Revue de presse réalisée par Guy Frank pour le compte de la Société d'Histoire de Wintzenheim. Ce travail de dépouillement quotidien permet de mesurer la place que nos journaux régionaux accordent à l'histoire et au patrimoine culturel de la commune. Qu'ils en soient ici remerciés. Les articles sont repris, entiers ou sous forme d'extraits, dans l'ordre chronologique de leur parution. Certains sujets reviennent à plusieurs reprises : c'est qu'ils ont fait l'actualité en 2010...
Durant
l’hiver 1944-45, la bataille de la poche de Colmar fit rage. Devant les
risques, la population fut obligée de se réfugier dans les caves pour s’abriter
des bombardements. Souvent plusieurs familles se regroupaient dans une cave plus
solide que les autres. Un groupe d’habitants a trouvé protection chez M.
Berna dont la maison était située à l’angle des rues Clemenceau et de
Turckheim. (collection Guy Frank)
Lundi, une dernière réunion a rassemblé les membres de la commission, chargée de la commémoration de la libération du 2 février 1945, autour de Marie-Odile Vogel, adjointe au maire. Les animations se dérouleront les samedi 6 et dimanche 7 février.
Une exposition à la mairie retracera le périple de la Première armée
française et des divisions US lors des combats de la Poche de Colmar. Un film
projeté en continu dans l'église évoquera ces évènements.
Une reconstitution dynamique se fera au centre-ville avec notamment un
campement français dans la propriété de Mme Staehle et une exposition dans
sa cave historique. A la mairie, ce sera un campement allemand et au 29 rue Clemenceau
un hôpital militaire.
Un défilé en musique avec distribution de chewing-gum
A 15h, place de la République, un spectacle retracera les faits marquants
de la journée du 2 février 1945 avec figurants en costume d'époque et véhicules
de la même période.
Enfin, rue de la Victoire, les pompiers animeront une rétrospective du
terrible incendie de janvier 1945 où périrent 29 personnes affairées à éteindre
le feu.
Comme en 1945, les libérateurs défileront en musique, des femmes revêtiront
le costume alsacien, et chewing-gum, chocolat et petits drapeaux seront
distribués.
Toutes ces animations ont été rendues possibles grâce à
l'implication des associations et de nombreux partenaires, commerçants ou
militaires, ainsi que des bénévoles.
Source : DNA du vendredi 22 janvier 2010
1945
: Albert Voegtli, futur Frère Parfait, inspecte la balustrade du clocher de
Wintzenheim dévastée par un obus. Au fond, on aperçoit le Letzenberg
(collection Guy Frank)
Avant Noël 1944, Wintzenheim et sa population ont été, en quelque sorte, les lointains témoins de la destruction des villages de la Poche de Colmar, en attendant que la guerre vienne leur imposer à son tour les innombrables malheurs d'une cité, emprisonnée entre les lignes de feu. Il n'est aucune journée, après le 1er janvier 1945 qui n'ait été marquée par les bombardements plus ou moins massifs ; aucune victime n'a d'abord été à déplorer. Il en fut autrement à partir du 10 janvier 1945 où l'on comptait déjà trois morts.
Pluie d'obusLe 12 janvier, après une matinée relativement calme, l'artillerie s'était manifestée plus fortement vers le soir. Vers 18 h 30, plusieurs obus de gros calibre s'abattirent sur la localité, dont l'un avait touché la maison du Dr Kretz, dans la rue Principale, un autre avait endommagé les immeubles Gaudel et Gspann, un troisième avait dévasté le clocher de l'église, et un autre était tombé sur la maison Blauder, dans l'actuelle rue de la Victoire, qui, à l'époque n'était qu'un cul-de-sac avec deux ruelles perpendiculaires. Cet obus avait provoqué un incendie qui s'était très vite propagé car le quartier était un seul pâté de maisons très anciennes. L'incendie gagna bientôt les immeubles Aloyse Muller, Louis Dietrich, la grange et l'écurie de M.-A. Muller, la maison Jules Schuller, où avait habité la famille Joseph, et les maisons des familles Albert Berna, veuve Kling et André Zibolt.
Les pompiers qui ont combattu le feu étaient sous le commandement de M. Kleim. Des civils et des militaires s'étaient joints à eux. Malheureusement, les sauveteurs ne disposaient que d'une modeste pompe à main alimentée par la fontaine publique. Les tuyauteries gelaient car neige et froid glacial sévissaient par -18°. Afin de poursuivre le combat contre le feu, une chaîne de solidarité humaine s'était mise en place, se passant les seaux d'eau de main à main. Un quart d'heure s'était écoulé depuis le début de l'opération de sauvetage quand un nouvel obus éclata au milieu des pompiers, des militaires et des civils. Sept pompiers et une dizaine de soldats avaient été tués sur le coup, deux autres civils succombaient à leurs graves blessures quelques jours plus tard. Six autres habitants avaient été grièvement blessés, dont deux restèrent infirmes. Joseph Braun devint aveugle et Mlle Zibolt fut amputée d'un pied.
Hommage à la Croix-BlancheIl convient de rendre un hommage particulier aux membres de la Croix-Blanche, section bien structurée qui existait à Wintzenheim avant la guerre et avait été transformée en Croix-Rouge pendant la guerre. Auguste Klein en avait été le président et le Dr Oppenheimer, le conseiller technique. Les membres de cette section avaient pu sauver la vie à plus d'un compatriote.
Le 2 février 1945, l'occupant n'opposa qu'une faible résistance, la pièce était jouée. Les troupes alliées n'eurent pas grand mal à déloger l'ennemi. C'est à peine si quelques coups de feu furent tirés de part et d'autre. Et pourtant, Wintzenheim avait souffert. Le 12 janvier, les batteries US, installées à l'observatoire des Trois-Épis, avaient cartonné la cave à bières Molly qui abritait le quartier général allemand du secteur. Tous les obus ne touchèrent pas leur but, et il y eut une dizaine de morts dans la population civile, parmi les pompiers et les secouristes, sans compter plusieurs maisons détruites par les tirs. Le dénouement était pourtant proche. Dans les derniers jours de janvier, les troupes allemandes firent mine de résister à Wintzenheim ; des tranchées furent creusées, des arbres abattus en travers des routes, toutes sortes de chicanes élevées.
Le cimetière israélite saccagéPour essayer d'enrayer l'avancée des alliés, les Allemands érigèrent trois barrages antichars dans les rues Clemenceau, de Turckheim et du Logelbach. Ces barrages avaient été érigés à l'aide de grumes et de pierres tombales provenant du cimetière israélite saccagé. Enfin, le 2 février vers 16 h 15, les blindés français atteignirent les quartiers périphériques du village et traversaient, quelques minutes plus tard, les rues de Wintzenheim sous les acclamations délirantes de la population. Malheureusement, au-delà de la Libération, la mort continua de rôder autour du village qui fut, pendant plusieurs jours, encore le point de mire des mortiers de la Wehrmacht.
Source : Sven Bachert, L'Alsace du mercredi 27 janvier 2010
Pour préparer les festivités commémoratives de la Libération de Wintzenheim (2 février 1945), un comité de pilotage, sous la houlette de Marie-Odile Vogel, adjointe au maire, a mis sur pied un programme d'animations pour les journées des samedi 6 et dimanche 7 février, et qui verront la participation des associations suivantes : Alsace Militaria, Adeif, Unc, la Société d'histoire, Nuit Blanche, le conseil municipal des jeunes, le conseil des aînés, le groupe folklorique Edelweiss, l'Harmonie municipale Hohlandsbourg, la batterie fanfare la Vaillante, le club de l'amitié, l'Usam de Horbourg-Wihr, Texas Oklahoma de Thionville et Air Infantery, le corps des sapeurs-pompiers de Wintzenheim, les réservistes du 152e Régiment d'infanterie, le Musée mémorial de la Poche de Colmar à Turckheim.
Le programmeSamedi 6 février : 10 h, ouverture au public ; 14 h, inauguration devant la mairie et présentation des campements ; 15 h, reconstitution historique ; 15 h 30, verre de l'amitié dans la salle du conseil ; 17 h, clôture.
Dimanche 7 février : 10 h, ouverture ; 15 h, reconstitution historique ; 16 h.
Durant les deux jours, une exposition, « Wintzenheim libéré », se tiendra à la mairie, salle du Lévrier, samedi de 10 h à 17 h et dimanche de 10 h à 16 h, de même que les tables rondes avec les anciens du club de l'amitié, et qu'une exposition, « La vie dans les caves », et une autre sur l'incendie de la rue de la Victoire avec le véhicule Delahaye en statique et les pompiers en tenus d'époque.
De 10 h à 17 h, reconstitution au centre ville : campement français avec son État major, 2, rue de la Brasserie ; campement allemand, poste de commandement et dépôt de munitions à la mairie ; hôpital militaire de campagne, 29 rue Clemenceau. À 15 h, place de la République, hommage aux libérateurs sous forme d'un spectacle. Sur la base des récits existants, l'association Alsace Militaria mettra en scène, avec l'aide de figurants et de véhicules d'époque, cette journée symbole de la Libération de Wintzenheim.
L'Alsace du mercredi 27 janvier 2010
La rue de la Victoire sous les décombres
(photo extraite du livre "Wintzenheim
1939-1945" de Guy Frank)
Jusqu'à la fin de l'année 1944, Wintzenheim a été épargné par la bataille de la Poche de Colmar, à l'exception du quartier du Logelbach durement touché en décembre. Malheureusement pour la ville, janvier et février 1945 ont apporté leurs lots de désolation.
En effet, les armées alliées installées au nord de Wintzenheim
prenaient pour cible les postes de transmission et le quartier général
allemand logé depuis le 5 janvier au Bierkeller (rue des caves)
De nombreux obus sont tombés en ce début d'année, surtout les 10, 11 et 12
janvier. Les tirs provenaient de l'arrière des collines du Brand et du
Letzenberg, les Allemands répondaient eux à partir de Saint-Gilles et du
pied du Rotenberg. Ainsi le 10, des obus atteignaient des habitations, rue du
Maréchal Joffre, faisant deux morts et un blessé et le 11, un obus tombait
sur la maison Thomas, 15 place de la république (Marikplatz), sans faire de
victimes.
L'incendie rue de la victoire
Le 12 janvier, des tirs touchaient tout d'abord des habitations de la rue
Principale (rue Clemenceau), puis deux projectiles tombèrent vers 20h dans la
Wolfgasse (rue de la victoire).
Hélène Biller, née Unternehr, une jeune voisine à l'époque, raconte :
« Le soir du 12 janvier, j'étais à la maison, quand soudain j'entendis
l'explosion proche d'un obus. La maison Blaurer, au fond de la ruelle,
n'existait plus ! Avec les voisins, nous sommes allés constater les dégâts.
Un second projectile est alors tombé, qui a touché une grange à foin, et
l'incendie s'est déclaré.
Les pompiers, des militaires allemands et des civils sont accourus pour éteindre
le feu. Les gens couraient dans tous les sens et c'est à cet instant que le
troisième obus est tombé au milieu des sauveteurs. J'étais indemne par
miracle, d'autres ont eu moins de chance. Notre voisine, Mme Kling et sa fille
Antoinette ont été blessées par de nombreux éclats. Joseph Braun saignait
des yeux et était secouru par le Dr Pflimlin. Je me souviens encore du curé
Ries, avec sa soutane gelée, qui est venu aider les blessés. Ce soir-là, il
faisait très froid et l'eau gelait dans les tuyaux d'incendie, obligeant les
gens à chercher l'eau à la fontaine. »
Le bilan était très lourd, un véritable carnage : 14 civils et des
soldats furent tués et on dénombrait de nombreux blessés. Le combat contre
les flammes cessa, heureusement, car vers 22 h, un autre tir atteignait
le lieu du sinistre.
