Revue de presse réalisée par Guy Frank pour le compte de la Société d'Histoire de Wintzenheim. Ce travail de dépouillement quotidien permet de mesurer la place que nos journaux régionaux accordent à l'histoire et au patrimoine culturel de la commune. Qu'ils en soient ici remerciés. Les articles sont repris, entiers ou sous forme d'extraits, dans l'ordre chronologique de leur parution. Certains sujets reviennent à plusieurs reprises : c'est qu'ils ont fait l'actualité en 2011...
Le jeudi 3 février à 19h30, le Syndicat Viticole de Wintzenheim tiendra son assemblée générale dans la salle Laurentia. Tous les producteurs- déclarants de récolte sont cordialement invités à participer à cette réunion. Un appel est également lancé pour recueillir des photos concernant la batteuse et l'ancien hangar qui l'abritait, la distillation des eaux de vie, le pavage du chemin du Hengst et le greffage des plants de vigne. Ces documents manquent encore pour compléter l'exposition du centenaire en 2012.
Source : DNA du vendredi 28 janvier 2011
La population de Wintzenheim s'apprête à fêter le 66e anniversaire de la Libération de la commune. Une cérémonie commémorative aura en effet lieu ce mercredi 2 février à 19 h, au monument aux morts de la rue Clemenceau. L'occasion de revenir sur la période qui va de décembre 1944 à février 1945.
Avant Noël 1944, Wintzenheim et sa population étaient en quelque sorte les lointains témoins de la destruction des villages de la Poche de Colmar, en attendant que la guerre vienne leur imposer à son tour les innombrables malheurs d'une cité, emprisonnée entre les lignes de feu. Il n'est aucune journée, après le 1er janvier 1945, qui n'ait été marquée par les bombardements plus ou moins massifs, mais, comme par miracle, aucune victime n'a d'abord été à déplorer. Il en fut autrement à partir du 10 janvier 1945 où l'on comptait déjà trois morts.
Le 12 janvier, plusieurs obus de gros calibre s'abattirent sur la localité. Un obus dévasta le clocher de l'église et un autre tomba en plein dans l'actuelle rue de la Victoire. Cet obus provoqua un incendie qui se propagea très vite, car le quartier était un seul pâté de maisons très anciennes. Les pompiers se mirent aussitôt à combattre le feu. Des civils et militaires se joignirent à eux. Malheureusement, ils ne disposaient que d'une modeste pompe à main alimentée par la fontaine publique. Les tuyauteries gelèrent très vite, car neige et froid glacial sévissaient (- 18ºC). Afin de poursuivre le combat contre le feu, une chaîne de solidarité humaine se mit en place, qui se passait les seaux d'eau de main à main. Un quart d'heure s'était écoulé depuis le début de l'opération de sauvetage quand un nouvel obus éclata au milieu des pompiers des militaires et des civils. Ce fut alors un véritable carnage : sept pompiers et une dizaine de soldats furent tués sur le coup, deux autres civils devaient succomber à leurs graves blessures, quelques jours plus tard. Six autres habitants furent grièvement blessés, dont deux restèrent infirmes.
Sans résistance de l'Occupant
Le 2 février 1945, l'Occupant n'opposa qu'une faible résistance, la pièce était jouée. Les troupes alliées n'eurent pas grand mal à déloger l'ennemi. C'est à peine si quelques coups de feu furent tirés de part et d'autre. Et pourtant, Wintzenheim avait souffert.
Le 2 février vers 16 h 15, les blindés français atteignirent les quartiers périphériques du village et traversaient quelques minutes plus tard les rues de Wintzenheim sous les acclamations délirantes de la population. Malheureusement, au-delà de la Libération, la mort continua de rôder autour du village qui fut pendant plusieurs jours encore le point de mire des mortiers de la Wehrmacht.
Le 66e anniversaire de la Libération de la commune sera célébré ce mercredi 2 février à 19 h au monument aux morts, rue Clemenceau à Wintzenheim.
Source : L'Alsace du mardi 1er février 2011
Marie-Louise et sa sœur Hélène se souviennent du 2 février
1945 (photo Audrey Vogel)
Hélène et sa sœur Marie-Louise avaient 24 et 12 ans lorsque le 2 février 1945 Wintzenheim a été libérée. Quelques jours auparavant, un obus traversait leur maison. Témoignages.
Le bruit assourdissant des bombardiers, le sifflement des obus et la peur sont les quelques souvenirs que Marie-Louise conserve de ses 12 ans fêtés lors de l'hiver 44-45.
Mais c'est précisément du 11 janvier 1945 dont se souviendront toujours Marie-Louise et sa sœur, Hélène, de 13 ans son aînée. La famille était rassemblée dans la cuisine de la petite maison située au fond du Marikplatz, sur la place de la République, lorsqu'un obus tomba sur un toit voisin, traversa deux maisons et atterrit dans la cave, devenu le seul refuge de la famille.
Au Hohlandsbourg, « je me sentais plus en sécurité qu'à la maison ! »
« Quand on a ouvert la porte de la cave, on a découvert un nuage de poussière et de plumes sorties de nos matelas. C'est un véritable miracle car ma petite fille dormait à la cave 10 minutes avant », se souvient Hélène. Contraints de quitter leur maison, parents et enfants trouvèrent refuge dans un bunker caché sur les hauteurs du Hohlandsbourg qu'ils ont partagé durant trois semaines avec une autre famille.
Marie-Louise se souvient avoir expérimenté la vie sauvage, la nature fournissant le bois et l'eau. « Je me sentais plus en sécurité qu'à la maison ! On voyait et on entendait voler les boules de feu de plus loin ». Tous les deux jours, les hommes et Hélène descendaient au village puis remontaient chargés du pain, du lait et de la viande dont avait besoin la famille. « Nous avions abandonné dans notre cave toutes nos pommes de terre, nos lapins et notre réserve de choucroute ».
Progression des chars libérateurs venant de Colmar
Un jour, escaladant les murs du château du Hohlandsbourg, les hommes ont assisté, incrédules, à la progression des chars libérateurs venant de Colmar. Quand canons et obus se sont tus, la famille a rejoint le village. Les corps de soldats et de chevaux aperçus par la jeune Marie-Louise dans les rues de Wettolsheim témoignaient de la violence des combats.
Leur dernière rencontre avec des soldats allemands a eu lieu près de la chapelle des Bois.
« Ils ont fini par déguerpir lorsqu'une dame a crié que des Américains arrivaient »
« Ils nous ont fait peur, ont voulu garder les hommes mais se savaient perdus. Ils ont fini par déguerpir lorsqu'une dame a crié que des Américains arrivaient », raconte Marie-Louise. « Tant que l'on n'a pas vécu la guerre, on ne sait pas ce que c'est. Ma fille avait 20 mois. Elle sait qu'elle a vécu dans un bunker mais ne s'en souvient pas », confie Hélène. Le 2 février 1945 leur a offert le moment de bonheur qu'elles attendaient et le commencement d'une nouvelle vie fortement marquée par l'absence d'êtres chers. « C'est du passé maintenant », conclut Hélène, souriante.
Source : DNA du mardi 1er février 2011
Le syndicat viticole de Wintzenheim, réuni en assemblée générale, a évoqué les dernières vendanges, débattu des réformes en cours et préparé son centenaire en 2012. [...]
La fête du Centenaire les 12 et 13 mai 2012
1912-2012 : le syndicat viticole de Wintzenheim fêtera son centenaire les 12 et 13 mai 2012, par une exposition au gymnase communal sur le modèle du Bestiaires de Guy Frank, avec environ 200 photos anciennes et plus récentes en A3 et en couleur, ainsi que plus de 200 étiquettes anciennes et actuelles des différents producteurs locaux. L'exposition sera précédée en avril 2012 de portes ouvertes chez les viticulteurs.
Néanmoins, il manque encore actuellement des photos concernant la batteuse et l'ancien hangar qui l'abritait, la distillation des eaux de vie, le pavage du chemin du Hengst et le greffage des plants de vignes. Les personnes qui acceptent de les mettre à la disposition du syndicat peuvent prendre contact avec Philippe Krick, 93, rue Clemenceau, 03.89.27.00.61 ou au 06.70.62.31.38.
Source : DNA du samedi 5 et L'Alsace du dimanche 6 février 2011
Edmond
Schillinger (photo Guy Frank, 10 janvier 2008)
Edmond Schillinger, historien et collectionneur bien connu dans la localité, est décédé le samedi 5 février.
Edmond Schillinger est né à Wintzenheim le 12 janvier 1915. Dès son plus jeune âge, vers cinq ans, il prenait un plaisir à regarder las photos de famille. Ancien garagiste du chef-lieu de canton, il a consacré tous ses loisirs puis sa retraite à rassembler photos et cartes postales, une collection unique et des documents inestimables pour la cité. C'est ainsi que ce fonds a permis la publication d'un ouvrage édité par la société d'histoire, une véritable référence pour découvrir Wintzenheim et ses quartiers.
Au-delà de ses collections, Edmond Schillinger était une source inépuisable pour qui cherchait à connaître l'histoire de la commune. Il était tout simplement la mémoire vivante de sa ville natale. La cérémonie religieuse sera célébrée le vendredi 11 février à 14h30 dans l'église Saint-Laurent de Wintzenheim.
Source : DNA du mardi 8 février 2011
Edmond
Schillinger (photo Guy Frank, 10 janvier 2008)
Enfant de Wintzenheim, commune qu'il n'a jamais quittée, Edmond Schillinger est décédé samedi 5 février, à l'âge de 96 ans.
Il était né le 12 janvier 1915, au foyer des époux Émile
Schillinger et Marie-Thérèse, née Meyer. Son frère aîné, Pierre, né en
1911, est décédé en 1986. Après avoir appris la mécanique automobile et
interrompu sa formation durant quatre ans pour remplir ses obligations
militaires, dont une partie sur le front, M. Schillinger avait obtenu son
brevet de maîtrise en 1946. En 1949, quittant son poste de chef d'atelier au
Garage Simca, à Colmar, il s'était installé à son compte à Wintzenheim
dans une concession qu'il avait gérée jusqu'à sa retraite, à la fin des
années soixante-dix.
En 1940, Edmond Schillinger avait épousé Amélie Muller, native de
Wettolsheim. Le 24 août 2005, le couple avait eu le bonheur de fêter
ses noces de fer, couronnant 65 ans de vie commune.
