices hebdomadaires (le samedi) mais n'ouvre plus ses portes que pour célébrer des offices particuliers (Nouvel an, Yom Kippour, bar-mitsva...). Entre autres parce que la communauté israélite du secteur de Wintzenheim a été décimée pendant la Seconde Guerre mondiale. On comptait une centaine de familles qui fréquentaient la synagogue de Wintzenheim dans les années trente. On peut évaluer aujourd'hui à une vingtaine le nombre de familles qui font partie de la communauté israélite de Wintzenheim. Rappelons encore que la société d'histoire propose, mercredi 14 novembre à 20 h, dans la salle Laurentia, une conférence de Claude Muller, directeur de l'institut d'histoire d'Alsace sur le thème « Les Rohan en Alsace » ; et jeudi 22 novembre, à 14 h, une visite guidée des appartements du Palais Rohan et d'une partie du musée des Arts décoratifs à Strasbourg.
Source : Sven Bachert, L'Alsace du vendredi 2 novembre 2012
Sur cette photo issue de la collection de Guy Frank,
l'usine vers 1931. Entre la route de Colmar qui n'était pas bien large, et
l'usine, circulait encore sur la ligne Colmar-Wintzenheim le train à vapeur qui
ne fut remplacé par le tram électrique qu'en 1935.
Les archives départementales vont se voir confier des documents concernant le patrimoine industriel, à l'initiative de la Société d'histoire de Wintzenheim.
Les documents exceptionnels sur l'industrie textile de Wintzenheim qui vont être confiés,
vendredi 9 novembre, aux archives départementales, permettront de
sauvegarder de précieuses archives des anciens tissages de soieries qui se
trouvaient à l'emplacement de l'actuel site Jaz.
Les bâtiments de l'ancienne
usine Jaz avaient été construits en 1920 par la société lyonnaise Coudurier,
Fructus & Descher (CFD), qui avait décidé, après la victoire de 1918, de
créer la Société Lyon-Alsace et d'installer un tissage de soieries en Alsace
par « patriotisme économique ».
Cette usine connut un développement rapide
avec un effectif maximum de 305 personnes en mai 1928. Comme dans toutes les
entreprises, l'année 1936 fut marquée par les grandes grèves du Front
Populaire. Les travailleurs obtiennent alors une amélioration notable de
leur condition, mais les belles années étaient passées. La production de
l'usine, considérablement ralentie, cessa définitivement le 1er janvier 1939.
Albert Kleim, entré comme comptable en 1936, avait été nommé directeur
et chargé de la liquidation. À son départ, Albert Kleim emporta chez lui des
livres d'échantillons et tous les livres de paie de l'usine, de 1921 à 1939,
soit dix gros registres qu'il a ainsi sauvés d'une destruction certaine. Ils
contiennent, de quinzaine en quinzaine et par ateliers, la liste nominative
de tous les salariés, avec les heures travaillées, les salaires perçus, et
les retenues (amendes, caisse de malades, caisse d'invalidité).
Ce sont ces documents, d'un intérêt évident pour l'histoire du patrimoine industriel de
la commune que sa fille, Marie-Antoinette Kaennel, a décidé de confier aux
Archives départementales du Haut-Rhin. Marie-Claude Isner, présidente de la
Société d'histoire de Wintzenheim, a initié ce transfert qui assurera aux
précieux registres une conservation optimale, et de bonnes conditions
d'accès pour les chercheurs et les historiens.
À noter que ces volumineux
documents ont été dépouillés il y a quelques années par Guy Frank qui a
publié un historique de ce tissage de soieries dans le dernier Annuaire de
la société d'histoire, N° 13, 2010-2011, disponible à l'accueil de la mairie
de Wintzenheim (25 EUR).
Source : L'Alsace du mardi 6 novembre 2012
Marie-Antoinette
Kaennel, Marie-Claude Isner et l'archiviste examinent les précieux documents
confiés aux Archives Départementales du Haut-Rhin (photo Gilbert Bombenger, 9
novembre 2012)
Ce sont ces documents, d'un intérêt évident pour l'histoire du patrimoine industriel de la commune qui viennent d'être confiés par Mme Marie Antoinette Kaennel ce vendredi 9 novembre, aux Archives Départementales du Haut-Rhin.
Il s'agit d'une dizaine de registres de salaire des anciennes soieries de
Wintzenheim et de documents de fabrication
divers datant des années 1920 jusqu'à l'orée de la deuxième guerre mondiale.
Les bâtiments de l'ancienne usine JAZ furent construits en 1920 par la
société lyonnaise Coudurier, Fructus & Descher (CFD), qui décida, après la
victoire de 1918, de créer la Société Lyon-Alsace et d'installer un tissage
de soieries en Alsace par "patriotisme économique".
Cette usine connut un développement rapide avec un effectif maximum de
305 personnes en mai 1928. Comme dans toutes les entreprises, l'année 1936
fut marquée par les grandes grèves du Front Populaire. Les travailleurs
obtiennent alors une amélioration notable de leur condition, mais les belles
années étaient passées. La production de l'usine, considérablement ralentie,
cessa définitivement le 1er janvier 1939.