Hélène Biller, qui fut témoin de l'incendie du 12 janvier 1945
(photo Guy Frank, 8 juin 2004)
La journée du 2 février 1945
En ce début du mois de février, l'occupant allemand croyait encore
en la victoire. « Wir kämpfen bis zum Sieg » , nous
combattrons jusqu' à la victoire, clamait un titre du « Kolmarer Kurier »
du 1er février.
En janvier , l'armée allemande avait fait creuser des tranchées et ériger
des barrages avec des troncs d'arbre et des pierres tombales arrachées au
cimetière israélite de Wintzenheim. Mais
heureusement pour la ville , il n'y eut pas de résistance, car à
l'approche des Alliés, les Allemands ont fui vers Rouffach. Le 2 février,
vers 16 h 15 les blindés français atteignaient les quartiers Est,
puis traversaient Wintzenheim sous les acclamations
de la population soulagée. Le soir même, des militaires français étaient hébergés
par les habitants de Wintzenheim.
Wintzenheim en fête
La Ville a célébré officiellement cette libération le dimanche 18 février 1945. C'est le maire Emile Tannacher qui a présidé les cérémonies. Une messe à la mémoire des victimes eut lieu le matin devant une grande affluence. Les sociétés locales et la population ont défilé pour déposer une gerbe au monument aux morts. L'après-midi, la statue de la Vierge fut transportée de l'église à la chapelle Notre-Dame.
Source : DNA du mercredi 3 février 2010
Lucien
Brenner (à gauche), coiffeur de la Küsten-Batterie à Lemnos-Petra Grèce en 1943-44
(collection Lucien Brenner)
Lucien Brenner, né en 1922, a 17 ans lorsque la guerre éclate. Il travaille au salon de coiffure avec sa mère. En juin 1941, âgé de 19 ans, Lucien est contacté par Auguste Sontag, instituteur et résistant. Ce dernier le charge de la distribution de tracts anti-nazis et de journaux et du transport de matériel dans la région. Ces faits sont passibles de prison et, pire, de la mort, à cette époque tragique.
Le 11 octobre 1941, Lucien Brenner est convoqué pour le service au RDA, le Reichsarbeitsdienst, service de travail du Reich, sorte d'antichambre à l'incorporation dans la Wehrmacht. Il n'a pas le choix ou si peu : en cas de refus, c'est la prison assurée et des menaces de déportation pour sa famille. Jusqu'en 1942, Lucien se retrouve en Allemagne à construire des hangars pour les chars. Dès lors, il n'a plus de contact avec la résistance. Auguste Sontag a été arrêté et sera exécuté à Stuttgart.
« Si nous devons expier... »
En août 1942, Lucien est enrôlé dans l'armée allemande et il fait ses
classes à Augsbourg. Il évite, sans comprendre pourquoi, le front de l'Est et
se retrouve en Grèce, sur l'île de Lemnos, face aux Dardanelles. Il y restera
pendant 18 mois. Son unité n'a pas tiré de coup de feu et n'a aucun mort sur
sa conscience. Il était le coiffeur de la batterie et, à ce titre, il a reçu
quelques confidences des Allemands. Un soldat assez âgé et qui avait été sur
le front de l'Est, lui a confié un jour : « Si nous devons expier ce
que nous avons fait en Russie, il ne restera plus une pierre sur l'autre en
Allemagne ! »...
En octobre 1944, sous la pression des attaques aériennes américaines, les
Allemands abandonnent l'île de Lemnos et fuient vers le Nord. C'est le début
de l'exode à travers les Balkans. En Yougoslavie, Lucien Brenner est fait
prisonnier par les partisans, près de la frontière autrichienne, et c'est la
longue marche vers Belgrade, affamé et épuisé. « J'ai fait 200 km,
pieds nus, en chemise et pantalon, parce que les partisans se sont attribués le
reste ».
Vers le 15 juillet, Lucien est rapatrié à Marseille ,puis à Chalon-sur-Saône.
Il arrive dans la maison familiale le 28 août 1945, bien après la libération
de Wintzenheim, mais il est vivant. « J'avais du
mal à croiser le regard des mères qui avaient perdu un fils ou un mari ».
Lucien a repris son métier de coiffeur.
Source : DNA du mercredi 3 février 2010
Lors
des cérémonies, Ludovic Conte supervise du perron de la Mairie les
différentes phases de la reconstitution historique (photo Guy Frank, samedi 6
février 2010).
Ils participent aux événements commémoratifs de la libération des villages alsaciens aux côtés des anciens combattants pour reconstituer l'histoire. Soucieux du détail, ils se mettent dans la peau des GI's ou des soldats de la Wehrmacht en faisant abstraction de toute idéologie. Petit dico de la reconstitution avec trois Colmariens, Ludovic, Lionel et Frédéric.
A comme antécédents. Ludovic : « Je suis passionné d'histoire. Et membre de la société d'histoire de Wintzenheim. J'ai découvert la reconstitution historique en visitant la casemate d'Uffheim, près de Sierentz. J'y ai découvert une ambiance, une rigueur aussi. J'ai ensuite rejoint l'association Alsace Militaria. La reconstitution me permet de franchir une étape en me mettant dans la peau d'un combattant de l'époque et en y adhérant de la façon la plus réelle possible. » [...]
I comme incorporés de force. Frédéric : « Je porte un uniforme allemand de soldat de la Wehrmacht. Des gens de ma famille ont endossé cet uniforme. Je joue ce rôle pour contribuer à ne pas faire tomber les incorporés dans l'oubli. » Ludovic : « Le problème de l'uniforme allemand, c'est de se faire accepter en tant que personne représentant l'ennemi. Mon père m'a reproché de m'habiller en "schleu". Mais c'est ça, l'histoire. Il n'y a pas que les soldats américains. Si l'on veut organiser une manifestation crédible et ne pas montrer qu'un seul aspect de l'histoire, comme ce week-end à Wintzenheim, il ne doit pas y avoir que des GI's... ».
Le point de vue des anciens combattantsPour François Scherr, directeur départemental de l'Office National des
Anciens Combattants, les reconstituteurs sont très utiles lors des cérémonies.
« Souvent ce sont des jeunes, qui contribuent au maintien d'éléments
de mémoire, assure-t-il. Nous cautionnons ce qu'ils font dans la mesure où
la reconstitution se fait dans le respect de l'histoire et de la véracité
des équipements et se déroule dans un cadre mémoriel. »
Quant aux uniformes allemands, « nous sommes partie prenante avec la
municipalité de Wintzenheim pour les faire participer aux animations, ce
week-end, puisqu'il s'agit de reconstituer un moment de la bataille en
mettant en scène attaquants et défenseurs. » En revanche il s'oppose
au fait de vouloir mettre les incorporés de force en évidence. « Ce
n'est pas leur rôle de défendre cette cause. Il incombe aux historiens. »
Source : JF-O, DNA du jeudi 4 février 2010
Reconstitution
d'un campement français dans la cour et la cave de l'ancienne brasserie (photo Félicia
Frank, 6 février 2010)
Des reconstitutions historiques sont prévues, aujourd'hui et demain, à l'occasion du 65e anniversaire de la libération de Wintzenheim, en plus des expositions.
Dans le cadre des festivités du 65e anniversaire de la Libération, une cérémonie s'est déroulée mardi soir au monument aux morts de Wintzenheim, sous la présidence du maire, Serge Nicole.
Devant une nombreuse assistance, le maire a ravivé le souvenir de la liesse qui a parcouru la ville le 2 février 1945, rendant hommage à ceux qui, au prix de leur vie, permettent à la génération actuelle de partager le droit de notre terre, il a rappelé le droit de fraternité et de liberté toujours garante de la paix, avant de déposer une gerbe au pied du monument aux morts, entouré des élus, du conseil municipal des jeunes et des présidents de l'ADEIF et de l'UNC, Antoine Abt et Christian Calabrèse.
Les musiciens de la Vaillante et de l'Harmonie Hohlandsbourg ont apporté leur concours à cette cérémonie à laquelle assistait également un détachement du 152e régiment d'infanterie et du corps des sapeurs-pompiers de Wintzenheim.
Des campements français et allemand
Les cérémonies commémoratives se poursuivront ce samedi 6 et dimanche 7 selon le programme ci-dessous. À noter qu'une messe pour le 65e anniversaire de la Libération sera célébrée le dimanche 7 février à 9 h 30 en l'église Saint-Laurent.
De 10 h à 17 h en continu : reconstitution dynamique au centre ville ; campement français avec son état major (cour et cave de Mme Staehlé, 2 rue de la Brasserie) ; campement allemand avec son poste de commandement et dépôt de munitions à la mairie ; hôpital militaire de campagne (29 rue Clemenceau) ; à 14 h : inauguration avec accueil des officiels devant la mairie et présentation des campements.
À 15 h place de la République : un hommage sera rendu aux libérateurs sous la forme d'un spectacle d'une durée de vingt minutes relatant les faits marquants de la journée du 2 février 1945. Sur la base des récits existants, l'association Alsace Militaria mettra en scène, avec l'aide de figurants et de véhicules d'époque, cette journée symbole de la libération de Wintzenheim. À 15 h 30, le verre de l'amitié sera offert dans la salle du conseil de la mairie.
Dimanche 7 février, les campements seront ouverts au public de 10 h à 16 h ; à 15 h : reconstitution historique (20 minutes).
Des expositionsUne première exposition intitulée « Wintzenheim libéré » se tiendra à la mairie, dans la salle du Lévrier (en continu, samedi de 10 h à 17 h et dimanche de 10 h à 16 h).
Une deuxième exposition, « La vie dans les caves », sera présentée par la Société d'histoire de Wintzenheim, dans la cave-abri Staehlé, 2 rue de la Brasserie (en continu, samedi de 10 h à 17 h et dimanche de 10 h à 16 h).
Enfin, une exposition sur l'incendie de la rue de la Victoire avec le véhicule Delahaye en statique et les pompiers en action en tenues d'époque sera visible rue de la Victoire.
Source : L'Alsace du samedi 6 février 2010
Tirs à blanc et machines d'époque ont plongé
le public dans l'ambiance des combats de rue pour la libération
de Wintzenheim (photo Félicia Frank, 6 février 2010)
Un week-end aux couleurs de l'histoire reconstituée fait revivre la libération de Wintzenheim avec 40 acteurs et figurants.
Pour se mettre dans l'ambiance, il suffit de descendre dans la cave de la rue de la Brasserie, qui a servi d'abri à la fin de la dernière guerre : c'est là que les membres de l'association Alsace militaria ont installé pour le week-end la reconstitution d'un poste de commandement des forces alliées, avec lits de camps et réseaux téléphoniques par câble, garantis d'époque. Jusqu'à ce soir, Wintzenheim revit sa libération grâce à 40 figurants et leur matériel (programme ci-contre)
En début d'après-midi, une reconstitution pétaradante, avec force coups de feu et mouvements de véhicules kaki, évoque les derniers jours de l'occupation de Wintzenheim, depuis le tragique bombardement avec incendie du 12 janvier 1945, jusqu'aux pouvoirs rendus au maire légitime de l'époque, le 2 février.
Pendant un an, Alsace militaria a travaillé à cette fresque en liaison avec les anciens combattants locaux et d'autres associations : certaines locales, comme l'Usam et ses véhicules, ou le collectif Air infanterie, mais aussi Texas Oklahoma, de Lorraine, et 39-45 histoire vivante, d'autres passionnés venus du Nord et de Belgique.
Le programme
Les cérémonies commémoratives se poursuivent aujourd'hui dimanche 7, d'abord par une messe pour le 65e anniversaire de la Libération, à 9 h 30 à l'église Saint-Laurent.
De 10 h à 16 h en continu : reconstitution dynamique au centre ville ; campement français avec son état major (cour et cave de Mme Staehlé, 2 rue de la Brasserie) ; campement allemand avec son poste de commandement et dépôt de munitions à la mairie ; hôpital militaire de campagne (29 rue Clemenceau).