Collectionneur dans l'âme et profondément humaniste, Edmond Schillinger
comptait parmi les membres fondateurs de la Société d'histoire de Wintzenheim.
En 1997, il avait pris une part active à la réalisation de l'alsatique,
retraçant par la reproduction commentée de photos et de cartes postales d'époque,
l'histoire de Wintzenheim entre 1897 et 1949.
Avec la disparition d'Edmond Schillinger c'est un peu une page de la mémoire
vivante de Wintzenheim qui se tourne tant il aimait sa ville et savait la raconter.
Ses obsèques seront célébrées vendredi 11 février, à 14h30, à
l'église Saint-Laurent de Wintzenheim.
Source : L'Alsace du jeudi 10 février 2011
Une réunion de travail orchestrée par Geneviève Stirnemann, animatrice
de zone, le curé Hubert Spitz, le chanoine Bernard Xibaut, chancelier du diocèse
a réuni ces jours-ci salle Laurentia à Wintzenheim, l'ensemble des représentants
des conseils de fabrique des églises de la zone pastorale Vignobles et Vallées.
Dans un premier temps, un rapide historique et le rôle des conseils de fabrique ont été abordés.
Rappelons qu'un conseil de fabrique est composé de sept personnes, dont le
maire et le curé de la commune, ces deux étant membre de droit. Puis ont été
évoqués le fonctionnement et les nombreuses missions de ces conseils.
Les communautés de paroisses qui viennent d'être constituées ont été
invitées à établir un inventaire détaillé du patrimoine détenu par les
églises, ce qui permettra d'estimer la valeur de celui-ci. L'on évoque aussi
la tenue des archives et leur conservation.
Source : L'Alsace du mercredi 16 février 2011
Depuis plus de vingt ans, Jean-Pierre Meyer, ingénieur retraité (originaire de Wintzenheim), collectionne les étiquettes de vin qui sont les miroirs et cartes de visite des vignerons du monde entier.
Ce « toqué d'étiquette » qu'est Jean-Pierre Meyer, membre entre autres
de l'Académie européenne des oenophiles, de la Confrérie Saint-Etienne et
de nombreux clubs de dégustation de vin, est tombé dans le piège de l'oenographilie
en se laissant séduire par la beauté, le graphisme et l'esthétique des
belles étiquettes. Sa passion lui a ouvert les portes de bien des domaines
comme l'oenologie, l'histoire, la géologie et la chimie, pour ne citer
qu'eux.
Intarissable sur le sujet, il se souvient de ses débuts quand il avait repéré
au fond d'une benne de déchetterie, une bouteille de Mouton Rothschild. Pour
récupérer l'objet convoité, il avait fait fabriquer un crochet spécial.
Depuis, les Mouton Rothschild ont trouvé une place de choix dans un album,
avec des millésimes s'étalant de 1863... à nos jours.
100 vins les plus prestigieux
Au fil des ans et des expositions, Jean-Pierre Meyer s'est tissé des réseaux
aussi bien en France qu'en Europe. Ce qui compte pour ce puriste, ce n'est pas
d'entasser des milliers d'étiquettes dans des boîtes à chaussures comme
certains collectionneurs, mais de trouver des étiquettes rares et de les
classer par thèmes pour en faire des collections complètes. C'est ainsi
qu'on peut trouver tous les millésimes du XXe siècle avec la
chronologie des événements agrémentée de vieux menus et de cartes postales
de l'année, ou encore la série des 100 vins les plus prestigieux du monde,
tirée du livre L'Or du Vin (Éditions Hachette). Les Cuvées
2000 (millenium) du monde entier représentent à elles seules plusieurs
milliers d'étiquettes.
Plus de 20.000 étiquettes sont soigneusement classées par collection dans
des albums aux titres aussi variés que les thèmes qui les composent comme
les belles américaines, les belles européennes, les BD, Les grands crus
classés de Bordeaux et de Bourgogne, Les alsaces et les peintres alsaciens
(Hansi, T. Ungerer), etc. Remarquable, sa collection consacrée aux femmes
fait la tournée chez certains vignerons, car les belles dames ont inspiré de
nombreux artistes. Une place de choix est réservée aux belles séries
Josmeyer, dont son cousin, viticulteur à Wintzenheim, a habillé les
bouteilles depuis des décennies. Surprenante et unique, sa collection «
Grenouilles » (sobriquet porté fièrement par les Herrlisheimois) qui réunit
des étiquettes en provenance du monde entier.
Aujourd'hui, pour conserver la mémoire du XIXe siècle, Jean-Pierre
Meyer recherche toutes les étiquettes millésimées de ce siècle en vins,
spiritueux... ainsi que les menus et vieux papiers de l'époque. Il en possède
déjà une cinquantaine, mais avoue que « les 50 restantes sont
difficiles à trouver ». Dans un autre registre, il recherche également
les vieux alsaces avant l'AOC.
Contacter Jean-Pierre Meyer : Tél. : 03.89.49.20.27. Courriel : jean.pier.meyer@orange.fr
Source : Micheline Ritter, L'Alsace du jeudi 17 février 2011
Jeudi 10 mars, à 20h, dans la salle Laurentia à Wintzenheim,
la société d'histoire proposera une intéressante conférence animée par
Gabriel Bræuner sur le thème " Hansi, enfer et paradis ".
Jean-Jacques Waltz, né en 1873 à Colmar, plus connu sous le nom de Hansi,
a marqué l'histoire régionale au siècle dernier. Dessinateur, aquarelliste,
caricaturiste et auteur controversé, l'artiste, connu bien au-delà de
l'Alsace, a laissé une oeuvre considérable qui est de nos jours encore une
mine intarissable pour les fabricants de souvenirs alsaciens.
Gabriel Bræuner, historien et auteur, saura présenter ce personnage hors
du commun aux multiples facettes.
Source : DNA du vendredi 25 février 2011
Lundi 28 février, à 20 h dans la salle de la Décapole, Paul Eschbach, journaliste à la retraite, membre de l'académie d'Alsace, auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire de l'Alsace et co-auteur notamment d'un livre sur l'histoire du château du Hohlandsbourg, va présenter une conférence en trois volets : le Hohlandsbourg, Lazare de Schwendi, les Habsbourg et l'Alsace.
Il évoquera l'histoire du château du Hohlandsbourg
depuis sa construction, à la fin du XIIIe siècle, à sa
reconstitution à la fin du siècle dernier à l'initiative du conseil général
du Haut-Rhin. Intégré dès ses origines aux biens patrimoniaux des Habsbourg
en Alsace, le château était le chef-lieu d'une seigneurie dont chacun des
titulaires successifs y a laissé sa marque en l'agrandissant, en y améliorant
le logement et le système défensif.
Au XVe siècle, Turckheim, qui faisait partie de la
seigneurie, était entré en conflit ouvert avec le comte Jean de Lupfen, le
seigneur de l'époque, qui s'était emparé de la ville et avait enlevé des
otages restitués ensuite contre le paiement d'une rançon.
Le conférencier parlera ensuite de Lazare de Schwendi, prestigieux chef de
guerre au service de l'empereur d'Allemagne qui s'était rendu acquéreur du château
et de sa seigneurie dans la deuxième moitié du XVIe siècle.
Il en a perfectionné le système défensif en l'adaptant à l'emploi des armes
à feu tout en y améliorant l'habitat. Bailli impérial, familier de la cour de
la Maison d'Autriche, il était en son temps l'un des personnages les plus
importants d'Alsace. On a longtemps prétendu qu'il a rapporté de Hongrie et
introduit en Alsace le cépage du Tokay.
La dynastie des Habsbourg
Finalement, Paul Eschbach présentera la dynastie des Habsbourg. D'origine alsacienne, descendants des derniers ducs d'Alsace, ils ont occupé le trône de la Maison d'Autriche et donc du Saint Empire germanique pendant sept siècles et n'ont cessé d'entretenir avec la couronne de France des relations conflictuelles et guerrières mais aussi matrimoniales. Quelques-uns des rois de France, parmi les plus prestigieux, avaient en effet une Habsbourg pour épouse.
Source : DNA du samedi 26 février 2011
Les travaux du giratoire de la Croix Blanche, à Wintzenheim,
ont entraîné la dépose du calvaire de même nom. Il a été mis à l'abri
par les services du département et sa restauration, initialement non prévue,
s'est finalement avérée nécessaire. Une entreprise spécialisée a effectué
ce travail.
La remise en place est prévue ce printemps dans l'un des délaissés du
carrefour, mais non dans l'îlot central pour des raisons de sécurité, selon
Guy Daesslé, conseiller général.
Pour ce qui est de son nom, le calvaire aurait été érigé par une
famille Wiss, d'où sa dénomination en Alsacien : « Wissa Kritz qui,
traduit littéralement, donne Croix Blanche !
Source : DNA du dimanche 27 février 2011
Gabriel
Braeuner (photo Guy Frank, 10 mars 2011)
Gabriel Braeuner, historien bien connu, proposait le 10 mars dans la salle Laurentia une conférence sur le thème de Hansi, un éclairage sur ce personnage controversé.
Son intervention se fondait sur une interrogation : « Y aurait-il quelque chose de changé ? Voilà que l'on redécouvre l'Alsace au temps du Reichsland ! ». Un paradoxe car au moment où nous nous intéressons à cette période, nous redécouvrons également Hansi, son principal détracteur. On n'a jamais autant publié sur ce personnage que ces derniers temps. Depuis l'année 2000, les manifestations autour de 1900 se multiplient, notamment autour de Schweitzer, le Haut-Koenigsbourg ou Hans Arp.
Mort il y a 60 ans, la notoriété de Hansi est intacte dans l'hexagone. Les magasins d'antiquité et de souvenirs, comme les librairies en ont fait leur fond de commerce. Il plaît et souvent les Français d'Outre-Vosges ne connaissent l'Alsace que par son intermédiaire : une région idyllique, rurale, et tricolore, trop belle pour être vraie! Cet éclairage figé avait fini par lasser et déplaire à nombre d'Alsaciens. Les cinq C, cathédrale, coiffe, cigogne, choucroute et colombages, ne passaient plus après la seconde guerre mondiale. Hansi a donc connu son purgatoire, à l'instar de Schweitzer ou Bartholdi. Le chantre d'un nationalisme étriqué faisait tâche dans le cadre de la construction européenne.