Albert Kleim, le père de Mme Kaennel, entré comme comptable en 1936, fut
nommé directeur et chargé de la liquidation. À son départ, il emporta chez
lui des livres d'échantillons et tous les livres de paie de l'usine, de 1921
à 1939, soit dix gros registres qu'il a ainsi sauvés d'une destruction
certaine. Ils contiennent de quinzaine en quinzaine et par ateliers, la
liste nominative de tous les salariés, avec les heures travaillées, les
salaires perçus, et les retenues.
C'est Marie-Claude Isner, présidente de la Société d'Histoire, qui a
initié ce transfert qui assurera aux précieux registres une conservation
optimale et de bonnes conditions d'accès pour les chercheurs et les
historiens.
À noter que ces volumineux documents ont été dépouillés il y a quelques
années par Guy Frank qui a publié un historique de ce tissage de soieries
dans le dernier Annuaire de la Société d'Histoire, le N° 13 - 2010/2011
disponible à l'accueil de la Mairie de Wintzenheim (25 euros, chèque au nom
de la Société d'Histoire).
À l'initiative de la Société d'histoire de Wintzenheim, les précieuses archives des anciens tissages de soieries qui se trouvaient à l'emplacement de l'actuel site Jaz (L'Alsace du 6 novembre), ont été transférées vendredi 9 novembre de chez Marie-Antoinette Kaennel à Wintzenheim vers les Archives Départementales du Haut-Rhin.
Source : L'Alsace du samedi 17 novembre 2012
En complément à la conférence donnée par Claude Muller mercredi soir à
Wintzenheim sur « les Rohan en Alsace », la
société d'histoire organise une visite guidée du musée des arts décoratifs
de Strasbourg qui aura lieu jeudi 22 novembre.
Elle permettra de découvrir les appartements du palais Rohan et l'art de
vivre princier sous l'Ancien Régime.
Le départ se fera à 14h30 précises de l'Office du tourisme, place de la
Cathédrale, à Strasbourg. Le déplacement se fera en voiture particulière ou
en train.
Sur place, une participation de 15 EUR, incluant l'entrée au musée et la
visite guidée (environ une heure trente) sera demandée.
Y aller : Jeudi 22 novembre. Rendez-vous à l'Office du tourisme de Strasbourg.
Source : L'Alsace du samedi 17 novembre 2012
Fondée en 1852, la chorale Sainte-Cécile de
Wintzenheim a fêté dimanche dernier son 160e anniversaire à l'église
Saint-Laurent en présence d'un large public. À cette occasion les choeurs de
Turckheim et Saint-Joseph de Logelbach étaient invités. Quelque 50 choristes
ont ainsi embelli l'office présidé par le curé Hubert Spitz et le diacre
Hubert Philipp.
Au cours de l'office, le président Daniel Meyer, a eu
une pensée pour les générations passées et celles à venir qui assurent la
continuité de la chorale au service de l'église.
L'histoire de la chorale commence huit ans
après la construction de l'église Saint-Laurent. En 1852, un choeur
d'hommes, constitué de 22 membres, voit le jour avec la «choralgesllschaft».
Trente ans après sa création, la société chorale de Wintzenheim intègre
l'Union Sainte-Cécile. En 1946, la chorale devient mixte et compte cinquante
membres actifs. Ils ne sont plus qu'une vingtaine aujourd'hui.
Lors de la messe du 160e anniversaire, Étienne
Gissinger, depuis soixante ans au service de la chorale en tant que choriste
et chef de choeur, a été décoré de la médaille diocésaine par le curé Hubert
Spitz : « Étienne est un exemple pour donner envie de chanter aux plus
jeunes, de se mettre au service de la paroisse ».
Source : L'Alsace su vendredi 23 novembre 2012
Le groupe de Wintzenheim devant le palais des Rohan à Strasbourg.
En complément à la conférence de Claude Muller sur la dynastie des Rohan, Marie-Claude Isner, présidente de la Société d'Histoire de Wintzenheim, proposait jeudi dernier une visite guidée du Palais Rohan à Strasbourg, qui abrite actuellement plusieurs musées, dont le Musée des Arts Décoratifs de la ville.
Le palais a pris le nom de « palais Rohan » car quatre princes-évêques issus de la famille de Rohan, se sont succédé au XVIIIe siècle au diocèse de Strasbourg.Stand au marché de Noël
Ce week-end, la Société d'histoire de
Wintzenheim présentera ses activités au marché de Noël de Wintzenheim qui se
tiendra sous le hall des fêtes chauffé ce vendredi 30 novembre de 15h à 19h,
ainsi que le samedi 1er et dimanche 2 décembre de 10h à 19h.
L'occasion sera ainsi offerte aux personnes
intéressées de se renseigner sur ses activités, ou d'acquérir l'une ou
l'autre publication (avec une large fourchette prix allant de 5 à 27 EUR).