À 15 h place de la République : un hommage sera rendu aux libérateurs sous la forme d'un spectacle d'une durée de vingt minutes relatant les faits marquants de la journée du 2 février 1945. Sur la base des récits existants, l'association Alsace Militaria met en scène, avec l'aide de figurants et de véhicules d'époque, cette journée symbole de la libération de Wintzenheim.
Une première exposition intitulée « Wintzenheim libéré » se tient à la mairie, dans la salle du Lévrier, de 10 h à 16 h.
Une deuxième exposition, « La vie dans les caves », est présentée par la Société d'histoire de Wintzenheim, dans la cave-abri Staehlé, 2 rue de la Brasserie (de 10 h à 16 h).
Enfin, une exposition sur l'incendie de la rue de la Victoire avec le véhicule Delahaye en statique et les pompiers en action en tenues d'époque est visible rue de la Victoire.
Source : Thibaut Lemoine, L'Alsace du dimanche 7 février 2010
Marie-Odile
Vogel, adjointe à la Culture et Serge Nicole, maire, pendant les allocutions
(photo Félicia Frank, 6 février 2010)
Pour le 65e anniversaire de sa libération, Wintzenheim
a fait un bond dans le passé pour revenir au 2 février 1945. Un choix de la
municipalité pour faire revivre aux spectateurs l'un des moments les plus
importants de la commune. « Un groupe de travail s'est intéressé à
la question pendant un an. Les aînés y ont participé parce que c'est avant
tout leur histoire qui est racontée », précise Marie-Odile Vogel,
adjointe à la culture. « Faire une reconstitution, ça parle plus. On
entrevoit ce que les gens ont pu vivre ».
Dans l'après-midi, la quarantaine de bénévoles, appelée à l'initiative de
l'association Alsace Militaria, sont sur le pied de guerre. Les postes de
commandement sont opérationnels. Les radios y grésillent tandis que les
soldats préparent leurs armes. Entre la Kommandantur et le camp français, un
hôpital de fortune pourra accueillir les éventuels blessés. Les badauds ne
se lassent pas d'admirer les véhicules et les uniformes d'époque.
L'authenticité en surprend plus d'un. « Nous sommes tous des passionnés
d'histoire », souligne Lionel Charluteau, du collectif Air Infantry qui
a déployé, comme l'association « 39-45 Histoire Vivante »,
quelques-uns de ses membres sur le terrain. « Quand on est tous réunis,
on peut faire de belles choses ».
Échanges de balles... à blanc
Quinze heures sonne, les civils sont priés de se ranger sur le côté. Un
instant plus tard, des bombes sifflent dans le ciel, un incendie se déclare.
Les sapeurs-pompiers essaient de le maîtriser avec l'aide d'habitants, mais
c'est peine perdue, un deuxième obus a raison de la majorité des
protagonistes.
Nouveau saut dans le temps, nous voilà deux semaines plus tard alors que le régiment
de marche de la Légion étrangère progresse dans les rues de la commune. Les
soldats de la 198e division d'infanterie ne sont pas prêts à rendre les
armes. Mais après dix minutes d'un âpre combat - à balles à blanc - les
Allemands capitulent sous les vivats du public.
Les héros du jour peuvent défiler sous les drapeaux français agités ci et
là. La reconstitution a fait l'unanimité auprès des spectateurs. Et pour
cause : Wintzenheim a été libérée.
Retrouvez sur notre blog, www.colmar.dna.fr, notre vidéo sur la reconstitution de la Libération de Wintzenheim.
Source : Julien-Thomas Will, DNA du dimanche 7 février 2010
Marcel
Batto né en 1933 (à gauche), avec ses frères Louis (au centre) et Robert (à
droite). Cette photo, datée de 1944. est extraite du livre "Wintzenheim
1939-1945" de Guy Frank.
Dans les années 1940, le jeune Marcel Batto s'ingéniait à jouer toutes sortes de tours à l'occupant allemand. Des souvenirs qui sont restés gravés dans sa mémoire, et aux travers desquels la légèreté et la naïveté de l'enfance se heurtent à l'atroce réalité de la guerre. Témoignage...
« Avec du recul, on se dit qu'on était quand même un peu fous ! » Malgré les privations, malgré la crainte de l'occupant et le fait d'avoir même côtoyer la mort à plusieurs reprises, les quartiers en ruines et les longues années passées sous le joug nazi, il se conserve dans la mémoire de Marcel Batto le caractère d'un vaste terrain de jeux. Mieux, une terre de défi.
De sacrés chenapans !
« On a fait un tas de vacheries aux Allemands. » Incartades, chapardages et autres frasques en tous genres... Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il avait une dizaine d'années, le jeune Marcel et sa petite bande d'amis prenaient en effet un malin plaisir à chahuter les soldats allemands. « Chaussures, revolver, pains ou lampes de poches, on a volé des tas de choses », sourit l'homme, qui fêtera bientôt ses 77 ans et qui affiche encore une forme d'enfer. Témoignages d'une époque marquée par la liberté et l'insouciance, à mille lieux des horreurs et des atrocités commises lors de cette guerre...
Né dans la commune de Wintzenheim le 25 février 1933, Marcel Batto est le deuxième d'une fratrie de quatre garçons. « Mon père était maître tailleur à son compte », raconte-t-il. Marcel perd sa mère très jeune. Arrive alors la guerre, puis l'invasion allemande et, avec elle, les premiers coups d'éclat. En 1940, le jeune Marcel et ses amis volent des casques français amassés par l'occupant. Le début d'une longue série de « maraudages » effectués au nez et à la barbe de l'armée allemande. « On faisait juste ça pour s'amuser », explique Marcel. Avec ses quelques amis, il va ainsi passer de longs moments à rôder autour des installations militaires, entre les canons et les ruines de châteaux forts, où la petite troupe avait ses repères. « Nous avions une liberté absolue. » Il faut dire que le paternel était alors occupé au moins dix heures par jour dans son atelier.
Jeunesse « débridée »
Entre les sacs de poudre destinés à des feux de joie aussi explosifs que réjouissants ou les pistolets volés dans les tanks, les compères ont fait fi du régime de l'« Ersatz » pour laisser exploser la fougue de cette jeunesse « débridée ». Autre souvenir succulent, le vol de cette fameuse boîte d'une célèbre poudre cacaotée de marque suisse, « un produit introuvable à l'époque ». Soigneusement caché derrière une pierre de taille, le précieux butin a ainsi fait le bonheur de Marcel et de son compère de larcins plusieurs soirs durant. « Un tel moment valait bien du caviar dans un restaurant quatre étoiles », raconte l'intéressé, qui aura attendu 1995 pour prendre la plume et recenser ces précieuses anecdotes dans un ouvrage fait maison, « De Marcelala en cela ou les périlleuses cabrioles d'une jeunesse débridée sous le régime du Ersatz ». Des histoires dont l'apparente légèreté tranche avec l'absurdité cruelle de la guerre. « Des morts, j'en ai vu », confie pourtant Marcel, qui semble tout de même préférer les « bons souvenirs » aux images sanglantes qui n'ont pas épargné ses yeux d'enfant.
Installé dans le Sundgau depuis 1965, Marcel Batto est aujourd'hui une figure incontournable de la commune de Dannemarie. Et une vraie mémoire institutionnelle, puisqu'il y a exercé comme secrétaire de mairie pendant près de 30 années !
Toujours actif dans la vie de la commune puisqu'il siège à nouveau au conseil municipal depuis les dernières élections, l'homme semble avoir une forme à toute épreuve, malgré le poids des années. « J'ai toujours fait du sport », explique-t-il tout simplement. Entre les acrobaties de sa jeunesse, du temps où il animait les soirées de société avec ses frères au sein du « trio Batto », le volley, le ski ou le tennis, Marcel ne s'est épargné aucun effort. Mais son activité favorite aura sans nul doute été celle consistant à faire tourner en bourrique les visiteurs d'Outre-Rhin.
Installé dans le Sundgau depuis les années soixante, Marcel Batto a exercé comme secrétaire de mairie pendant près de 30 ans à Dannemarie, et siège aujourd'hui au conseil municipal.
Source : V.M., L'Alsace du lundi 8 février 2010
Une exposition dans un endroit insolite, une cave de
Wintzenheim
(photo Félicia Frank, 6 février 2010)
A la mairie, les documents illustraient le quotidien des soldats lors de la bataille de la Poche de Colmar. Ainsi une enveloppe bleue avec le cachet de Rupt-sur-Moselle du 5 février 1945, une missive destinée à JJ Kern du 7e RI de l'US Army, portait l'inscription : décédé, retour à l'expéditeur. Le propriétaire du document a eu la curiosité d'en savoir plus. Il a retrouvé l'expéditeur, encore en vie. JJ Kern s'était lié à une petite Française lors de la libération de Rupt-sur-Moselle. Malheureusement le 17 janvier, il a été tué par un éclat d'obus à Orbey. Une belle histoire brisée, une parmi tant d'autres pendant cette guerre.
Dans une cave historique
La seconde exposition était présentée dans un lieu insolite, méconnu par
la plupart des habitants de la ville. Un escalier de plus de 20 marches donne
accès à la cave de Maria Staehle, rue de la Brasserie. Ce lieu abritait la
population de Wintzenheim pendant la guerre. La Société
d'histoire locale, sur de grands panneaux, y raconte la vie des habitants dans
les caves de Wintzenheim au plus fort des
bombardements. Un poste de transmission des armées alliées y était également
présenté par l'association « Alsace Militaria ». Le va-et-vient
des militaires dans cette belle cave voûtée, ramena brutalement le public 65
années en arrière. Une dame, qui a vécu cette époque, confia : « Ce
matin, en voyant tous ces soldats, ça me faisait une impression bizarre ! »
Source : DNA du lundi 8 février 2010
Le
char "Metz", un Sherman du 3ème Escadron, était commandé par le
Brigadier-chef Roger Pilotelle lors de son entrée à Wintzenheim le 2 février
1945. Cette photo, qui n'a pas été faite
à Wintzenheim, est extraite du livre "Wintzenheim
1939-1945" de Guy Frank.
Dans le cadre des festivités organisées par la ville à l'occasion du 65e
anniversaire de la Libération, le maire Serge Nicole a tenu à honorer Mme
Marie-Thérèse Pilotelle, l'épouse d'un libérateur.
Roger Pilotelle se trouvait sur le char "Metz" qui a pénétré à Wintzenheim
le 12 février 1945, jour de la libération de la cité. Le char Sherman fut même
atteint par un tir allemand du côté de la chapelle Notre-Dame mais ses
occupants n'ont pas été blessés.
Roger Pilotelle est revenu à Wintzenheim quelques
temps après et a fait la connaissance de Marie-Thérèse Maurer qui devint
son épouse en 1946. Après un séjour au Maroc, la famille Pilotelle s'est
fixée à Wintzenheim en 1957. Roger a participé à
la vie de la cité et a fait partie du conseil municipal. Malheureusement, il
est décédé en 1970 à l'âge de 57 ans.
Source : DNA du mercredi 10 février 2010
Étiquette
"Winzenheimer Hengst" du Weingut Alfred Birgy (collection privée)
Le Syndicat viticole de Wintzenheim a tenu ses assises le jeudi 4 février dans la salle Laurentia. L'occasion d'évoquer les dernières vendanges et de débattre du projet de réforme des mentions « Vendanges tardives » (VT) et « Sélection de grains nobles » (SGN).
La fête du centenaire en 2012
Le syndicat fêtera son centenaire en 2012. Une commission ad hoc a été créée pour organiser les festivités. Dès à présent, on peut lui faire parvenir des photos et des documents anciens sur la viticulture à Wintzenheim, dans le but d'une exposition et d'une brochure.