Un contentieux durable
Spindler, un artiste de la même génération que Hansi, n'était pas tendre avec lui. Il lui reproche : « d'avoir feint d'ignorer les qualités des Allemands et d'avoir exagéré leurs travers, aux dépens de la vérité...» La période après 1918 n'a rien arrangé, Hansi s'est mis tout le monde à dos : la France, à qui il reprochait de ne pas en faire assez pour l'assimilation et les autonomistes, par qui, selon lui, le pangermanisme infectait l'Alsace. Plus proche de nous, vers 1980, les historiens relèvent encore son influence pernicieuse et contestable, citent une œuvre marquée par la propagande et l'image naïve d'une Alsace tricolore.
Des tentatives de réhabilitation
C'est tout d'abord, en 1962 l'ouvrage « Hansi ou l'Alsace révélée » d'un certain Robert Perreau. Ce n'était pas un succès de librairies. Le mérite de l'auteur fut de montrer que l'image du caricaturiste l'avait emporté sue celui du peintre. Depuis lors, Hansi est sorti du purgatoire et le portrait tout en nuances d'un Hansi qui s'appelait aussi Jean-Jacques Waltz a émergé. Le public a enfin découvert le peintre et le conservateur du musée Unterlinden, un artiste complet aussi à l'aise dans les aquarelles, les lithos, les affiches que dans les enseignes ou les services de tables.
Que conclure? Gabriel Braeuner estime que le temps a fait son œuvre et rééquilibre les jugements, le moment est venu selon lui d'évaluer vraiment Hansi. Il a certes été un caricaturiste engagé pendant un temps et a fait des enfants à l'histoire alsacienne mais il n'est pas responsable de l'image passéiste de l'Alsace, nous l'avons largement aidé. Hansi est un bon filon où tout le monde s'y retrouve ou presque !
JL Meyer
André
Herscher en 1998
Figure emblématique de la cité, de part son activité d'héraldiste et son implication au sein de la société d'histoire de Wintzenheim, André Herscher s'est éteint jeudi 17 mars à l'âge de 83 ans. Né le 14 février 1928 à Colmar, il était domicilié durant de nombreuses années chemin du Schlittweg, à Logelbach. De son union avec Marie Louise Schwindenhammer sont nés deux enfants : Christiane, en 1955, épouse Reymann, demeure à Colmar ; Robert, en 1959, demeure à Kembs-Loechlé avec son épouse, Régine. Sept petits-enfants ont agrandi le cercle familial. André Herscher avait eu la tristesse de perdre son épouse en 2008, et a passé ses dernières années à la maison de retraite les Magnolias à Wintzenheim.
Après ses études à Colmar, il avait obtenu un CAP de dessinateur, avant d'occuper un premier emploi au service technique de la ville de Colmar et à l'office public des HLM de Colmar, aujourd'hui Colmarienne du Logement. Engagé comme adjoint technique, il avait terminé sa carrière en 1987, en qualité de directeur technique. Ses temps de loisirs étaient occupés par sa grande passion, l'histoire et en particulier celle de sa terre natale, l'Alsace. M. Herscher était secrétaire de l'Association des villes Lazare de Schwendi qui regroupe une dizaine de communes françaises, belges et allemandes ; il avait contribué à l'édition de nombreux ouvrages, comme L'Armorial des communes du Haut-Rhin, qui regroupe les blasons de la Haute Alsace et des chefs-lieux de cantons. Héraldiste reconnu, il avait créé des armoiries pour des communes ou des particuliers. En 2006, André Herscher avait obtenu le prix de la fédération des villes Lazare de Schwendi ; il était également citoyen d'honneur de la ville de Kientzheim.
Source : DNA du samedi 19 et L'Alsace du dimanche 20 mars 2011
Vue
du Haut-Landsbourg, 1833, huile sur toile d'Henri Antoine Lebert (musée
Unterlinden Colmar)
Le musée Unterlinden présente une exposition "L'Alsace pittoreque" consacrée aux paysages : 180 oeuvres du XIXe siècle réalisées par une cinquantaine d'artistes.
Le Haut-Landsbourg
En 1833, Henri Lebert peint ce qu'on appelait à l'époque le Haut-Landsbourg. On n'imaginait peut-être pas que déjà en ce temps-là, les citadins fortunés aimaient à fuir les villes le week-end pour des escapades dans la nature. Celle-ci devenait peu à peu destination de tourisme, de loisirs. Sur cette toile, Lebert représente cette belle société pique-niquant, batifolant et devisant gentiment dans les ruines du château. Certains plus téméraires, ou plus jeunes, s'aventurent en haut des murs d'enceinte comme on peut le voir à gauche de la toile.
Henri Lebert est né en 1794 et mort à l'âge de 68 ans. Il est fils d'un artiste parisien venu en Alsace comme créateur de modèles pour la nouvelle fabrique d'indiennes à Thann. Après une formation à Colmar, Henri est engagé à la manufacture Hartmann de Munster où il crée des modèles d'impression. Parallèlement à sa carrière de dessinateur industriel, il commence à pratiquer la peinture à l'huile dès 1811 en s'intéressant notamment aux motifs floraux. C'est comme peintre de fleurs que Lebert est présent en 1822 au Salon de Paris. C'est en rencontrant d'autres peintres que lui vient peu à peu le goût du paysage. Il représentera les reliefs vosgiens et ses châteaux en ruines.[...]
Source : L'Alsace du dimanche 8 mai 2011
Les membres du conseil municipal des aînés débordent d'idées et d'enthousiasme, à l'instar du conseil des enfants.
Mis en place début 2009 à l'initiative du maire Serge Nicole, le conseil municipal des aînés fort d'une trentaine de membres et présidé par Fernand Schuller, participe activement à la vie de la cité. Ce conseil est un homologue du conseil municipal des jeunes qui est lui aussi, un vecteur d'idées et de conseils, et source de proposition pour la municipalité.
Le conseil municipal des aînés est composé de deux vice-présidents, de deux secrétaires et de trois commissions autonomes avec chacune un responsable « La mémoire de notre cité et le bien-être » « Le social et les relations avec les habitants », « L'environnement et la vie publique » sont les thèmes des commissions. Tous les trimestres, l'ensemble des conseillers aînés se réunit en séance plénière, en présence, lorsque son agenda le lui permet, du maire Serge Nicole.[...]
Le conseil municipal des aînés participera à l'animation du 24 au 26 juin du festival international de musique mécanique en proposant des visites guidées de la ville de Wintzenheim, étant préoccupé par la mise en valeur du patrimoine de la cité. Dans cette optique les membres de la commission « mémoire de la cité » ont recensé les richesses patrimoniales et conçu un circuit de visite.
Source : Sven Bachert, L'Alsace du dimanche 8 mai 2011
L'orgue
Joseph Merklin (1859) de l'église Saint-Laurent de Wintzenheim
La chorale Stella Maris, de Logelbach et la chorale Sainte-Cécile, de Wintzenheim donneront un concert, à l'église Saint-Laurent de Wintzenheim.
Le concert de ce soir à Wintzenheim par les chorales Stella Maris et Sainte-Cécile, sera donné au profit de la restauration de l'un des trois seuls orgues Merklin d'Alsace de l'église Saint-Laurent, les deux autres se trouvant à Obernai et Willer-sur-Thur. Cyril Pallaud, enseignant la musicologie à l'université de Bordeaux, consacre un chapitre de sa thèse de doctorat à cet épisode fameux de l'histoire de l'orgue en Alsace, montrant que les préoccupations religieuses, à partir du XIXe siècle, se laissent déborder par les intérêts plus politiques et sociologiques lorsqu'il s'agit de construire un orgue. Il présentera, durant ce concert, l'histoire de cet instrument en projetant, notamment sur écran géant, des reproductions d'archives. Le concert qui suivra cette présentation montrera toutes les possibilités de cet orgue symphonique. L'orgue sera tenu par Cyril Pallaud.
Source : DNA du jeudi 12 et L'Alsace du samedi 14 mai 2011
Les entreprises ont commencé à préparer le chantier. Mais le gros des travaux démarrera en septembre. Le château du Hohlandsbourg, dont la saison sera plus courte que d'habitude, s'apprête à vivre deux ans de transformation.
[...] La première phase de travaux doit être terminée au printemps 2012. Elle concernera les dépendances Sud qui accueilleront la taverne susceptible de recevoir 80 à 90 convives et, au premier étage, une salle de quelque 150 places ouverte aux séminaires.
Non prévues au départ, des fouilles archéologiques complémentaires se dérouleront à l'automne, durant deux à deux mois et demi, à la demande de la direction régionale aux affaires culturelles. Lors des sondages, quelques trouvailles ont en effet été mises à jour comme d'anciens piliers de base du pont-levis et des relevés du mur protohistorique. Au printemps 2012, les entreprises s'attelleront à la terrasse intérieure et au théâtre de plein air, près de la tour carrée.
Quant au bâtiment d'accueil, il sera lui aussi modifié pour l'ouverture du château en 2013. Enfin, un nouvel escalier permettant d'accéder au rempart Est ainsi qu'une hourde, sorte de terrasse panoramique avec vue imprenable sur la plaine, seront aménagés.
Source : M.F., DNA du samedi 14 et mardi 17 mai 2011
Réagissant aux derniers articles évoquant dans les DNA le chantier de requalification du Hohlandsbourg, le Colmarien Armand Durlewanger réagit en regrettant que l'on n'ait pas opté pour une restauration permettant de rétablir l'ancien donjon.
« Selon les spécialistes en féodalité, il eut fallu frapper d'emblée le regard et l'imaginaire du visiteur arrivant devant la façade extérieure, avant de réaliser tant de projets à l'intérieur. Le bon sens eut voulu que l'on rétablisse en priorité l'aspect défensif de cette façade orientale, avec les échauguettes en poivrières des angles sud et surtout la bretèche avec assommoir surplombant l'entrée ogivale du milieu, dont subsistent encore les vestiges des consoles.
Quant au pont-levis, dont subsistent à l'entrée principale les grandes encoches murales recevant les bras relevés, pourquoi recourir à la solution de facilité d'un pont dormant inadéquat en montagne ? Enfin pourquoi avoir renoncé à rétablir l'ancien donjon, l'emblème majeur de tout château fort ?
Château fort sans donjon...