Seront ainsi disponibles les 13 Annuaires de la Société d'histoire ainsi que
deux ouvrages spécifiques : les Caves à Bière et le Bestiaire de Wintzenheim.
Dans le cadre de l'exposition rétrospective sur la rue Clémenceau d'antan
prévue pour juin 2013, les personnes ayant des documents relatifs à cette
rue (photos, articles...) pourront venir présenter leurs trouvailles aux
membres de la société d'histoire présents sur ce stand.
Site Internet : www.shw.fr
Source : DNA du vendredi 30 novembre 2012
Entre la rue du Verger et la Mairie, trois commerces
aujourd'hui disparus : la boucherie Bouillon, la boulangerie Grasser, les
articles de ménage May Henri. À droite, la maison Picard qui faisait saillie a
été démolie pour permettre l'accès à l'atelier de serrurerie Hug (collection Guy Frank)
À l'occasion de l'inauguration - à l'issue des travaux de l'artère principale de Wintzenheim prévue pour fin juin 2013, la Société d'histoire de Wintzenheim présentera une exposition rétrospective sur le visage de la rue Clemenceau d'antan (1900-1950).
Dans cette optique, Guy Frank et Marie-Claude Isner
recherchent tous documents, photos, factures à en-tête, articles de presse,
anecdotes relatifs aux maisons disparues, aux commerces, cafés-restaurants,
artisans, médecins et autres professions qui étaient installés le long de la
rue Principale, originaux de préférence pour permettre une reproduction optimale.
Les documents peuvent être offerts à la société
d'histoire qui les conservera précieusement dans ses archives, ou prêtés, et
dans ce cas ils seront restitués à leurs propriétaires après exploitation.
Au marché de Noël
Les personnes en possession
de telles photos ou des documents relatifs à la rue Clemenceau, pourront
profiter du marché de Noël de Wintzenheim pour montrer leurs trouvailles aux
responsables de la Société d'histoire qui y tiendra un stand (à la halle des
fêtes) ce vendredi 30 novembre, de 15 à 19 h, et samedi 1er et dimanche 2
décembre, de 10 à 19 h.
D'anciens albums photos, vieux classeurs, archives de
commerces disparus recèlent des trésors qui pourront être dévoilés et
valorisés lors de cette grande exposition prévue en 2013, qui racontera en
images la rue Clemenceau telle que la connaissaient nos grands-parents.
SURFER : www.shw.fr
Source : L'Alsace du vendredi 30 novembre 2012
De gauche à droite : l’épicerie-tabac Kleim, le café La Demi-Lune, la
boutique de l’horloger-bijoutier Victor Freydrich et la boulangerie Sontag.
Les commerces se succédaient ainsi tout le long de la rue Clemenceau
(collection Thierry Struss).
À l'occasion de l'inauguration après la fin des travaux de l'artère principale prévue pour fin juin 2013, la Société d'histoire de Wintzenheim présentera une exposition rétrospective sur le visage qu'offrait aux habitants la rue Clemenceau d'antan (1900-1950).
Dans cette optique, Guy Frank et Marie-Claude Isner recherchent tous
documents, photos, factures à en-tête, articles de presse, anecdotes
relatifs aux maisons disparues, aux commerces, cafés-restaurants, artisans,
médecins et autres professions qui étaient installés le long de la rue
Principale ; originaux de préférence pour permettre une reproduction
optimale.
Les documents peuvent être offerts à la Société d'histoire qui les
conservera précieusement dans ses archives, ou prêtés, et dans ce cas, ils
seront restitués à leurs propriétaires après exploitation.
Au Marché de Noël
Les gens qui ont de telles photos ou des documents relatifs à la rue
Clemenceau peuvent montrer leurs trouvailles aux responsables de la Société
d'histoire qui tiendront un stand au marché de Noël.D'ores et déjà la Société d'histoire
les remercie pour leur collaboration.
Site Internet : www.shw.fr
Source : DNA du samedi 1er décembre 2012
Le stand de la Société d'Histoire au Marché de Noël de Wintzenheim (photo Yannick Frank)
En complément à la conférence de Claude Muller sur la dynastie des Rohan, Marie-Claude Isner, présidente de la Société d'histoire de Wintzenheim, a proposé dernièrement une visite guidée du Palais Rohan à Strasbourg, qui abrite actuellement plusieurs musées, dont celui des Arts décoratifs de la ville. Par ailleurs, la Société d'histoire présentera ses activités au Marché de Noël de Wintzenheim ce dimanche 2 décembre de 10 à 19 h. L'occasion pour les visiteurs de se renseigner sur ses activités, ou pour acquérir l'une ou l'autre publication relative au passé proche ou lointain de Wintzenheim. Seront ainsi disponibles les treize « Annuaires » de la société ainsi que deux ouvrages spécifiques : les Caves à Bière et le Bestiaire de Wintzenheim. Site Internet : www.shw.fr
Source : L'Alsace du dimanche 2 décembre 2012