Source : DNA du mercredi 10 février 2010
Les
vendanges d'antan chez Charles Hebinger de Wintzenheim. On reconnaît à gauche
Koch Aloyse fils, porteur de hotte (collection Mariette Ehrhart-Hebinger)
Le Syndicat viticole de Wintzenheim a tenu son assemblée générale jeudi 4 février, en présence d’une trentaine de membres. L’occasion pour le président Aimé Schaffar d’évoquer les dernières vendanges, de débattre des projets de réformes en cours et de préparer son centenaire de 2012.
Le centenaire en 2012
Une commission de sept personnes, sous la direction d'Aimé Schaffar, se
réunit régulièrement afin de préparer diverses manifestations qui devraient
avoir lieu en 2012, année du centenaire de la création du Syndicat viticole
local (avec 70 membres en 1912 !).
Afin de faire une exposition et de réaliser une brochure, le Syndicat
souhaite réunir toutes les vieilles photos liées à la viticulture locale, de
1900 (ou même avant) à nos jours.
Tous les gens qui ont des photos, étiquettes ou documents liés à la
viticulture sont priés de prendre contact avec Philippe Krick, 93 rue
Clemenceau au 03.89.27.00.01 ou 06.70.62.31.38 ou krick.philippe@wanadoo.fr
Les photos ou documents seront numérisés et restitués de suite. Si
possible avant le 1er mars, afin de pouvoir déjà les classer et trier.
Source : L'Alsace du dimanche 28 février 2010
Les
tourelles du clocher de l'église Notre-Dame de l'Assiomption (photo Guy Frank,
17 mars 2010)
Les deux tourelles de l'église Notre-Dame de l'Assomption pourraient, malgré les travaux de stabilisation, rester en place. C'est ce que dit le maire de Wintzenheim après avoir annoncé le contraire l'an passé.
Le pessimisme affiché par le maire, lors des réunions publiques qu'il a
tenues en fin d'année dernière, n'est plus de mise aujourd'hui. Serge
Nicole annonçait comme inéluctable la descente des deux tourelles qui
dominent l'église Notre-Dame de l'Assomption. L'élu affirme maintenant que
les niveaux supérieurs de l'édifice religieux pourraient rester en place.
« Nous pourrons probablement stabiliser la structure sans démonter
ces tourelles », dit-il.
Selon Daniel Leroy, cette annonce ne fait que confirmer ce qu'il déclarait
depuis le début de l'année. « La municipalité a avancé la solution
la plus négative » dit l'élu alors que la restauration à
l'identique du clocher n'entre pas dans le champ d'application défini par
les textes relatifs à la classification et aux règles de construction
parasismique. Serge Nicole craignait en effet que cette réglementation
oblige la commune à des travaux trop coûteux si l'on souhaitait une rénovation
à l'identique.
Ce dossier reste une priorité pour la municipalité qui, depuis octobre, a
interdit l'accès au parvis de l'église blanche. Serge Nicole ajoute par
ailleurs qu'une ligne budgétaire a été ouverte pour sa rénovation.
« Nous avons inscrit 200 000 € pour 2010 ».
Chapelle Herzog : diagnostic complet
Moins urgent mais tout aussi symbolique, le dossier de la chapelle
Herzog, qui a « perdu » ses statues, détériorées l'été
dernier, avance également. Récemment, les représentants de la mairie et
de la Drac (direction régionale des affaires culturelles) ont tenu une réunion
pour faire le point sur ce dossier dans lequel le maire a été
personnellement mis en cause. « Nous avons fait la proposition d'un
diagnostic complet de l'édifice par un architecte », souligne Serge
Nicole.
La mairie a par ailleurs décidé d'allouer à l'association des amis de la
chapelle Herzog une subvention annuelle et reconductible qui oscillera entre
10 et 15 000 €. Selon Daniel Leroy, président de cette
association, la Drac est aujourd'hui « plus conciliante » que
lors du début de l'affaire. La chapelle, consacrée en 1862, a été placée
sous le régime juridique de « l'instance de classement » ce qui
implique que l'État participe au financement des travaux de restauration.
Daniel Leroy souhaiterait que la rénovation des statues puisse démarrer
cette année.
Source : N.R., DNA du mardi 2 mars 2010
Deux artisans de Wintzenheim interviendront sur ce
calvaire datant de 1735, qui se trouvait, comme on le voit sur cette photo, au
bout de la Stiermatt, angle rue Feldkirch (photo
Robert Läuffer, collection Edmond Schillinger)
Le calvaire situé à l'intersection des rues du
Baerental et Joffre sera restauré. Il est en très mauvais état et risque
de s'effondrer.
La commune a donc décidé de faire remettre en état, pour un montant de
10.000 € HT, ce monument. L'entreprise Augusto et le sculpteur
Patrick Berthaud, tous les deux de Wintzenheim, se chargeront du chantier.
Ce calvaire date de 1735 et est à l'emplacement actuel depuis 1950. Il se
trouvait initialement à l'entrée de la rue de Feldkirch et devait gêner,
à l'époque, pour des travaux d'urbanisme. Cette belle sculpture en grès,
qui sera de retour dans deux mois, représente le Christ en croix entouré
de saint Jean et de la Vierge Marie.
Source : DNA du samedi 6 mars 2009
Le
vitrail de l'église Sainte-Odile de Wintzenheim est signé Fabien Schultz (photo
Yannick Frank, 27 février 2003)
Comment un verrier alsacien fait-il pour se retrouver, en plein été austral, à monter des vitraux dans une église de La Réunion ? Pour Fabien Schultz de Burnhaupt-le-Haut, l’histoire remonte à ses débuts professionnels, dans les années 70. Il travaillait sur la chapelle Sainte-Odile, à Wintzenheim, quand l’architecte Joseph Muller vient le voir, déploie devant lui un planisphère et, pointant un doigt au milieu de l’Atlantique, lui dit : « Là, il y a du travail pour vous ». « Là », c’était Saint-Pierre-et-Miquelon, dont l’évêque, François Maurer, originaire de Bernardvillé, cherchait un verrier pour sa cathédrale. Fabien Schultz ira, plusieurs fois. [...]
Source : L'Alsace du dimanche 7 mars 2010
Jacques
Hebinger père dans sa cave (collection Mariette
Ehrhart-Hebinger)
D'ici deux ans, le syndicat viticole de Wintzenheim fêtera son centenaire. Pour marquer cet événement, une exposition de photographies, étiquettes et documents liés à la viticulture locale sera organisée.
Dès à présent, la commission d'organisation rassemble de tels documents. Ils peuvent être prêtés et seront numérisés puis restitués par la suite.
Contact à partir du 15 mars : Philippe Krick, 93 rue Clemenceau, 68920 Wintzenheim. Tél. 03.89.27.00.01. Courriel : krick.philippe@wanadoo.fr
Source : DNA du jeudi 11 mars 2010
Sœur
Louis Fernande / Marie-Thérèse Voegtli, religieuse de la Congrégation du
Très Saint Sauveur d'Oberbronn (Colmar, 19 mars 2010)
La communauté des sœurs du très saint sauveur de l'ancienne clinique de la rue Roesselmann, avec sa supérieure sœur Marie-Damien, sait se souvenir de ce jour chaque année. La chapelle de l'hôpital Schweitzer était bien trop petite pour accueillir les nombreux amis. La célébration eucharistique était présidée par le père Antonio, père-abbé de l'abbaye de l'Oelenberg. Il était entouré par le curé-doyen de Colmar Thomas Brunagel, par l'abbé Robert Fetzer, ancien curé de la paroisse Sainte-Marie, et par l'infatigable aumônier de l'hôpital Louis-Ulrich. Cet office a aussi été un moment de grâce, fort en émotion, pour sœur Louis Fernande, qui fêtait ses 60 années de vie religieuse.
« Soixante années durant lesquelles vous avez cherché, avec vos soeurs de communauté, à vivre de l'amour de Dieu. Par des mots et des gestes simples de la vie de tous les jours, dans les différentes missions qui se sont succédé en France et au Cameroun. A l'exemple de Mère Alphonse Marie, fondatrice de notre congrégation, sans aucun bruit, vous avez tissé au long de ces années, de l'amour simple à profusion » devait déclarer sœur Chantal, supérieure provinciale des sœurs du très saint sauveur. Le père-abbé Antonio a relevé le grand mérite de la vie religieuse de Sœur Louis Fernande.
60 ans de vie religieuse
Sœur Louis Fernande, née Marie-Thérèse Voegtli, a vu le jour à Wintzenheim le 3 juillet 1925. Louis, son père, boulanger dans la commune, est mort en déportation. Sœur Louis Fernande avait deux tantes religieuses. La plus jeune, sœur Sainte Véronique, est décédée de la tuberculose en 1942 à l'âge de 32 ans. En apprenant son décès, la jeune Marie-Thérèse se dit : " Tu vas la remplacer ". En 1948, elle entre au couvent et en 1950, elle fait sa profession religieuse. Sa mission était toujours de soigner les malades. Après Colmar, Moosch et Mulhouse, la jeune religieuse fait un séjour dans un hôpital au Cameroun de 1957 à 1964. En 2005, elle rejoint la communauté de la clinique Saint-Joseph, rue Roesselmann à Colmar. Aujourd'hui à la retraite, elle est visiteuse de malades en soins continus. Elle s'occupe de la bibliothèque de l'hôpital Schweitzer et rend des services à l'aumônerie et à la sacristie.
Source : L'Alsace du dimanche 28 mars 2010
Le
Hohlandsberg avant sa démolition (dessin de J. Spenlé, Der Wanderer im Elsass
1888)
Du haut du Hohlandsberg (le massif sur lequel se trouve le château du Hohlandsbourg), 5 000 ans vous contemplent... 5 000 ans de présence humaine dont les sites castraux ne représentent que la partie émergée. Ces trois prochaines années, l'ensemble du massif va faire l'objet de recherches archéologiques approfondies. Un chantier inédit.
Inédit par son ampleur, tout d'abord : 12 km², sur la dorsale
située entre le château du Pflixbourg et ceux d'Eguisheim. Inédite par sa
chronologie, également : les premiers vestiges localisés sur cette
montagne datent du 3eme millénaire avant J.-C., les derniers remontent à la
Première Guerre mondiale. Inédite enfin parce que c'est l'une des premières
opérations archéologiques de grande ampleur (intégré à un programme
collectif de recherches d'une durée de trois ans) qui s'intéresse au milieu
montagnard et forestier.
« La forêt a fossilisé les traces humaines et constitue un vaste
conservatoire du patrimoine archéologique », relève Fabien Delrieu,
directeur scientifique du PAIR (pôle archéologique interdépartemental rhénan)
et coordinateur du projet avec l'archéologue médiéviste Jacky Koch. Sous
les arbres, se cachent effectivement des vestiges d'occupation humaine
beaucoup plus nombreuses que ce l'on imaginait jusqu'à présent : métallurgie
du bronze, châteaux primitifs, ancien village castral, cultures médiévales,
parcellaires orthonormés d'origine indéterminée, bunkers allemands...
Sondages et fouilles pendant trois ans
« Nous partons de la documentation existante (fouilles du Hohlandsbourg par exemple) pour mettre en valeur l'anthropisation du massif et étudier l'impact des sites d'habitation sur leur environnement immédiat, précise Jacky Koch. Nous ne fouillerons pas les châteaux mais leurs abords pour documenter le contexte alentour : un château de garnison comme le Hohlandsbourg s'est forcément appuyé sur une activité agricole ou pastorale de proximité ». Pendant les trois années à venir, les intervenants du PAIR, de l'INRAP (Institut national de recherches en archéologie préventive) et de l'Université de Strasbourg accumuleront les opérations de sondages et de fouilles sur l'ensemble du massif.