Depuis sa destruction, ses pierres de taille récupérables jonchaient son environnement, permettant d'envisager son anastylose (reconstruction d'un édifice ruiné, exécutée surtout avec les éléments retrouvés sur place) qui devait prévaloir, d'autant plus qu'il existe aux archives départementales une belle gravure représentant la tour crénelée avec ses deux étages de meurtrières dominant le château (voir photo). La preuve contredisant la prétendue absence de modèle pour une reconstitution. Alors, l'on se contente du petit chicot de sa base, invisible depuis l'extérieur. Et l'on obtient le rare exemple d'un château fort sans donjon...
L'exemple contraire de Chinon
Pour comparatif, pendant la même période de restauration du château du Hohlandsbourg, le conseil général d'Indre-et-Loire restaurait à l'identique la ruine du château royal de Chinon, resté célèbre pour le passage de Jeanne d'Arc en ses murs, devant le roi Charles VII.
A coup de dizaines de millions d'euros, la ruine fut entièrement rétablie dans tous les détails de sa beauté architecturale, grâce à la collaboration d'un architecte en chef des monuments historiques soucieux du passé historique d'un patrimoine en péril. Avec un seul mot d'ordre : restaurer à l'identique. Pourquoi pas chez nous ? »
Source : DNA du mercredi 18 mai 2011
Le premier temps fort des cérémonies qui marqueront, ce week-end, la naissance de la Communauté de paroisses « Les sarments du Hohlandsbourg » a été la bénédiction, hier, de la nouvelle chapelle de la maison de retraite de Wintzenheim, dédiée à Mère Térésa.
Une très belle réalisation qui entre dans le cadre des travaux de rénovation,
et de réhabilitation de la maison de retraite Les Magnolias, à Wintzenheim,
avec aussi l'ajout d'une unité Alzheimer.
La cérémonie de bénédiction et d'eucharistie a été présidée par
l'archevêque de Strasbourg Mgr Christian Kratz et le curé Hubert Spitz,
en présence notamment du conseiller général Lucien Muller et du maire de Wintzenheim
et président du conseil d'administration de l'établissement, Serge Nicole.
Depuis pas mal de temps, les pensionnaires de la maison de retraite qui
souhaitaient assister à la messe se réunissaient dans les couloirs de l'établissement
le temps des travaux. Aujourd'hui, l'établissement s'est doté d'une nouvelle
chapelle, installée dans l'ancienne salle de réunion. Le résultat est
superbe, l'aménagement a été particulièrement soigné. La bénédiction a
été suivie par tous les anciens, valides ou non, qui se sont déplacés pour
assister à l'office, sous l'œil vigilant du personnel de service.
Source : Sven Bachert, L'Alsace du samedi 21 mai 2011
La Fédération des Villes de Lazare de Schwendi rassemble 17 communes :
en Alsace : Ammerschwihr, Ingersheim, Katzenthal, Kaysersberg, Kientzheim,
Logelheim, Munster, Niedermorschwihr, Sigolsheim, Turckheim, Wintzenheim ;
en Allemagne : Burkheim, Kirchhofen, Mittelbiberach, Schwendi, Triberg.
en Belgique : Philippeville.
Lazare de Schwendi est né en 1522 à Mittelbiberach (Pays Souabe). Après ses études (Strasbourg, Bâle) entre au service de Charles Quint. Il remporte plusieurs batailles importantes. Philippe II d'Espagne le nomme Gouverneur de la place-forte de Philippeville (près Dinant en Belgique). L'empereur lui confie des missions diplomatiques. A la tête des troupes allemandes il arrête les Turcs en Hongrie et prend la ville de Tokay où il découvre le fameux vin (voir sa statue par Bartholdi derrière le Koïfhus à Colmar). Il eut deux épouses : Anna Boecklin von Boecklinsau, puis, après le décès de celle-ci, Eleonore von Zimmern. Avec sa fortune personnelle, il fait l'acquisition de plusieurs châteaux et seigneuries, dont celle de Hohlandsberg et s'installe à Kientzheim (à présent Château de la Confrérie Saint-Etienne). Il décède le 27 mai 1583 ; sa pierre tombale se trouve en l'église de Kientzheim.
Source : DNA du mercredi 25 mai 2011
Les travaux de consolidation et de rénovation de
l'église blanche ont démarré à Logelbach (photo Alexis Struss, 28 mai 2011)
Afin de mieux communiquer sur tous les chantiers en cours et à venir dans la cité, la municipalité organise des portes ouvertes à la mairie le week-end prochain. Les gens sont invités à découvrir les différents projets (plans et panneaux) et à discuter avec les élus.
Église blanche, ouverte le 15 août
C'est ainsi le cas à Logelbach où les ouvriers s'affairent depuis quelques semaines devant les façades de l'église Notre-Dame de l'Assomption. Le maire assure que l'édifice religieux devrait être ouvert pour le 15 août, date symbolique pour un lieu de culte dédié à la Vierge Marie. Aux travaux de réparation et d'étanchéité s'ajoutent ceux de peinture qui concernent l'ensemble de l'église fermée depuis octobre 2009 à la suite de la chute de morceaux de béton. Propriété de la commune depuis 1992, Notre-Dame de l'Assomption est conjointement utilisée par les fidèles de la communauté de paroisses Les sarments du Hohlandsbourg et par ceux de la communauté traditionnelle Saint-Arbogast.
Sa voisine, la chapelle Herzog, dont certaines statues extérieures ont été irrémédiablement abîmées en 2008, devrait ouvrir pour la journée du patrimoine en septembre. Serge Nicole annonce en effet que la flèche serait d'ici là sécurisée. La DRAC (direction régionale des affaires culturelles) et la mairie doivent s'entendre sur un calendrier afin de procéder aux nécessaires travaux de rénovation de ce bâtiment néogothique en grès rose consacré en 1862. Le maire estime la facture à un million d'euros. Reste à savoir qui financera...
Toujours à Logelbach et à proximité des deux édifices religieux, la mairie envisage d'acquérir une maison (l'ancien presbytère) située à côté du restaurant asiatique. « Nous pensons préempter », annonce Serge Nicole. « L'idée est de transformer ce terrain en parking. Il pourrait accueillir 14 places ».
Source : N.R., DNA du mercredi 15 juin 2011
L'assemblée générale de l'association "Les amis de la chapelle Herzog", qui s'est tenue avant-hier soir à la mairie de Wintzenheim, a pris des allures de conseil municipal.
Avec des élus de "tout bord" parmi les membres présents, le ton était donné. Le président (et conseiller municipal) Daniel Leroy a proposé de porter la durée des mandats des membres élus au conseil d'administration à neuf ans au lieu de trois, pour permettre une stabilité et une continuité des actions.
Maurice Bolla, élu d'opposition, a contesté ce choix : « Neuf ans, c'est excessif, ce n'est pas une garantie de dynamisme ! » Le maire Serge Nicole a, en revanche, approuvé cette proposition : « Être élu pour neuf ans, c'est bien, c'est un engagement ! » Finalement un vote agité a donné son verdict et la modification des statuts a été adoptée.
Les travaux prévus par la DRAC sont estimés à 1,5M EUR.Dans son rapport moral Daniel Leroy s'est fait le chantre de la chapelle, « un bijou d'architecture ». Il estime que son association ne doit pas être « un lieu de joutes politiques et de chamailleries, mais un soutien unanime doit remplacer les querelles ».
Il a annoncé ensuite que les travaux prévus par la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) sont estimés à 1,5M EUR TTC et que, dès 2012, une première tranche expérimentale pourrait démarrer. Elle se chiffrerait à 100.000 EUR. Ces travaux ont été rendus nécessaires après les dégradations subies par l'édifice religieux il y a deux ans maintenant.
Ce chantier s'étalera sur une ou deux décennies
Vu l'ampleur de la tâche et le coût, ce chantier s'étalera sûrement sur une ou deux décennies. Daniel Leroy a proposé de démarcher d'éventuels sponsors ou mécènes. Il est important, ajoute-t-il, que le site reprenne vie. Ainsi, la chapelle Herzog pourrait ouvrir ses portes le 15 août prochain, puisque la croix surplombant l'entrée a été sécurisée.
Le maire Serge Nicole est revenu sur le passé : « Dès 1996, la commune était avertie du mauvais état du bâtiment, de même en 2000 et 2004, mais il n'y avait pas de volonté politique d'intervenir ». Il réaffirme que, malgré de nombreuses autres priorités, la commune soutiendra le projet de la chapelle Herzog. Il annonce d'ailleurs que, pour la tranche de 2012, un budget est prévu, sans préciser le montant.
Maurice Bolla est revenu sur la dégradation des statues en demandant s'il y avait un moyen de recours contre l'entreprise qui a dégradé l'édifice. Le maire a répondu par l'affirmative et a indiqué faire le nécessaire pour trouver de l'argent. Il a ainsi signalé qu'il avait pu décrocher une subvention du conseil général pour les travaux de l'église Notre-Dame de l'Assomption, située juste à côté.
L'élection des membres du conseil d'administration, avec cinq candidats, a donné lieu à un nouveau vote et a permis à Marianne Gebel et Daniel Leroy de reconduire leur mandat et à Erwin Wild de faire son entrée au conseil.
Source : JL Meyer, DNA du dimanche 10 juillet 2011
Prévue initialement le 23 juin, mais reportée faute de quorum, l'assemblée générale de l'association des « Amis de la chapelle Herzog », présidée par Daniel Leroy, s'est tenue dernièrement dans les salons de l'Hôtel de Ville de Wintzenheim en présence du maire, Serge Nicole. En préambule, une assemblée générale extraordinaire a apporté des adaptations aux statuts de l'association, portant la durée des mandats des élus au conseil d'administration à neuf ans au lieu de trois. Au cours de l'assemblée générale, le président Leroy s'est plu à relever que la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) estime les travaux de sauvegarde à entreprendre à 1,5 millions d'euros. Une première tranche de 100.000 EUR pourrait être entreprise dès 2012. Mais cette sauvegarde s'étalera sur plusieurs années, et un appel aux mécènes est lancé pour le financement. La Ville de Wintzenheim apportera son soutien. Au niveau du conseil d'administration, Marianne Gebel et Daniel Leroy ont été reconduits, alors qu'Erwin Wild y fait son entrée. À noter que la chapelle pourrait exceptionnellement être ouverte aux visites le 15 août prochain, à l'occasion de la fête patronale de l'église Notre Dame de l'Assomption. Inscrite en totalité à l'inventaire des Monuments historiques, y compris les sculptures, cette chapelle est sans doute le plus exceptionnel monument néogothique de Haute Alsace. En raison d'infiltrations des eaux de pluie, certains éléments ont été abîmés, notamment des gargouilles qui ont été déposées il y a plusieurs années.
Source : L'Alsace du mercredi 20 juillet 2011
Le calvaire avait été démonté en février 2009. Après près d'un an et demi de travaux, il reprend sa place d'origine.
Le calvaire de la croix blanche, démonté le 12 février 2009 pour le mettre à l'abri lors des travaux du giratoire au débouché de la contournante de Wintzenheim, est en train d'être remis en place.
Contrairement à ce que pensent beaucoup d'habitants de la région, l'emprise de ce monument se trouve sur Colmar, donc hors du canton de Wintzenheim. Lucien Muller, conseiller général, est juste intervenu pour faire accélérer la remise en place parce que de nombreuses personnes s'inquiétaient de l'absence de ce calvaire. L'élu n'a qu'un souhait : « J'espère que la croix restera blanche ! ».
Toujours peinte en blanc
Son nom vient du fait qu'elle avait été toujours peinte de cette couleur. Concernant l'aménagement du giratoire, le département est en train de le terminer dans le cadre des travaux de voirie, selon Lucien Muller. Quant au terre-plein central, pour la direction des routes, la balle serait dans le camp de la ville de Colmar puisqu'on est en zone urbaine.
Source : DNA du samedi 30 juillet et L'Alsace du vendredi 5 août 2011
Il y a tout juste cent ans, le jeudi 10 août 1911, un terrible incendie se déclarait, en cours de matinée à Wettolsheim, dans la rue du Château, détruisant onze maisons.
C'est un incendie d'une rare violence qui se déclare le jeudi 10 août au matin à Wettolsheim. Il aurait pris naissance dans une grange où étaient entreposés des ballots de paille, rue du Château. Le même matin, plusieurs ballots de paille entreposés chez le propriétaire de la batteuse mécanique à la halte de Wettolsheim avaient pris feu. Par chance, le feu naissant est remarqué assez vite, et peut être étouffé.
En 1911, l'eau coulant à la fontaine de la place n'était pas suffisante pour combattre l'incendie.
L'incendie de la rue du Château, est pénible à combattre : il se propage sur une grande distance en amont du point de départ. En aval, il est difficile de préserver du feu les bâtiments non encore atteints. Tous ceux qui ont aidé de façon énergique au travail d'extinction, les pompiers de Wettolsheim et les gens du village, ainsi que les personnes venues de l'extérieur ont pu éviter, par leur présence, que l'incendie ne dégénère en une plus grande catastrophe. Parmi les intervenants extérieurs : les ouvriers de la fabrique Haussmann, ainsi que des gens d'Eguisheim et Logelbach qui apportent leurs très performantes pompes à eau. Les pompiers de Wintzenheim participent aussi à l'extinction de l'immense incendie. Le « Rote Berg », situé entre les localités de Wettolsheim et Wintzenheim, avait empêché de voir assez tôt les colonnes de fumée depuis Wintzenheim. Dès que la déclaration de l'incendie est signalée dans cette commune, les pompiers arrivent. Ils s'arrêtent à l'entrée de Wettolsheim pour remplir leur pompe à un puits qui n'était pas encore vide et l'emmener au plus prêt, au milieu des gens se pressant en toute hâte et confusion avec des seaux et des biens sauvés. Ces pompiers protègent la propriété du maire Brucker, du feu ardent et ils restent sur place toute la nuit, ne rentrant que le vendredi matin. De nombreux habitants de Wintzenheim participent eux aussi à l'extinction du feu, en transportant des fûts d'eau depuis Wintzenheim vers Wettolsheim. Les pompiers d'Eguisheim ont pu sauver la grange de Charles Strubel alors que la paille avait déjà pris feu.
Chez Paul Butterlin, les poutres ont été carbonisées et ce sont les gens de Logelbach, avec la pompe de l'usine Haussmann, qui font un excellent travail. Les membres de la coopérative viticole d'Eguisheim sont apparus sur le lieu de l'incendie avec de l'eau dans cinq tonneaux.
En outre, les officiers, sous-officiers et hommes de troupes des trois compagnies du 171e régiment font leur part de travail et permettent en grande partie d'endiguer finalement le feu. L'endroit de l'incendie, raconte le Courrier Alsacien du 11 août, est continuellement fréquenté par des badauds, par milliers, les personnes affluent à pied ou à vélo pour voir les décombres. Le piquet d'incendie a encore à faire : constamment de petites flammes rebelles jaillissent de çà et là. Mais le plus dur est passé.
Ces écrits font référence à des articles parus dans le « Elsässer Kurier » le vendredi 11, samedi 12, lundi 14 et lundi 21 août 1911.
Source : Hélène Bléger, L'Alsace du mardi 9 août 2011
[...] Le 9 septembre 1961, ils ont uni leur destin à la mairie et à l'église de Bischwihr.
Giuseppe est né le 2 août 1941 à San Nicola da Crissa (Calabre). Dans sa jeunesse, il a suivi une formation de tapissier-décorateur à Rome, métier qu'il va pratiquer en arrivant en France en 1960 dans la commune de Marckolsheim. En 1966, la famille Galati déménage à Wintzenheim suite à l'achat d'une maison dans laquelle Giuseppe va créer un atelier de tapisserie. En 1973 il transforme son fonds de commerce en magasin de chaussures à l'enseigne " Le chat botté ". L'année 1985 est celle du retour vers le sud, avec l'ouverture du restaurant italien "Chez Pino" à Gruissan (Aude), il sera vendu en 2006, l'âge de la retraite étant venu.
Maria-Grazia Malta est née le 22 avril 1938 à Polia (Calabre). Elle est venue en France à Bischwihr en 1960 et était employée chez Berglas-Kiener à Colmar jusqu'à la naissance du troisième fils en 1966, assumant alors le rôle de mère au foyer. En 1968 elle a repris un emploi chez Bräker-France à Wintzenheim, jusqu'en 1973 où elle a décidé d'assister son mari au magasin de chaussures. [...]
Source : DNA du mardi 30 août 2011
Les 17 et 18 septembre, c'est une visite de l'église paroissiale St-Laurent de Wintzenheim qui est proposée dans la cadre des Journées du patrimoine. Marie- Claude Isner, membre de la société d'histoire, conduira deux visites, le samedi à 16h30 et le dimanche à 15h ; l'entrée sera libre. A l'issue de ces visites, la société d'histoire proposera son nouvel annuaire, le n°13, 2010/2011, comportant notamment un bel article de Marie-Claude Isner sur les vitraux de l'église St-Laurent.
Source : DNA du jeudi 8 septembre 2011, Bulletin de la communauté de paroisses les Sarments du Hohlandsbourg n° 3 de septembre 2011
Chapelle Herzog : « un chantier qui prendra plusieurs années »
[...] Serge Nicole annonce que la commune a réceptionné le diagnostic de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) concernant la chapelle Herzog. « Nous avons élaboré un plan de restauration de l'édifice et il est prévu une phase expérimentale pour les travaux, estimée à 120.000 EUR » pour un budget global de 1,5M EUR. « Ce n'est pas un dossier prioritaire pour nous. Nos moyens ne nous permettent pas aujourd'hui de restaurer entièrement la chapelle. C'est un chantier qui prendra plusieurs années ». [...]
Source : N.R., DNA du mardi 13 septembre 2011
Ludwig Kaiser, « le bourreau de Colmar », chef de la Gestapo locale de 1940 à 1943.
Tous les samedis, retrouvez la nouvelle série historique de Gabriel Braeuner. En 50 épisodes, retour sur l'actualité des années 50 !
Cela faisait cinq ans que la guerre était terminée. À Colmar, comme dans toute l'Alsace, le souvenir restait prégnant. La douloureuse question des incorporés de force n'était pas réglée. Aux morts recensés s'ajoutaient tous les disparus pour lesquels on continuait d'espérer envers et contre tous. Le procès de la Gestapo colmarienne, qui débuta le 21 mars à Strasbourg, raviva quelques plaies douloureuses. Ils étaient deux à figurer sur le banc des accusés : Ludwig Kaiser, « le bourreau de Colmar », chef de la Gestapo locale de 1940 à 1943, Bavarois d'origine, mariée à une Alsacienne, et l'un de ses brutaux acolytes, Anton Korn, voisin wurtembergeois, cordonnier de son état et brute épaisse dont la spécialité était de démolir systématiquement et physiquement les victimes interrogées dans les locaux de la Gestapo, au 1, avenue Foch à Colmar.
Coup de pistolet dans la nuque
Le premier avait de nombreux morts sur la conscience, n'hésitant pas à achever des prisonniers, notamment des maquisards de la vallée de Munster d'un coup de pistolet dans la nuque, envoyant le plus souvent ses victimes, résistants communistes, de Colmar et de Wintzenheim, passeurs d'Orbey et de Colmar, à la guillotine, la pendaison et autres exécutions à Stuttgart, Bruchsal et même Dachau. À la tête de 120 hommes, il avait, en outre, mis sur pied un réseau de 35 mouchards, les Vertauensmänner, prompts à la délation, qui sillonnaient un arrondissement couvrant Colmar, Guebwiller, Ribeauvillé et Sélestat. Mais point de morts dûment recensés, rue Foch. On se contentait, par l'entremise d'Anton Horn et de Nicolas Hartmann, « l'homme au fouet », de cogner ceux qu'on interrogeait en leur fracturant les bras, en leur démolissant les mâchoires, en leur enfonçant les dents, en les matraquant au nerf de boeuf, n'hésitant pas à brutaliser une femme enceinte.
« Sur le chemin du repentir » ?
Au bout de trois jours de procès, ils écopèrent respectivement de 20 et de 15 ans de travaux forcés. Les autres, en fuite, notamment Ludwig Koch qui succéda à Kaiser en 1943, et Hartmann, furent condamnés par contumace. Leur système de défense avait été immuable. Ils avaient agi sur ordre, ils n'avaient jamais commis la moindre brutalité. Leurs avocats avaient plaidé l'indulgence, allant jusqu'à prétendre qu'ils étaient sur le chemin du repentir et que, somme toute, dans ce procès « il ne fut jamais fait état que de coup de pieds et de gifles ».