Le Hohlandsberg au laser
Comment cibler des sites archéologiques sur une surface aussi étendue (12 km²) de surcroît recouverte de forêts, rendant l'archéologie aérienne inopérante ? « En fait, le Lidar nous a énormément facilité les choses, et nous a fait gagner deux années de prospection », signale Fabien Delrieu. Le Lidar est ce système de laser scanner embarqué dans un avion et qui « scanne » avec précision le relief d'une région donnée en envoyant des ondes laser qui traversent le couvert végétal et révèlent les variations du relief (murs, fossés, chemins). « On peut alors envisager une archéologie de territoire et avoir une vision d'ensemble de ce dernier ».
Source : JF-O, DNA du vendredi 7 mai 2010
Intérieur
du château de Hohlandsberg (dessin de J. Spenlé, Der Wanderer im Elsass 1888)
D'Eguisheim au Pflixbourg, les cinq châteaux qui dominent Colmar ne sont que la partie émergée d'un ensemble bien plus vaste de vestiges témoignant de 5 000 ans d'occupation humaine sur le massif du Hohlandsberg. L'archéologie commence à lever aujourd'hui le voile sur ce gisement patrimonial insoupçonné.
« Du haut du château du Hohlandsbourg, on
embrasse une vue à 360° sur le paysage. On aimerait également avoir
la même sans le couvert forestier, pour voir ce qui se trouvait autour du château »,
imagine Jacky Koch, archéologue du PAIR (Pôle Archéologique Interdépartemental
Rhénan).
Son voeu est devenu partiellement réalité lorsque les archéologues ont fait
appel à la technique du Lidar, un laser embarqué à bord d'un avion pour
effectuer une cartographie précise du massif. Sous la forêt, ils ont pu
distinguer de nombreux vestiges archéologiques qu'il leur incombe désormais
d'étudier sur une surface de 12 km².
Ce relevé aérien a effectivement posé les bases d'une opération archéologique
inédite et de grande ampleur, portée par un projet collectif de recherches,
que viennent de lancer le PAIR avec l'INRAP (Institut National de Recherches
en Archéologie Préventive) et l'Université de Strasbourg, sur le site du
Hohlandsberg (le massif qui est couronné par le château du Hohlandsbourg). Soit toute la dorsale comprise entre les trois châteaux d'Eguisheim et le Pflixbourg.
« Véritablement gisement de sites archéologiques »
« On s'est aperçu que cette montagne est un véritable gisement de
sites archéologiques qui couvrent une période de 5 000 ans », décrit
Fabien Delrieu, directeur scientifique du PAIR et coordinateur du PCR avec
Jacky Koch. Les châteaux ne constituent que la partie apparente de cette
occupation humaine importante. « Nous n'étudierons pas les châteaux
eux-mêmes, ce qui a déjà été fait dans certains cas, mais nous nous
attacherons à déterminer les impacts de cette présence humaine sur
l'environnement immédiat ».
Dans le désordre : silex du Néolithique, enceinte et terrasses de l'âge
du bronze, village castral disparu près du Pflixbourg, château primitif à
proximité du Hagueneck, occupation agraire et pastorale de la montagne pour
supporter les besoins (alimentaires, notamment), du Hohlandsbourg,
présence de bunkers allemands de la 1ere guerre mondiale et d'étranges
parcellaires orthonormés dont les archéologues ont débuté l'étude cette
semaine.
L'énigme des murets de pierre
« Nous avons localisé des petits murets de pierre qui forment, en
certains endroits, une trame organisée parfois large de quelques mètres
seulement. » Un maillage fossilisé dont la fonction et l'âge demeurent
une énigme. Seule certitude : ce parcellaire est antérieur à 1842.
« L'endroit n'est pas propice à la culture, les lignes de murets vont
dans le sens de la pente et ne définissent pas des parcelles comme pour les
zones pastorales de montagne. Tout reste à déterminer ». La
palynologie (l'étude des pollens) apportera sans doute une réponse à ces énigmes.
Les problématiques sont innombrables et couvrent toute la période
chronologique. « Globalement, à partir des fouilles effectuées par le
passé, nous essayons d'apporter une documentation sur cette forte présence
humaine qui a été quasi-continue de la préhistoire à nos jours. N'oublions
pas que certaines zones de montagne étaient plus impactées par l'activité
humaine qu'aujourd'hui », insiste Fabien Delrieu. A travers cette
mission, le PAIR participe également de la valorisation touristique d'un site
départemental comme le château du Hohlandsbourg.
Les fouilles qui débutent aujourd'hui alimenteront sans doute directement la
future salle d'exposition du château.
Jusqu'à aujourd'hui, la montagne du Hohlandsberg a gardé le secret de ce
fourmillement d'activités humaines. Cela ne durera pas...
Source : JF-O, DNA du vendredi 7 mai 2010
Émile
Tannacher après la guerre (photo Alphonse Voegtli, collection Richarde
Tannacher)
Dans le cadre du 65e anniversaire de la victoire de 1945, la municipalité de Wintzenheim a rendu hommage à Émile Tannacher, maire à la Libération. Les membres des associations patriotiques se sont rassemblés devant le monument aux morts. Le maire Serge Nicole a eu une pensée pour ceux qui ont donné leur vie pour libérer la cité de Wintzenheim le 2 février 1945. À la mairie, le maire a eu le plaisir de remettre la médaille d'honneur de la ville aux représentants de la famille d'Émile Tannacher, maire de Wintzenheim à la Libération, né le 15 mars 1889 à Horbourg-Wihr, décédé le 28 septembre 1983 à Colmar, maire de Wintzenheim de 1935 à 1940 et en 1945.
Source : L'Alsace du lundi 10 mai 2010
Mémoire - Dédicace à TurckheimDans la collection « Mémoire en images » sort aux Éditions Alan Sutton cet ouvrage titré Le pays de Turckheim et de Wintzenheim. En rencontrant des anciens dans les communes citées, mais aussi à Walbach, Herrlisheim ou Obermorschwihr, l'auteur, Hugues-Emmanuel Thalmann a rassemblé près de 200 documents d'époque qu'il aligne au hasard des pages, avec des légendes plus ou moins renseignées selon les souvenirs qu'il a pu recueillir. L'ouvrage donnera lieu à une séance de dédicace vendredi 14 mai, à partir de 10 h, à la boutique « Au plaisir du veilleur », 6, place Turenne à Turckheim.
LIRE « Le pays de Turckheim et Wintzenheim », Éditions Sutton, 128 p., 21 Euros. Déjà parus dans la même collection : Andolsheim, Colmar, Munster et Neuf-Brisach.Source : L'Alsace du mercredi 12 mai 2010
Ce vendredi 14 mai, Hugues-Emmanuel Thalmann, auteur du livre Le pays de Turckheim et Wintzenheim est présent pour une journée de dédicaces, dans la boutique de cadeaux et souvenirs, Au plaisir du veilleur, située place Turenne.
Hugues-Emmanuel Thalmann, consacre son temps à l'écriture entre les ouvrages historiques et les romans de société. Curieux de l'histoire, des traditions et des hommes, il cherche avant tout à comprendre et à rester fidèle à la réalité. Depuis 2008, il réside à Stosswihr et s'attache à retracer le passé d'une région pour laquelle il a eu un coup de cœur. Son dernier livre, Le pays de Turckheim et Wintzenheim, est sorti mi-avril. Il s'inscrit dans la collection « Mémoire en images » des éditions Alan Sutton et fait suite à celui paru précédemment sur Munster et sa vallée. Il met en scène Turckheim, ancienne cité impériale et porte d'entrée de la vallée de Munster, ainsi que les neuf autres communes du canton de Wintzenheim. « Dans ce livre, le texte cède la place à l'image, explique l'auteur, avec 201 représentations originales datant de 1896 à 1940 qui retracent l'évolution des lieux pour les personnes qui l'ont vécu et la font découvrir aux autres. Le texte permet juste de rappeler le contexte historique. » Pour agrémenter son ouvrage, l'écrivain a dû rassembler de multiples documents, cartes postales ou photographies, en consultant les archives communales, les sociétés d'Histoire locales et les collectionneurs. A Turckheim, il a pu compter sur le soutien de Benoît Schlussel, président de la société d'Histoire Wickram et collectionneur averti de cartes postales. La cité du Brand occupe une place importante avec plus de 60 % du livre consacré à Turckheim, un livre qui commence et se termine d'ailleurs par une image de la porte de France. Avec cet ouvrage, véritable rétrospective en images, Hugues-Emmanuel Thalmann a su mettre en valeur tout un patrimoine architectural, culturel, social et économique, à découvrir sans plus tarder.
Source : DNA du jeudi 13 mai 2010
Soins
à la Pouponnière dans les années 1962-65 (collection Gérard Demangeat)
Le lundi de Pentecôte, l'association Caroline Binder fêtera ses 125 ans. L'occasion de découvrir une institution généreuse qui a su rester fidèle aux valeurs spirituelles de son origine.
« On fait référence aux valeurs protestantes, mais on oeuvre dans le
respect et la laïcité. L'institution est ouverte à tous sans
discrimination », explique Jean-Christophe Labbé, directeur général de
l'association Caroline Binder qui fêtera ses 125
ans le 24 mai. Installée au 10 chemin des Confins à Logelbach, elle
est mieux connue sous la dénomination de « Pouponnière de Logelbach ».
En plus d'un siècle, elle est passée d'une oeuvre de charité à une
association moderne qui a su s'adapter aux changements et aux nouveaux
besoins de la société. Résolument tournée vers l'avenir, elle n'a de
cesse d'apporter aide et réconfort aux plus fragiles.
De l'œuvre de bienfaisance à l'association
Caroline Binder a déjà plus de cinquante ans
lorsqu'elle fonde, avec l'aide du maire de Colmar Camille Schlumberger et de
la paroisse protestante, un foyer pour filles mères. Elle s'était inspirée
du travail de Berta Lungstras qui, dès 1873, avait créé à Bonn un foyer
pour « filles perdues ».
Avec ses collaborateurs, la Colmarienne avait à cœur de venir en aide
à de jeunes mères célibataires en grande difficulté sociale. Le foyer était
en mesure de garder les enfants et d'assurer aux mères des emplois sur
place ou dans les entreprises. Cet asile de maternité vit d'abord de la
charité publique. Un comité très actif recueille les dons et recherche
des subventions. En 1893, l'œuvre est reconnue d'utilité publique et la
maison s'agrandit. Après la première guerre mondiale, elle prend le nom de
« Pouponnière ». De 1940 à 1945, mères et enfants sont pris en charge
par les services sociaux allemands. En 1950, la maison de protection
maternelle s'installe sur le site actuel dans des locaux mis à la
disposition par le conseil général.
Au fil des années, ses activités se sont développées. Un établissement
au service des enfants polyhandicapés et une offre diversifiée pour les
enfants et les mamans pris en charge sont venus s'ajouter à la structure
d'origine.
En 2003, pour tenir compte des adaptations successives et en hommage à
sa fondatrice, l'association de gestion a modifié ses statuts et a pris la
dénomination d'Association Caroline Binder.
24 heures sur 24, 7 jours sur 7
Aujourd'hui, elle accueille et accompagne les personnes en difficulté
sociale, de handicap et de risque d'exclusion, qu'il s'agisse d'enfants,
d'adolescents ou d'adultes. Elle fonctionne 24 heures sur 24 et 365 jours
par an. Elle conduit ses différentes missions par le biais de structures
sociales et médico-sociales.
« Nous travaillons avec des médecins, des juristes. Nous pouvons
accueillir 135 personnes, enfants et adultes, dans nos différents établissements
», précise Jean-Christophe Labbé.
De fait, l'institution se compose de quatre établissements : la Pouponnière,
le centre maternel, la maison d'accueil de jour petite enfance et un
institut médico-éducatif. Ce dernier est resté partenaire d'État après
les lois de décentralisations des années quatre-vingt.
Le livre du 125e
La vie très riche de l'association est retracée dans un livre édité à l'occasion du 125e anniversaire. Il sera en vente au prix de 12 euros au siège de l'association et permettra de découvrir les raisons d'être de l'association, les motivations de ses salariés et de ses administrateurs. La totalité de la somme récoltée contribuera à l'amélioration du quotidien des enfants.
Source : Vanessa Meyer-Wirckel, L'Alsace du jeudi 13 mai 2010
La vie très riche de l'association est retracée dans un livre
de 132 pages édité
à l'occasion du 125e anniversaire. Il est en vente au prix de 12 euros au
siège de l'association, 10 chemin des Confins à Logelbach.
En ce lundi de Pentecôte, l'association Caroline-Binder, basée à Logelbach depuis fin mai 1950, fêtait les 125 ans de sa création. La journée était placée sous le signe de l'animation et du partage en famille (au sens large du terme).
Cette association protestante créée en 1885 a su s'adapter au contexte
sociétal, voire même, le devancer. Caroline Binder en est la fondatrice.
Cette jeune femme protestante a eu l'idée de créer une maison d'accueil
pour filles-mères à Colmar après avoir visité un centre similaire
outre-Rhin. Certaines jeunes ouvrières tombaient enceintes hors mariage, se
retrouvant ainsi mises au ban de la société, et ne trouvaient alors
d'autres solutions que d'abandonner leurs poupons sur les marches des églises,
ou sur les bords de l'Ill.
Après la Seconde Guerre mondiale, l'association se délocalisera à Logelbach
(10, chemin des Confins) sur un terrain mis à disposition par le Département.
Au fil des années et des présidents, l'association a su se développer,
créer d'autres unités telles que la pouponnière, la maison d'accueil de
jour petite enfance et l'institut médico-éducatif, le centre maternel
existant toujours. [...]
Association Caroline Binder, 10 chemin des confins, 68124 Logelbach. Tél : 03.89.27.04.01 ou www.cbinder.asso.fr
Source : Ilona Bonjean, DNA du mardi 25 mai 2010
Patrick
Berthaud en plein travail sur la rénovation du calvaire
de 1735 (photo Thierry Struss, 25 mars 2010)
Patrick Berthaud né à Chambéry en 1968 se découvre une vocation pour la sculpture dès son adolescence. A ses débuts, il se consacre aux monuments historiques et aux cathédrales. Il est admis en 1998 comme compagnon sculpteur sur pierre à l’Union Compagnonnique des Devoirs Unis, à Autun. Il ouvre en janvier 2001 son propre atelier à Wintzenheim. Il travaille aujourd’hui plusieurs thèmes de la sculpture tels que : le contemporain en suivant la trame du Beau, de la Liberté, de la Création ; le classique statuaire qui fait un retour sur scène et évolue en se fondant dans les matériaux modernes; le classique - gargouilles, élément autrefois purement médiéval et s’ancrant aujourd’hui dans la décoration générale ; le classique - bustes ; ornementation, décoration... Il s’adonne à chacun de ces domaines pour ses propres créations contemporaines, pour des commandes spéciales ou bien encore dans le cadre de formations. Car Patrick Berthaud, est aussi un maître dans son art, partageant son savoir sous forme de stages de quelques heures, de quelques jours, ou bien sous forme de formation professionnelle de un ou deux ans. C’est homme maîtrisant parfaitement son art, et exprimant dans ses œuvres ses question sur la nature humaine, ses forces, ses faiblesses, ses émotions, ses limites... Il sculpte la liberté d’exister au-delà de nos enseignements, et n’hésite pas à s’orienter vers d’autres horizons au gré des commandes pour toucher aussi le bronze, la terre cuite ou encore la résine.
Source : La Gazette du Lévrier n° 43, printemps-été 2010
Le
conférencier Alexis Keller (photo Guy Frank, 27 mai 2010)
Une intéressante conférence donnée par Alexis Keller a traité de l'émigration alsacienne en Algérie de 1838 à 1870. Elle était organisée le 27 mai par la Société d'histoire dans la salle Laurentia, en présence de Guy Daessle, conseiller général et Serge Nicole, maire.
Deux grandes périodes d'émigration ont concerné les Alsaciens au XIXe siècle :
25.000 personnes environ sont parties de 1838 à 1870 en raison de la misère
et près de 135.000, dont une partie en Algérie,
de la guerre de 1870 à 1876 pour des causes politiques consécutives à
l'annexion de l'Alsace à l'empire allemand.
Le conférencier a rappelé quelques évènements-clés de l'histoire de l'Algérie
depuis la période romaine, en passant par l'islamisation, la Régence turque
et enfin la conquête d'Alger par les Français le 5 juillet 1830.
La population invitée à émigrer
Suite au déclin en France de l'industrie et du commerce, une décision du ministère de la guerre du 30 juillet 1838 invite la population à l'émigration avec promesse de secours de route et passage maritime payé. Les émigrants sont classés en trois catégories : colons ouvriers, colons agricoles avec concession de terres et colons commerçants et industriels. Les candidatures ne sont acceptées que sous certaines réserves : moralité et possession d'un minimum d'argent. L'itinéraire est fixé et le voyage se fait avec les moyens de l'époque. L'embarquement est prévu à Toulon puis à Marseille.
L'aventure de 22 Wintzenheimois
Certains abandonnent le projet en cours de route et ceux qui arrivent en Algérie,
découvrent un pays où tout est à créer, sans commerce ni industrie, les
terres concédées sont pauvres et arides et l'insécurité règne. Les colons
agricoles sont affectés dans un village sous les ordres d'un officier
directeur de colonie.
Dans ce contexte, 22 habitants de Wintzenheim ont décidé de tenter
l'aventure avec l'espoir d'une vie meilleure. Leurs noms sont familiers à
Wintzenheim : Berna, Meyer, Kirchhoffer, Koch ou Kleim... Ils n'ont pas
tous trouvé leur bonheur car 11 personnes sont revenues rapidement au bercail
en Alsace.
Alexis Keller, en historien passionné, a longuement répondu aux questions du
public sur cette page d'histoire qui a révélé que l'Alsace a pris une part
dans le peuplement français de l'Algérie au XIXe siècle.
Guy Frank, l'historien local, a remercié au nom du public et de la société
d'histoire le conférencier pour son intéressante intervention et a indiqué
que l'annuaire n° 10 qui traite en partie le sujet est toujours disponible.
Source : DNA du samedi 5 juin 2010
Daniel
Leroy, président des Amis de la chapelle Herzog
Daniel Leroy a présidé sa première assemblée générale à la tête de l'association « Les amis de la chapelle Herzog », ce mercredi 2 juin dans la salle Tomi-Ungerer à Logelbach, en présence d'une quarantaine de membres, de Guy Daessle, conseiller général et Serge Nicole, maire de Wintzenheim.
Dès le début de son intervention, le président a mis l'accent sur
« une année difficile et douloureuse ». A commencer par le décès
de Paul-André Cattin, « une véritable bibliothèque qui manque aux
projets de l'association ». Il a ensuite évoqué les « travaux
de purge qui ont alimenté la polémique, toucher au statuaire est profondément
choquant, un monument est une racine et un legs de nos ancêtres ».
Philosophe, il pense qu'on ne pourra pas refaire le mois de juin et que l'épisode
malheureux servira au moins à une nouvelle dynamique. Ainsi, il faut établir
un programme pluriannuel de rénovations et d'entretien mais aussi
promouvoir la chapelle, la faire connaître à d'éventuels sponsors.
La partie statutaire éclipsée par l'actualité, a toutefois permis
l'adoption du rapport d'activités et du budget de l'association, de même
que l'élection de quatre nouveaux membres du conseil d'administration (il y
avait six candidats) : Andrée Schaeffer, Marie-Claude Riegert,
Marianne Gebel et Pierre Labart.
La dégradation des statues au centre du débat
Les questions de la salle ont permis un débat animé à propos de la dégradation des statues en juin 2009. Jean-Pierre Choulet s'étonne tout d'abord que la subvention de 10.000 € de la commune ne figure pas dans le budget associatif. Daniel Leroy répond que ce montant a été utilisé pour financer, en partie, les travaux de purge sans transiter par l'association. Il en sera de même en 2010 pour les travaux décidés par la DRAC après le diagnostic des Monuments Historiques. Maurice Bolla, autre membre de l'association, revient lui aussi sur cette subvention municipale : « S'il n'y avait pas eu ces travaux au mois de juin, l'association aurait touché une somme de 10.000 €, il serait donc normal qu'elle soit informée du montant des travaux de purge ». Le maire, Serge Nicole, réagit en affirmant que la somme, « au-delà de 10.000 € », ne peut figurer dans les comptes de l'association puisque réglée directement par la commune à l'entreprise. Quant à la transparence des actions à entreprendre, il annonce qu'un membre de l'association assistera dorénavant à chacune des réunions de la commune, traitant de la chapelle. L'étude diagnostique durera quatre mois et il n'y aura pas d'ouverture de l'édifice avant 2011. Entre-temps, la chapelle sera sûrement classée monument historique.
Le rôle de l'association
Maurice Bolla s'informe du prix d'une statue. Le maire annonce :
« Un devis pour un montant de 59.800 € a été établi
pour ces statues. Je crois que la purge a été trop importante mais de
toute façon, purge ou non, il aurait fallu restaurer ces statues ! ».
Une autre personne s'étonne que l'association n'était pas au courant
de ces devis. Selon Marcel Groelly : « C'est la commune qui
dirige les opérations et non l'association, le rôle de cette dernière est
d'accompagner les travaux par l'animation et la recherche de sponsors et de
fonds ».
Daniel Leroy conclut en affirmant qu'il est difficile, à l'heure
actuelle, de faire des projets et espère que 2011 permettra de récupérer
l'édifice. Toutefois, un concert est déjà prévu et une plaquette, préparée
par le regretté Paul-André Cattin, sera publiée en deux versions, l'une
pour la vente, l'autre pour « l'amorçage des sponsors ».
Source : DNA du samedi 5 juin 2010
En
juillet 1965, Louis Ostermann ouvre un caveau-restaurant avec juke-box, puis
une salle de bal avec orchestre, et enfin une discothèque dans les années 1970.
Consternation au sein des familles Ostermann et Libbra : Pierre Ostermann dit « Pierrot », fils de Louis, le fondateur du Poisson rouge, est décédé accidentellement ce week-end, alors qu'il faisait du parapente au Portugal. Il était né à Marseille il y a 70 ans.
45 ans cette année
Véritable institution de la nuit colmarienne, le Poisson rouge fête ses
45 ans d'existence cette année. Une épopée familiale incroyable, démarrée
avec la poissonnerie itinérante de Louis et Charlotte Ostermann qui arpentait
la vallée de Munster au début des années soixante. Le couple y avait lancé
une flotte de camionnettes Citroën HY, ces tubes
siglés flanquées de slogans publicitaires vantant les vertus du poisson.
Ancien de la Marine, Louis avait installé son dépôt à Wintzenheim
en 1962, dans les murs actuels du futur Poisson rouge, une appellation alors
en vogue en Indochine. Sur un coup de tête, pour fêter les 25 ans de son
fiston, il avait par la suite aménagé un caveau à vins en juillet 1965 dans les locaux de
l'ex Hôtel du Parc, rue Clemenceau. Il deviendra en 1965 un restaurant de
nuit. Sous Pompidou, l'établissement se mue en une discothèque. Tout le
reste vient de là, racontait Pierre Ostermann qui avait repris l'affaire au
tournant des années quatre-vingt.
Source : L'Alsace et les DNA du mardi 8 juin 2010
Le
calvaire de 1735 se trouvait jusqu'en 1950 au bout de la Stiermatt, angle rue Feldkirch (aquarelle de Joseph Bauer, 1942)
Le calvaire situé à l'intersection des rues du Baerental et Joffre a été
rénové et a repris sa place sur la propriété communale. Il a été enlevé
car il présentait un danger d'effondrement ; la commune a donc décidé
sa remise en état.
L'entreprise Augusto et le sculpteur Patrick Berthaud, tous deux de Wintzenheim
étaient chargés du chantier. Le Christ en croix et les statues en grès de
saint Jean et de la vierge Marie ont été copiés par l'artiste local et l'équipe
du tailleur de pierre a posé le monument début juin.