Source : Gabriel Braeuner, L'Alsace du samedi 17 septembre 2011
Les 17 et 18 septembre, c'est une visite de l'église paroissiale St-Laurent de Wintzenheim qui est proposée aux adeptes de découverte du patrimoine local.
Marie-Claude Isner, membre de la société d'histoire conduira deux visites, le samedi à 16h30 et le dimanche à 15h, l'entrée sera naturellement libre.
A l'issue de ces visites, la société d'histoire proposera son nouvel annuaire n° 13, 2010/2011, comportant notamment un article de Marie-Claude Isner sur les vitraux de l'église St-Laurent.
Source : DNA du vendredi 16 et L'Alsace du samedi 17 septembre 2011
Marie-Claude Issner décrit les vitraux du choeur de l'église St-Laurent (photo DNA)
Marie Claude Issner, membre de la société d'histoire locale, propose des visites commentées de l'église St-Laurent, et plus spécialement la découverte de ses seize vitraux.
Dès vendredi soir 16 septembre, en avant- première, les forces vives de la
communauté paroissiale et de la Ville, des personnalités comme le député
Jean-Louis Christ et le maire Serge Nicole, ont pu apprécier les connaissances
du guide sur ce patrimoine familier, mais néanmoins méconnu.
Marie-Claude
Issner a passé en revue la construction et l'architecture de cet édifice achevé
en 1844, donnant des détails sur des points précis comme l'horloge Schwilgué de
1845 et ses cadrans de deux mètres de diamètre. Dans la nef, elle commentait la
conception d'une église fondée sur des principes bien établis, contant des
anecdotes historiques pour expliquer l'emplacement d'un autel ou précisant un
détail d'une statue de la Vierge.
Mais c'est avec une attention particulière
que le guide a décrit les seize vitraux de l'église, son sujet de prédilection
qu'elle a largement développé dans le dernier annuaire de la société d'histoire
(n° 13, 2010/2011) qui vient de paraître.
Source : DNA du dimanche 18 septembre 2011
L'assemblée générale annuelle de la Société d'histoire de
Wintzenheim se déroulera ce jeudi 20 octobre, à 20 h, dans la salle
du conseil de la mairie. Le nouvel annuaire de la société d'histoire, vendu
au prix de 25 EUR, sera présenté à cette occasion. Parmi les thèmes abordés
et à découvrir figurent un hommage à Edmond Schillinger et André Herscher,
la maison forestière de Saint-Gilles, les vitraux de l'église paroissiale
Saint-Laurent.
A l'issue de l'assemblée générale ouverte à tous, Serge Jay fera une
petite conférence concernant le problème de l'eau.
Source : L'Alsace du samedi 15, mardi 18 et jeudi 20 octobre 2011
Le calvaire de la Croix Blanche, entre Colmar et Wintzenheim, doit son nom à la famille Wiss qui l'a fait dresser
La fête de la Toussaint est l'occasion de s'arrêter à deux calvaires qui sont ressuscités ces derniers jours aux entrées de Colmar.
Le premier de ces calvaires chers au cœur des Colmariens, est situé en bordure de la route de Rouffach à Colmar, en direction des Erlen après le pont de chemin de fer de la ligne de Neuf-Brisach. Ce monument figure dans l'inventaire de la paroisse Saint-Martin de Colmar mais on ne connait ni le bienfaiteur qui le fit ériger, ni l'année de son implantation.
Un nom, une couleur
Le deuxième calvaire, connu sous le nom de « La Croix Blanche », est
situé sur la limite des bans de Colmar et Wintzenheim. Son histoire est plus
ancienne et plus connue.
D'où vient le nom « Croix Blanche » ? On raconte que c'est une famille
Wiss qui a fait construire ce calvaire, appelé communément la « Croix des Wiss » ; en dialecte alsacien « S'Wissa Kritz », ce qui se traduit
littéralement en français par « Croix Blanche ». Ce n'est que par la suite,
quand le calvaire est devenu un véritable point de repère sur la route
menant à Wintzenheim et Wettolsheim, qu'il fut peint en blanc, pour
justifier son nom.
Une aquarelle de Victor Huen, peintre militaire alsacien, datant de 1927,
montre une colonne de cuirassiers du Premier Empire (1805-1815) en marche
près de la « Croix Blanche ». D'autres vues des années 1914 et 1916 existent
dans des collections privées.
Il y a cinq ans, le conseil général du Haut-Rhin lançait les travaux de
la déviation de Wintzenheim, avec la création d'un giratoire. Le 12 février
2009, la « Croix Blanche » fut démontée et transportée dans les ateliers de
l'entreprise Scherberich, rue du Ladhof à Colmar.
Une étude diagnostic des sculptures du calvaire fut entreprise. Après
quelques travaux de restauration, ce chef-d'œuvre, datant de 1840, a été
posé à son nouvel emplacement, légèrement décalé vers l'ouest par rapport à
l'ancien. Il a été posé il y a quelques semaines, sur un socle neuf, à
quelques mètres du nouveau giratoire. L'ensemble des sculptures a reçu une
nouvelle couche de peinture blanche, justifiant ainsi, une nouvelle fois,
son nom de « Croix Blanche ».
Ce jour de la Toussaint sera pour les curieux une invitation à rendre visite à deux chefs-d'œuvre qui ont repris place aux entrées de la ville.
Source : Roger Struss, L'Alsace du mardi 1er novembre 2011
Notre-Dame de l'Assomption est rouverte aux paroissiens depuis le 15 août.
Geneviève Wackenthaler est une (nouvelle) présidente heureuse. A la tête du conseil de fabrique de Logelbach depuis mars, elle a pu, comme tous les paroissiens de Notre-Dame de l'Assomption, réinvestir l'édifice religieux le 15 août dernier, date évidemment symbolique pour une église dédiée à la Vierge Marie, église blanche qui fut érigée entre 1925 et 1927 sur un terrain à l'époque légué par la famille Herzog.
« Il aurait été dommage d'amputer l'église de cette tour »
Dessinée par Camille Rudloff, consacrée en 1927, cette première église
"moderne" d'Alsace, la deuxième de France après celle du Raincy en région
parisienne, est en béton armé, ce qui en fait son originalité. Mais également
son talon d'Achille, puisque c'est ce matériau qui a donné des signes de
faiblesse il y a 20 mois lorsque des morceaux de béton étaient tombés du clocher.
Dans un premier temps, la municipalité avait envisagé de "descendre" le
clocher avant d'opter pour une consolidation de l'édifice, au grand soulagement
des paroissiens. « Quand on voit cette flèche blanche de loin, on se dit qu'il
aurait été dommage d'amputer l'église de cette tour », estime Geneviève
Wackenthaler. Rénové sous la direction de l'architecte Michel Spitz, le lieu de
culte a donc rouvert ses portes le 15 août à la fois aux membres de la
communauté de paroisses Les Sarments du Hohlandsbourg et aux fidèles de la
communauté traditionnelle Saint-Arbogast qui occupent l'église le dimanche
matin. « On a retrouvé notre vie paroissiale », confie Geneviève Wackenthaler.
Source : DNA du jeudi 3 novembre 2011
Plusieurs chantiers se superposent. Celui de
la requalification du château ainsi que les fouilles archéologiques, qui ont mis
au jour des chantiers médiévaux ainsi que les travées en béton qui soutenaient
les grues, dans les années 90...
Des fouilles archéologiques au pied des travaux de requalification. C'est une étrange et belle coïncidence. Alors que le château du Hohlandsbourg fait actuellement l'objet d'importants travaux de requalification, des fouilles archéologiques ont révélé, dans la cour intérieure, les vestiges de chantiers bien plus anciens, qui remontent à la fin du Moyen-Âge.
Lancé cette année, le chantier d'aménagement du château du Hohlandsbourg,
qui correspond à la dernière phase de requalification du site, a atteint son
rythme de croisière. La grue affronte les bourrasques tandis que les maçons
désossent les constructions intérieures pour les meubler de béton et
taillent les pierres qui habilleront ces logis.
Le gravier uniforme de la vaste cour du château n'est plus qu'un
souvenir. Les archéologues du PAIR (Pôle Archéologique Interdépartemental
Rhénan), y ont creusé de vastes saignées qui mettent la roche-mère à nu sur
400 m².
L'Age du Bronze aux abonnés absents
L'une des principales problématiques qui justifiaient la fouille
préventive de la cour intérieure (en amont d'un chantier qui allait détruire
les couches archéologiques), s'est soldée par un échec. « Ça va mettre tout
le monde d'accord, il n'y a pas de niveau de l'âge du bronze en place à
l'intérieur du site », énonce Antoine Ferrier, protohistorien coresponsable
des fouilles.
Même si une hache polie, entre autres objets datant de cette période (1300 à 750 av. J.C.),
a pu être mise au jour, le site a été tellement
bouleversé qu'aucune trouvaille ne semble scientifiquement exploitable car
désolidarisée de son milieu originel.
« Ce site unique en Europe par sa situation et sa superficie a pourtant
livré plus de céramiques de l'âge du bronze que toute la Lorraine », se
désole Antoine Ferrier...
Par contre ces fouilles, en cours d'achèvement, ont ouvert une fenêtre
sur un autre chantier, vieux de plusieurs siècles, celui-ci, et qui fait
étonnamment écho aux travaux actuels.
« Avant l'aménagement du château au XVIe siècle, la cour
intérieure était beaucoup plus petite et limitée par un gros affleurement
rocheux. Au XVIe siècle, on y a mené des travaux monumentaux
pour la construction du château, décrit Jacky Koch, l'un des responsables de
la fouille. L'affleurement a servi de carrière pour le chantier, dont on a
retrouvé les fronts de taille. À côté, nous avons mis au jour une aire de
travail sur laquelle on préparait le mortier ».
Ce chantier de fouilles représente donc une belle opportunité d'en savoir
plus sur la construction des châteaux. « On a utilisé du mortier médiocre,
constate l'archéologue, parce qu'il fallait les construire rapidement. »
500 ouvriers au XVIe siècle une poignée aujourd'hui
Jacky Kock avance le chiffre de 500 à 600 manoeuvres, paysans de corvée
et artisans spécialisés pour le réaménagement et la modernisation du château
au XVIe siècle. Voire même d'un millier de personnes, toutes
tâches confondues, pour construire la forteresse de Rodolphe de Habsbourg en
l'espace de cinq à huit ans, à la fin du XIIIe siècle. « Les
archives mentionnent 300 ouvriers envoyés par le Duc de Lorraine pour la
construction d'une tour au château de Haut-Ribeaupierre en 1 481 »,
rappelle-t-il. Aujourd'hui, quelques ouvriers de l'entreprise Scherberich
assurent à eux seuls la réfection du château.