On sait peu de choses sur l'origine de ce calvaire, sûrement le plus ancien
de la ville car il date de 1735, si ce n'est qu'il était initialement rue
de Feldkirch et qu'il a été déplacé en raison de travaux d'urbanismes en
1950. La bénédiction de ce calvaire est prévue le 24 octobre prochain.
Source : DNA du jeudi 22 juillet 2010

Le camp des manouches vu du Letzenberg. La roulotte du patriarche Hugo décédé en 2008 se trouvait sous le sapin pectiné, Schwarztanne (photo Guy Frank, 26 mars 2007)
La question des gens du voyage fait actuellement
la une des médias. Pour comprendre leur histoire et leur mode de vie, Guy
Frank, historien de Wintzenheim, a entrepris depuis plusieurs années de
recueillir des tranches de vie de la communauté manouche du Logelbach,
installée entre les communes de Wintzenheim et d'Ingersheim. Quelques
photos, quelques textes et un diaporama (PPS) à télécharger permettent de
mieux saisir l'histoire de ces gens du voyage en grande partie
sédentarisés.
Site Internet : www.knarf.info
Source : L'Alsace et les DNA du vendredi 30 juillet 2010
Quatre grands groupes de gens du voyage cohabitent en Alsace :
- Le groupe de loin le plus important est celui des Manouches, partis d'Inde et présents dans la région depuis le XIVe siècle. Le plus souvent presque totalement sédentarisés, ils ne voyagent plus qu'exceptionnellement à l'occasion de rassemblements ou de pèlerinages tziganes.Source : L'Alsace du samedi 31 juillet 2010
Le
Pflixbourg (dessin de J. Spenlé, Der Wanderer im Elsass 1888)
Passionné de randonnée et de grand air, Jean-François Bergelin est
l'auteur d'un topo-guide qui, sorti au début de cet été, propose de découvrir
les environs de Colmar au rythme de balades agréables. Exemple : cette
sortie qui fera découvrir un trio de châteaux dominant la plaine d'Alsace.
Accès Départ/Arrivée : parking du Hagueneck ; place de la Mairie à
Wettolsheim, suivez la rue Herzog puis montez tout droit jusqu'à la forêt
; après trois virages en lacets vous trouvez à gauche un espace parking
proche du château (à 15 minutes de Colmar).
Temps : variante courte : 2h24 min ; variante longue : 3h43
min Balade classée « pas difficile ».
Restauration : au château du Hohlandsbourg avec visites, animations, dîners,
spectacles, etc. Ouvert de mi-avril à mi-novembre (entrée : 7 EUR
adultes, 3 EUR enfants de plus de 8 ans ; Tél. 03.89.30.10.21).
La découverte
Vous découvrirez :
- Le château du Hohlandsbourg. Édifie en 1279 par le prévôt de
Colmar, chef-lieu de la Seigneurie des Habsbourg, le château fut acquis
et modernisé en 1563 par Lazare de Schwendi ; démantelé en 1563 lors de
la guerre de Trente ans, il a été réaménagé fin du XXe siècle ;
servant d'observatoire pendant la Grande Guerre, des objets y furent découverts
(certains sont au musée Unterlinden de Colmar) en construisant un abri ;
vous y verrez la base d'un donjon circulaire qui flanquait le logis avec
une tour citerne ; une enceinte clôture une vaste cour, des logis du XVIe siècle
lui ayant été accolés ; son panorama vous fera comprendre sa position
stratégique.
- Le château du Hagueneck, érigé à la fin du XIe siècle, détruit
dès la fin du XVe ; partiellement reconstruit ; vous pourrez monter au
sommet de sa tour.
- L'étang Herzog : créé au début du XIXe siècle par la famille
Herzog, industriels du textile, ce lieu de détente avec canotage et bancs
en pierres (à 5 minutes) vous fera découvrir un mode de vie de l'époque.
- Le Rocher Turenne (Hexesfelse, rocher des Sorcières) aurait été
visité le 5 janvier 1675 par Turenne après la bataille de Turckheim
où il vainquit les Troupes impériales. À l'étape 3, détour conseillé
par la Fontaine de la Dame : les sources « ondes limpides et pures », étaient
souvent sacrées, dites habitées par des divinités et des fées.
- Le château du Pflixbourg : apparu en 1220, il assurait la
surveillance de l'entrée de la vallée de Munster ; son architecture est
originale : vaste enceinte polygonale dépourvue d'angles droits, commandée
par un donjon circulaire avec un système d'entrée unique en Alsace ;
vous verrez aussi, au sud du donjon, les vestiges d'une citerne
partiellement taillée dans le roc et recouverte d'une voûte ; détruit
en 1434 le château a été démantelé en 1658.
L'itinéraire
Montez le chemin direction Hohlandsbourg jusqu'à la route, traversez
la route et au panneau, montez jusqu'au château.
- Variante courte : redescendez au panneau puis prenez le sentier de l'Écureuil
et le GR 532 ; vous passez au-dessus de la « Fontaine de la Dame » puis
arrivez à un croisement avec, de l'autre coté de la route, « l'étang
Herzog » ; continuez sur ce sentier qui passe près du Rocher Turenne
puis arrive à un croisement ; descendez à gauche le sentier vers les
Trois Châteaux, traversez la route et allez
tout droit jusqu'à un croisement ; prenez à droite direction Trois Châteaux
puis, après 12 mn à gauche, un large chemin (non balisé) ; après
environ 25 mn de descente, prenez à gauche un sentier, direction
Hagueneck jusqu'au château où vous prenez à droite un chemin qui
rejoint le parking.
- Variante longue : au château, descendez à droite, face à l'entrée,
un sentier vers le Pflixbourg qui aboutit à un parking ; traversez-le à
gauche puis prenez à droite un sentier, direction Pflixbourg qui, après
environ 10 mn, traverse la route (à droite un espace pique-nique)
puis passe près d'un lacet de la route ; continuez votre descente
jusqu'au château via l'autre parking ; remontez le même sentier et
montez à droite la route vers la Fontaine de la Dame ; prenez à droite,
au premier lacet, un chemin direction la Fontaine de la Dame ; à la
fontaine, montez tout droit un sentier direction les Trois Châteaux
qui rejoint le GR-532 ; suivez le même itinéraire que la variante courte.
MARCHER Le topo-guide de dix balades autour de Colmar réalisé par J.-F. Bergelin (avec en plus le plan des itinéraires par étapes) est en vente à l'Office de tourisme de Colmar, dans les librairies et les grandes surfaces colmariennes ; prix : 5,50 EUR. Les fiches sont également vendues à l'unité, à l'Office du tourisme.
Source : L'Alsace du dimanche 22 août 2010
Le
Christ et les deux statues ont été sculptés par Patrick Berthaud de
Wintzenheim (photo Guy Frank, 5 juin 2010)
Le calvaire situé à l'intersection des rues du Baerental et Joffre à Wintzenheim
a été rénové et a repris sa place sur la propriété communale.
Il avait été enlevé car il présentait un danger d'effondrement ; la
commune a donc décidé sa remise en état.
L'entreprise Augusto et le sculpteur Patrick Berthaud, tous deux de Wintzenheim
étaient chargés du chantier. Le Christ en croix et les statues en grès de
saint Jean et de la vierge Marie ont été copiés par l'artiste local et l'équipe
du tailleur de pierre a posé le monument début juin.
On sait peu de choses sur l'origine de ce calvaire, sûrement le plus
ancien de la ville car il date de 1735, si ce n'est qu'il était
initialement rue de Feldkirch et qu'il a été déplacé en raison de
travaux d'urbanisme en 1950. La bénédiction de ce calvaire est prévue le
24 octobre.
Source : L'Alsace du samedi 28 août 2010
Première
église d'Alsace style art moderne (Imp. Lechleiter Colmar, collection Guy
Frank)
Lors d'une réunion publique qui s'est tenue lundi soir à Logelbach, le maire a annoncé la restauration de l'église Notre-Dame de l'Assomption, fermée depuis octobre 2009. Hypothèse un temps évoquée, le clocher ne sera, au final, pas démoli.
Résolument moderne pour l'époque, Notre-Dame de l'Assomption fut la deuxième église en béton armé, en France. Elle rompt totalement avec la tradition religieuse du XIXe et du début du XXe siècle.
Construite en 1922/23 par les architectes Auguste et Gustave Perret,
Notre-Dame du Raincy fut la première église construite en béton armé en
France. Celle de Logelbach fut la suivante. Et aujourd'hui encore, ce lieu
de culte reste « un patrimoine méconnu » selon Nathalie Haas.
« Cette église fut très controversée en raison de son caractère
architectural moderne », ajoute-t-elle. « A l'époque, on
construisait avec du grès des Vosges. L'édifice de Logelbach représentait
en Alsace les prémices de la modernité en architecture religieuse ».
C'est le curé Kaeffer, arrivé en 1921 à Logelbach, qui a ardemment défendu
ce projet. Il a vu le jour grâce aux fonds débloqués par la famille
Herzog. En novembre 1923, le prêtre annonce officiellement la construction
de l'église, dessinée par les frères Perret. Mais ceux-ci vont abandonner
le projet au profit de Camille Rudloff. Les travaux débutent en mai 1926 et
se terminent au printemps de l'année suivante. Mgr Ruch consacre cette
nouvelle église le 13 mai 1927.
Municipale depuis 1992
Durant la dernière guerre, l'édifice sera endommagé par les
bombardements et une restauration « maladroite et peu appropriée au
style original » sera entrepris. En 1993, une nouvelle restauration
permet de rénover l'intérieur de l'église qui est achetée par la
municipalité en 1992 pour le franc symbolique.
Notre-Dame de l'Assomption est conjointement utilisée par les fidèles de
la future communauté de paroisses de Wintzenheim
et par les membres de la communauté Saint-Arbogast, qui regroupe des
catholiques traditionalistes unis à Rome.
Source : N.R., DNA du jeudi 9 septembre 2010
Hohlandsberg,
côté nord-est (dessin de J. Spenlé, Der Wanderer im Elsass 1888)
Architecte basé à Colmar, Antoine Crupi est chargé de la requalification du château du Hohlandsbourg. Celui-ci entrera cet hiver dans sa dernière phase d'aménagement, qui prévoit l'inclusion d'éléments d'architecture contemporaine dans cet écrin de vieilles pierres. Un mariage heureux en perspective ?
Au-delà de l'idée de faire renaître une ruine de ses cendres, qui a généré
son lot de détracteurs, la reconstruction elle-même du Hohlandsbourg
n'est pas allée sans polémiques. Que dire alors d'un apport contemporain,
voulu par le syndicat mixte du château et imaginé par un architecte
colmarien, Antoine Crupi, qui basculera le Hohlandsbourg
en plein 21ème siècle, à l'issue des travaux qui débuteront
prochainement ? Et que dire, au-delà, de la présence d'une telle
architecture au cœur-même de l'aire sacrée du patrimoine ?
Antoine Crupi se dit convaincu que le contemporain apportera un nouveau sens
à la continuité architecturale qui a marqué l'évolution de ce château,
à condition toutefois que l'intervention contemporaine soit minutieuse et
respectueuse de ce qui existe déjà. Par ailleurs, pas question de
construire du contemporain pour construire du contemporain. Le recours à
cette architecture doit être lié à de nouveaux besoins et de nouvelles
fonctionnalités.
« On a passé le cap des interventions architecturales pharaoniques »
« Le Hohlandsbourg a une force
extraordinaire et l'apport de notre époque doit s'inscrire dans cet
existant par petites touches uniquement, insiste-t-il. Sans aller dans le
pastiche. Et sans donner un caractère d'irréversibilité à ces aménagements. »
C'est-à-dire que les apports du 21e siècle laissent l'existant intact et
puissent être démontés le cas échéant. Cette notion de réversibilité
semble aujourd'hui conditionner beaucoup de greffes contemporaines sur de
l'ancien. « On a passé le cap des interventions architecturales
pharaoniques ».