Au milieu des couches historiques, deux travées de béton jouent les
trouble-fête. Reliquats des fondations des grues qui avaient contribué à la
reconstruction du château dans les années 90, elles semblent témoigner d'une
récurrence certaine du BTP, passée aujourd'hui au révélateur de
l'archéologie.
Source : JF-O, DNA du vendredi 4 novembre 2011
Dans notre édition de vendredi, nous évoquions les fouilles archéologiques effectuées dans la cour du château du Hohlandsbourg. Celles-ci n'ont pas révélé de niveau d'occupation de l'Age du Bronze en place (c'est-à-dire non perturbé par les activités ultérieures). Précisons qu'une vaste zone d'habitat fortifiée, datant de cette période (1300-750 av. J.-C.), avait été localisée et fouillée tout autour du château. L'intérieur a en revanche été bien trop arasé au Moyen-Âge pour fournir des renseignements sur cette occupation.
Les archéologues du PAIR (Pôle archéologique interdépartemental rhénan) recherchaient des vestiges de l'âge du bronze dans la cour du château du Hohlandsbourg, lui-même faisant l'objet d'une phase d'aménagement. L'âge du bronze est resté muet. En revanche, un autre chantier est apparu sous les truelles, avec une carrière et les vestiges des ateliers qui ont servi à l'agrandissement du château au XVIe siècle. Un chantier qui aurait mobilisé quelque 500 ouvriers, selon les archéologues.
Source : DNA du samedi 5 novembre 2011
La hache polie de l'Age du Bronze découverte cet automne
(photo DNA Laurent bersetzer)
Le château du Hohlandsbourg accueillera, à terme, le musée dans lequel seront exposés les objets découverts lors des fouilles archéologiques.
Près de deux mètres sous la surface de la cour du château, Audrey déblaye
la roche en place après avoir tenté de retrouver cette couche de l'Age du
Bronze, tant désirée et pourtant éliminée par les chamboulements liés aux
aménagements médiévaux.
« Mon travail consiste à creuser, niveau après niveau, pour trouver et
référencer des objets, du mobilier archéologique, qui feront pour certains
d'entre eux l'objet d'une mise en valeur dans ce même château »,
explique-t-elle. Céramiques, ossements ou objets en bronze seront d'abord
confiés à des spécialistes qui les nettoieront avant de les identifier
précisément et de les protéger par un traitement adéquat, qui stabilise le
métal ou le bois, par exemple.
Le chantier de fouilles préventives du Hohlandsbourg
a ceci de particulier que les vestiges archéologiques les plus intéressants
poursuivront leur existence in situ, dans les salles d'exposition qui sont
actuellement en cours d'aménagement dans les logis du château.
La hache polie qui vient d'être mise au jour, devrait notamment y
rejoindre les nombreux objets découverts lors des fouilles précédentes.
Source : Héloïse Babo (élève de 3e en stage-découverte aux DNA) avec JF-O, DNA du vendredi 4 novembre 2011
La rue de la Victoire avant les bombardements de
la Seconde guerre mondiale
Mort à 31 ans, il y a un peu plus d'un demi-siècle, Joseph Bauer a réalisé une série d'aquarelles, huiles et dessins durant l'annexion allemande et l'après-guerre.
Les tableaux de cet artiste de Wintzenheim, connu par les plus anciens sous le nom affectueux « D'r Bauer Seppala », sont disséminés dans de nombreuses familles de la ville. Félice Bauer, sa belle-soeur, et ses neveux Michel et Stéphane proposent une rétrospective de son travail, durant trois jours, à la salle du Lévrier à la mairie de Wintzenheim.
Trop courte vie d'artiste
Ils expliquent : « Nous voulons raviver le souvenir de cette courte vie d'un
artiste bien connu à Wintzenheim. La peinture était sa
grande passion depuis l'adolescence ! ».
Né en 1927, trop jeune pour participer à la guerre, Joseph Bauer était chargé
durant l'Occupation des décors du « Kolmarer Stadt-Theater » et il s'occupait
également des scènes du cercle catholique (le «bangala») de son village. Très
malade, il a su poursuivre son oeuvre jusqu'à la fin de sa vie, en 1958.
Aujourd'hui, ses dizaines de toiles ont une vraie valeur d'archives locales.
On y découvre des scènes de la vie rurale, des paysages, des bouquets, la rue
des Laboureurs, de la Brasserie, de l'Ancienne Église dans leur décor d'antan,
des quartiers qui ont évolué au fil du temps et qui sont entièrement transformés
de nos jours. Cette exposition est donc non seulement une découverte artistique,
mais également une plongée dans l'histoire locale.
Source : DNA du samedi 5 novembre 2011
La Société d'histoire de Wintzenheim a tenu, dernièrement, son assemblée générale. Il en ressort globalement un bilan positif.
Le président de la Société d'histoire de Wintzenheim, Jean-Jacques Muller, a salué les membres présents dont Serge Nicole maire de Wintzenheim, le député Jean-Louis Christ, le conseiller général Lucien Muller, le conseiller régional Jacques Cattin et Valérie Haidar, adjointe au maire de Wintzenheim. La partie statutaire a permis de constater le bon fonctionnement de la société qui dégage un bilan financier appréciable.
Le tiers sortant a été reconduit : Hubert Krick, Bruno Meyer et Jean-Jacques Muller.
Le président a annoncé que la Société d'histoire ne participera pas, cette année, au Salon du livre (fin novembre) à Colmar, « vu le peu d'annuaires qui y est vendu. » La Société d'histoire tient un rôle utile dans la commune, d'une part pour tenir à jour les archives et documents historiques sous la conduite de Charles Schillinger, d'autre part, pour aider la population dans ses recherches diverses. Les travaux des particuliers sont souvent généalogiques et les archives locales remontant au XVIe siècle peuvent souvent répondre à leurs sollicitations.
Dans son intervention, Serge Nicole a fait part des difficultés de fonctionnement, du manque de bénévoles : « Il faut garder les anciens qui sont la mémoire vivante. Il est important de laisser des annuaires aux jeunes générations pour que l'histoire locale ne sombre dans l'oubli ». Il a évoqué la mise en place d'un circuit historique qui permet de découvrir les richesses cachées de la commune. La visite de l'église paroissiale Saint-Laurent, avec Marie Claude Isner, lors des journées du patrimoine, a attiré un nombre appréciable de paroissiens. Jean-Louis Christ a précisé qu'il va « appuyer une demande de subvention auprès du ministère de la culture. »
Le président a annoncé qu'il souhaite passer le flambeau de la présidence pour l'automne 2012 et, faute de successeur, dernier délai en 2013. Avant de clore l'assemblée générale, M. Jay a fait un exposé sur l'eau, son impact sur l'habitat, les moyens scientifiques pouvant détecter l'eau et les cavités associées.
Source : Sven Bachert, L'Alsace du jeudi 10 novembre 2011
La rue des Laboureurs à Wintzenheim, vue par
Joseph BauerDisparu prématurément en 1958, Joseph Bauer a cependant laissé des œuvres qui ont aujourd'hui valeur d'archives. À découvrir ce week-end à Wintzenheim
Grâce à une exposition rétrospective qui se tiendra vendredi 11, samedi 12 et
dimanche 13 novembre à la galerie du Lévrier, la ville de Wintzenheim
rend hommage à Joseph Bauer, artiste local, décédé à l'âge de 31 ans en 1958.
Au-delà du dessinateur, peintre célèbre dans sa ville, c'est l'amoureux du
vieux Wintzenheim dans sa beauté qui est mis en valeur.
Ce sont Félice Bauer, sa belle-soeur et ses neveux, Michel et Stéphane, qui
ont eu l'idée de cette exposition autour d'une série d'aquarelles, huiles et
dessins réalisées durant l'annexion allemande et pendant la guerre. Ces oeuvres,
disséminées dans bon nombre de foyers de Wintzenheim,
ont ainsi été rassemblées pour cette exposition artistique et historique qui
illustre le Wintzenheim de la guerre. Cette exposition
ravive le souvenir de Joseph Bauer, artiste au talent reconnu dont les œuvres
sont empreintes d'une grande modernité pour son époque.
Né en 1927, Joseph Bauer était un perfectionniste qui a toujours dessiné,
c'était une passion. Malheureusement la maladie l'a emporté : il est mort à 31
ans d'une tuberculose. Il a laissé derrière lui des dizaines de peintures, de
fusains, de dessins, d'huiles dont celles réalisées durant la guerre, alors
qu'il n'était encore qu'adolescent. « Il installait son chevalet dans des
coins pittoresques de la cité ; ces aquarelles ont une valeur d'archive »
note sa belle-soeur, Félice Bauer.
On découvre ainsi la place de la République, la fontaine à la Vierge, les
rues des Laboureurs (notre photo), Neuve, de la Brasserie, de l'Ancienne église,
de la Victoire ou de l'Abbé Stupfel avec des charrettes à foin ou des attelages.
Depuis, telle rue a été ouverte, telle maison a été démolie, tel quartier s'est
construit. On redécouvre des coins totalement transformés aujourd'hui.
L'exposition qui est consacrée à Joseph Bauer offre ainsi plus qu'un aperçu
de son talent ; elle rassemble l'oeuvre d'une vie trop courte au travers de
tableaux du Wintzenheim de l'époque avec des détails
de ruelles, de toits, de vues sous un angle improbable qui témoignent de choses
disparues aujourd'hui et de maisons détruites.
Source : Sven Bachert, L'Alsace du vendredi 11 novembre 2011
L'avantage de l'archéologie minière, qui doit se
plier aux règles de la spéléologie : à quelques détails près, l'archéologue voit
ce que voyait le mineur, cinq siècles auparavant (photo Julien Kauffmann DNA)
Longtemps après les derniers mineurs, on sonde à nouveau les profondeurs de la montagne du Hohlandsberg. Cette fois-ci, on n'y recherche plus du cuivre, mais, à la lueur des lampes leds des casques, les traces d'une activité passée en ces lieux. Un groupe d'archéologues s'est livré ici pendant une semaine à des fouilles souterraines.
Alors que la pelleteuse avait à peine ouvert la première mine et ménagé un
accès à dimension humaine, Patrick Clerc, archéologue professionnel et
spéléologue amateur, s'est engouffré dare-dare dans ce souterrain présumé
labyrinthique.
« J'ai progressé jusqu'à une zone éboulée, et là je suis tombé nez à nez avec
un blaireau, tapis dans l'obscurité. » Patrick n'a pas insisté, le combat aurait
été trop inégal. Du coup, il a remis au printemps prochain l'étude de cette
mine-ci. Sachant qu'une autre ouverture s'offrait à l'équipe de recherche, à
flanc de montagne.
« Je suis tombé nez à nez avec... un blaireau »
Une deuxième mine apparaît donc sous les coups de griffe du bulldozer. Mais
ne se livre pas totalement. L'éboulement de l'entrée n'a laissé qu'un passage de
quelques dizaines de centimètres de hauteur, noyé dans les racines, qu'il faut
franchir avant de se retrouver dans une galerie finalement haute de deux mètres.
La mine revit, le temps d'y percer quelques sondages. Elle résonne à nouveau
de ces grattements furieux, qui étaient d'abord le fait de quelques mineurs
avides de lever le voile sur un éventuel filon. Peine perdue, cette galerie est
stérile.
Patrick réalise une topographie de la mine tandis que Joseph, un étudiant en
archéologie, creuse le sol à l'aide de sa pelle et de sa truelle, éclairé par la
seule lampe de son casque. Pas facile, dans ces conditions, de localiser du bois
ou du charbon de bois, même en écarquillant les yeux dans la pénombre...
« Ce sont ces petits éléments qui vont nous permettre de dater précisément
l'exploitation de la mine, par datation au Carbone 14 ou par dendrochronologie
(la datation d'un morceau de bois d'après les cernes qui le composent, ndlr),
précise Patrick Clerc. Le bois se conserve relativement bien dès lors que
l'environnement est très humide. »
En attendant de pouvoir affiner cette datation, les archéologues peuvent déjà
déduire une période d'exploitation à partir de la forme de la galerie et des
traces d'outils.
« On avançait alors de 5 à 8 cm par jour »
« Cette forme ogivale, avec des parois planes, est typique du XVIe
siècle. À certains endroits, apparaissent des traces d'outils, des pointerolles
(un burin emmanché sur lequel on frappait avec un marteau, ndlr). C'était avant
que l'on n'utilise la poudre. On avançait alors de 5 à 8 cm par jour (il aura
donc fallu 300 jours pour creuser cette galerie). »
Ceux qui espéraient un lien entre cette exploitation d'un filon de cuivre
argentifère et le Hohlandsbourg,
où un habitat de l'Age du Bronze (1200 à 750 av. J.-C.) avait été mis au jour
seront certainement déçus par cette datation. Le massif du Hohlandsberg, qui
avait fait l'objet d'une prospection par laser scanner aérien (on scanne la
surface du sol pour détecter des structures) sur une superficie de 10 km² par le
PAIR (Pôle Archéologique Interdépartemental Rhénan), n'a toutefois pas encore
livré tous ses secrets...
« Nous travaillons sur une problématique qui touche à toutes les périodes
d'occupation de ce massif, souligne Jacky Koch, le coordonnateur du projet
collectif de recherches soutenu par le PAIR. Un massif qui n'a pas toujours été
couvert de forêts, à en juger par le nombre de sites repérés par les
prospections radar. »
À ces mines, se superposent en effet des fortifications de la Grande Guerre,
des sites fortifiés du Moyen-Age ainsi qu'un habitat de l'Age du bronze, inédit
par son ampleur et son altitude. Avant même la route des cinq châteaux, le
massif du Hohlandsberg a pu être un véritable boulevard...
Source : DNA du jeudi 8 décembre 2011
A l'occasion
de ses 25 ans, l'association de gymnastique volontaire de Wintzenheim a voulu
mettre à l'honneur ses plus fidèles membres, en particulier ceux qui sont
présents depuis au moins vingt ans (photo Sven Bachert, L'Alsace du 10.12.2011).
Tout le monde le sait, la pratique régulière d’une activité physique, même à intensité modérée, a des effets bénéfiques sur l’amélioration de la santé. Des études scientifiques récentes apportent aujourd’hui la preuve que sédentarité et manque d’exercice constituent les principaux facteurs de risque pour la santé.
Une raison d’être pour la Fédération Française d’Éducation Physique et
de Gymnastique Volontaire qui, depuis plus de 120 ans, propose, à près de
560.000 adhérents de tous âges, des séances régulières d’activités physiques
diversifiées.
Aujourd’hui, la Gymnastique Volontaire est bien devenue le
mouvement de masse espéré puisque, grâce à l’évolution constante de ses
effectifs, elle figure au 3ème rang des fédérations nationales tous sports
confondus, et au 1er rang des fédérations nationales non compétitives.
La G.V. à Wintzenheim
L’Association de Gymnastique Volontaire de Wintzenheim a
été créée il y a 25 ans, en 1986, par Arlette Battmann, accompagnée de quelques
dames courageuses et visionnaires. Il fallait à l’époque beaucoup de volonté et
de détermination pour convaincre les autorités et obtenir des créneaux horaires
dans une salle de sport. Les plus anciens se rappelleront des premières séances
dans des sous-sols de bâtiments publics ainsi que dans la halle des fêtes. D’une
heure par semaine pour quelques personnes, à 11 heures, pour 300 personnes
actuellement, que de chemin parcouru !
La présidente et unique animatrice,
Arlette Battmann, ne tarda pas à multiplier les initiatives pour élargir les
activités. En plus des séances « adultes », l’association proposa des séances
réservées aux enfants, puis des séances de volley, ainsi que des stages
ponctuels de tennis, rollers, dance, initiation à l’orientation…
Plus tard,
pour des questions d’organisation, il a fallu se résoudre à abandonner certaines
activités pour se consacrer exclusivement aux activités adultes et jeunes à
partir de 16 ans.
Sous l’impulsion de Bernard Ehrhart, président de 1996 à
2010, l’association a pris le tournant de la modernité. De nouveaux moyens de
promotion, de nouveaux statuts pour les animatrices et une gestion rigoureuses
ont permis à l’association de se développer dans un contexte de
règlementations de plus en plus draconiennes.
Il y a 2 ans, Bernard Ehrhart a
transmis le flambeau de la présidence à Annick Vrignaud, présente et active dans
l’association depuis de très nombreuses années.
Actuellement, l’association
propose neuf heures d’activité par semaine, animées par 5 animatrices diplômées,
ayant chacune sa spécificité, sa personnalité, son public pour des séances de
gym d’entretien, gym douce, gym tonique, gym-fitness, stretching, et step. Deux
séances de volley loisirs complètent le programme.
Les horaires sont bien
répartis tout au long de la semaine, en matinée et en soirée dans 3 salles à
Wintzenheim et Logelbach.
Toutes les séances sont mixtes, mais les dames
constituent l’essentiel des effectifs.
L’association de Gymnastique Volontaire de Wintzenheim est devenue au cours
de ces 25 années un acteur majeur dans la vie associative locale.
Source : La Gazette du Lévrier n° 46 - Automne/hiver 2011, L'Alsace du samedi 10 et les DNA du dimanche 11 décembre 2011
Cette fontaine a vécu, elle sera remplacée par un miroir d'eau.
Les travaux d'aménagement du centre-ville de Wintzenheim ont débuté. Ainsi, sur le secteur allant de l'ancien site Jaz à la place des fêtes, les travaux d'aménagement sont en cours. Exit certains arbres le long de la route de Colmar, les trottoirs et espaces verts devant la gendarmerie, l'espace vert et la fontaine de la place des fêtes... Wintzenheim aura un nouveau visage. À hauteur de l'intersection de la rue des Trois-Châteaux, rue des Trois-Epis, route de Colmar, un carrefour giratoire va être aménagé. Ceci constitue une première phase des travaux d'aménagement du centre, travaux qui s'échelonneront sur deux ans et iront jusqu'à la chapelle Notre Dame du Bon Secours.
Disparition de la fontaine de la Halle des Fêtes
Jean-Pierre Jacob dénonce la démolition de la fontaine située sur le parvis de
la Halle des Fêtes. « Beaucoup d'habitants se sont émus de la disparition d'un
des emblèmes de leur commune », avance-t-il. « N'était-elle pas belle, cette
fontaine, surtout l'hiver, revêtue de ses atours de glace ? »
La disparition de cette fontaine était prévue. Dans le cadre du réaménagement
du centre-ville, dont les travaux ont récemment démarré, un miroir d'eau doit la
remplacer.
Source : L'Alsace du mercredi le 14 et DNA du dimanche 18 décembre 2011
Deuxième volet de notre série de portraits d'acteurs de théâtre alsacien avec Jean Hartmann, mémoire vivante du Théâtre de la chorale de Wintzenheim.
Cent vingt ans d'existence et pas une ride : c'est l'évènement que fêteront
en début d'année 2012 les membres du Théâtre de la chorale de
Wintzenheim. Une telle longévité est le fruit d'un engagement et d'un
souci permanent de transmettre expérience et vécu, ce dont Jean Hartmann est le
meilleur exemple.
À 85 ans dont soixante-cinq dans la troupe où il a occupé tous les rôles,
d'acteur à traducteur en dialecte, en passant par machiniste et accessoiriste,
il a été impliqué dans 45 pièces dont la plus mémorable, Der Hohlandsburg
Letzer Tag a connu un tel succès qu'elle a été présentée douze fois en
1924, 1939, 1954 et 1962. C'est d'ailleurs sur les planches, en 1948, qu'il fait
la connaissance de Marlise qui devait devenir son épouse.
Le creuset est tellement prolifique à Wintzenheim
que sept des dernières pièces jouées ont été écrites par Renée Ruffenach, épouse
du président d'alors, et que la traduction en alsacien a été assurée par Jean
Hartmann. « Après la guerre, les amusements étaient rares et l'animation
était dans le village. Basse dans la chorale, j'ai immédiatement participé aux
activités théâtrales et tenu les rôles d'acteur, scénariste, président.
Maintenant, je prends un peu de recul en m'efforçant de transmettre mon savoir
pour assurer la relève » explique Jean Hartmann.
Source : Jean-Luc Lehn, L'Alsace du mercredi 21 décembre 2011