Pour Antoine Crupi, le recours à l'architecture contemporaine permet de
souligner en finesse ce qui existe et en même temps de répondre aux
besoins du projet ainsi qu'aux nouvelles normes, en matière d'accessibilité
par exemple. Tout en raisonnant au cas par cas. A nouveau fonctionnement,
nouvelle architecture.
« Quitte à s'offrir un château à la Disneyland »
Le futur bâtiment d'accueil du Hohlandsbourg,
par exemple. Un quadrilatère tout en verre et en inox posé entre deux
remparts. De l'inox en couverture parce que les pierres du rempart se refléteront
dans ce matériau noble. Et du verre pour que cet ajout contemporain soit le
plus transparent possible. Cette recherche de transparence passera par la démolition
du mur qui fait la jonction entre la grande enceinte et le bastion
triangulaire. « Mais il n'a aucune véracité historique. Ce sera la
seule exception. Pour le reste, on ne touche pas à l'écrin, on ne modifie
rien ».
Le contemporain aurait-il donc vocation à s'insérer dans les « vieilles
pierres » ? « Il y a deux écoles, répond Antoine Crupi.
Soit on ne touche à rien et on s'invente éventuellement des ajouts
pseudo-historiques quitte à s'offrir un château à la Disneyland. Mais on
peut également intervenir avec la vision du moment. Après tout,
l'architecture s'appuie sur une juxtaposition de constructions réalisées
à différentes périodes. »
Alors pourquoi pas au 21e siècle ?
Source : JF-O, DNA du jeudi 9 septembre 2010
Jean-Jacques
Muller, Serge Nicole, Valérie Haidar, Guy Frank (photo Thierry Struss, 9
septembre 2010)
La Société d'histoire de Wintzenheim a tenu son assemblée générale ordinaire jeudi 9 septembre dans la salle du conseil de la mairie. Le président Jean-Jacques Muller a salué les membres présents et les élus Serge Nicole et Valérie Haidar.
La partie statutaire, rondement menée, a permis de constater le bon
fonctionnement des activités et les commentaires sur l'annuaire ont prouvé
l'utilité de cet ouvrage à parution périodique pour relater des pans de
l'histoire locale. Le tiers sortant et le renouvellement du comité ont vu
trois membres reconduire leurs mandats pour trois ans : Gérard Lincks,
Charles Schillinger et Thierry Struss. Le président a annoncé la
participation de la société au Salon du livre fin novembre à Colmar.
La société d'histoire tient un rôle utile dans la commune, d'une part
pour tenir à jour les archives et documents historiques sous la conduite de
Charles Schillinger, d'autre part pour aider la population dans ses
recherches diverses. Les travaux des particuliers sont souvent généalogiques
et les archives locales remontant au 16e siècle peuvent souvent répondre
à leur sollicitations.
De nouveaux thèmes
L'annonce de la parution d'un nouvel annuaire en 2011 a vu le président
lancer un appel aux historiens locaux pour la rédaction d'articles de
qualité. Dès à présent, des thèmes ont été retenus : le site Jaz
et sa longue histoire, les noms des rues des quartiers de la commune, Saint-Gilles, l'héraldique.
Dans son intervention, Valérie Haidar a émis le souhait de voir paraître
un ouvrage généraliste sur l'histoire de Wintzenheim,
à la portée de tous. Le maire évoque la mise en place d'un circuit
historique qui permettrait la découverte des richesses cachées de la
commune, une idée du conseil municipal des anciens à travailler par les
historiens. Serge Nicole assure la société d'histoire du soutien de la
commune dans ses activités.
Source : DNA du samedi 11 septembre 2010
Les
Tissages de Soieries vers 1931 où l'horlogerie Jaz viendra s'installer en
1954. Entre la route de Colmar qui n'était
pas bien large, et l'usine, circulait encore sur la ligne Colmar-Wintzenheim le
train à vapeur qui ne fut remplacé par le tram électrique qu'en 1935 (éditeur
J. Kuntz, Soultz-Guebwiller, collection Guy Frank)
La société d'histoire de Wintzenheim, présidée
par Jean-Jacques Muller, a tenu son assemblée générale annuelle le 9 septembre
dans les locaux de la mairie de Wintzenheim. L'occasion pour le président de faire le point sur les activités de
l'association en présence du maire, Serge Nicole et de son adjointe, Valérie Haïdar.
Un nouvel annuaire devrait voir le jour en 2011 ; à cet effet, un appel
est lancé à ceux qui souhaitent apporter leur contribution pour sa rédaction.
Pour cette édition, plusieurs thèmes seront abordés comme les noms des
rues des quartiers de la cité, le site de Saint-Gilles, ou encore la longue
histoire du site Jaz.
Au niveau du comité, le tiers sortant -Gérard Links, Thierry Struss et
Charles Schillinger- a été reconduit dans ses fonctions.
Enfin relevons que la société d'histoire participera, les 27 et 28 novembre,
à la 21e édition du Salon du livre de Colmar.
Source : L'Alsace du dimanche 19 septembre 2010
Une nouvelle activité tournant autour des pare-soleil s'installe ce matin dans le centre tertiaire créé dans l'ancienne caserne de La Forge, le bâtiment où, durant vingt ans, a fonctionné l'IRH (institut de recherches hydrauliques). Celui-ci a été racheté il y a deux ans par la SCI « La Taillanderie ». « Pourquoi taillanderie ? Parce qu'à l'origine il y avait là une taillanderie, autrement dit une forge (tiens donc !) où l'on fabriquait des haches et des serpes », répond le Colmarien Robert Erny, créateur de cette SCI, qui mise sur le site depuis des années et en sait long sur son passé.
Au XIXe siècle, s'est montée là une usine textile Kiener, dont il subsiste en amont la turbine hydraulique posée dans la Fecht, celle qui continue d'alimenter l'ensemble du site en électricité. « Ensuite sont arrivés les militaires. Après la guerre, le CM 104, centre mobilisateur, était installé dans le bâtiment que nous venons de racheter, on y entreposait les stocks d'armes », raconte Robert Erny. Quand le CM 104 a rejoint Colmar, c'est un régiment du Train et son parc de véhicules qui ont occupé le quartier.
Le bâtiment à sheds de l'ancienne usine devenue caserne a été démoli fin 2008. L'entreprise Nuss Dietrich qui prend sa place n'est pas la première activité économique implantée sur ce site bien placé, à l'entrée de la vallée de Munster, où la plupart des surfaces sont la propriété de la ferme Dierstein. Début des années 1980, Robert Erny et son épouse y avaient ouvert l'enseigne Skirama, location de skis, aujourd'hui de raquettes et de matériel pour la marche nordique. Le magasin a été repris par leur fille Annick, qui en 1997 avait créé à proximité le restaurant « Maison du Val Munster ».
Lionel Erny, leur fils, s'occupe désormais de développer le nouveau centre tertiaire de « La Taillanderie ». Celui-ci accueille déjà une agence de communication informatique, une société de pose de câblage téléphonique et informatique, un dépôt de peinture. Une douzaine d'activités devraient y trouver leurs aises à moyen terme.
Source : L'Alsace du vendredi 1er octobre 2010
Lors de la « Plauderstund », ce jeudi,
on cherchera également à déterminer l'endroit où a été prise cette photo
des membres du cercle catholique Constantia de Wintzenheim (collection
Jean-Paul Kuntzmann)
Le Club de l'amitié de Wintzenheim (3e âge) a commencé sa nouvelle saison 2010-2011 avec ses après-midi récréatifs qui se tiennent chaque jeudi à la maison des associations, 31 rue Clemenceau.
Jeux de société, belote, rami, Scrabble, etc. rassemblent les seniors, dames et messieurs qui aiment à se retrouver chaque semaine pour quelques heures de convivialité et le fameux goûter de 16 h qui propose café, thé et pâtisseries.
Place aux souvenirs
Une fois par mois, généralement le troisième jeudi, Guy Frank vient y animer une « Plauderstund ewer Wenzena », pour échanger photos et anecdotes sur le Wintzenheim d'antan. L'occasion pour ce collecteur de mémoires de rassembler documents et souvenirs qui parfois servent à alimenter ses ouvrages ou ses articles publiés dans l'Annuaire de la Société d'histoire. Il recherche actuellement des illustrations anciennes ou des informations relatives à l'origine des calvaires et oratoires de Wintzenheim, car les croix et petites chapelles qui se dressent aux carrefours ou le long des chemins ruraux ont toutes une histoire.
La soierie de Wintzenheim
Un autre travail, en cours d'achèvement, concerne les tissages de soieries Coudurier, Fructus & Descher (CFD) qui se sont implantés à Wintzenheim en 1920. Ce sont eux qui ont construit les bâtiments industriels du site Jaz. Guy Frank recherche des images de ce tissage, et notamment une photo d'Émile Langjahr, premier directeur de l'usine avant Marcel Guidat. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les bâtiments furent occupés par les Schiele Industriewerke.
Les personnes qui disposeraient de photos et anecdotes concernant les calvaires et oratoires, ou encore de témoignages concernant les tissages de soieries sont conviées à ce premier « Plauderstund » de la saison ce jeudi 21 octobre, de 14 h à 18 h, au Club de l'Amitié, 31 rue Clemenceau à Wintzenheim. Renseignements : Françoise Baumann, Tél. 03.89.27.14.05.
Source : DNA du mardi 19 et L'Alsace du jeudi 31 octobre 2010
Des
conteneurs de récupération devant les caves à bière de 1862 (photo Guy
Frank, 27 octobre 2010)
Trois conteneurs de récupération ont été enterrés rue Schweitzer, devant les historiques caves à bière de la commune. Un emplacement pas vraiment opportun estime l'historien Guy Frank.
Creusées au bas de la colline du Hengst et du Rotenberg, les caves à bière
de Wintzenheim se situent entre les numéros 46 et
56 de l'actuelle rue Albert-Schweitzer. Réalisées en 1862, ces caves ont
été aménagées à l'initiative des brasseries colmariennes. Elles ont
ensuite servi de champignonnières après la Première guerre mondiale puis
d'abris antiaériens durant la dernière guerre. En 2003, à l'initiative de
l'association de tourisme et d'animation de Wintzenheim,
la commune organisait son premier (et dernier) "Bierkeller",
manifestation mettant à l'honneur ces caves qui appartiennent à des privés.
Guy Frank avait profité de l'événement pour sortir un ouvrage retraçant
l'historique de ce site, ouvrage disponible à la société d'histoire de Wintzenheim.
Ce même Guy Frank peste aujourd'hui contre la décision de la communauté
d'agglomération de Colmar (CAC) d'enterrer trois conteneurs de récupération
juste devant ces caves à bière. Un non sens selon l'historien local pour
qui il conviendrait plutôt de mettre en valeur « un site historique
unique en son genre car Wintzenheim doit être la
seule commune en Alsace à avoir un tel ensemble de dix caves l'une à côté
de l'autre ». « Et on dit souvent que Wintzenheim
a moins d'atouts touristiques que ses voisines... », enchaîne-t-il.
« Loin de nous l'idée de vandaliser ce site »
Guy Frank a interpellé le maire, Serge Nicole, par ailleurs vice-président
de la CAC. « L'emplacement initial devant les garages [situés à
proximité des caves] ne nous permettait pas d'enfouir les conteneurs en
raison de l'encombrement par les réseaux du sous-sol », répond le
maire. « La commission environnement a donc validé le déplacement de
ces conteneurs juste à côté » et c'est avec l'accord du propriétaire
de la cave que l'emplacement a été choisi poursuit Serge Nicole. « Loin
de nous l'idée de vandaliser ce site », affirme le maire.
Le maire tout comme Guy Frank se retrouve sur un point : le bien fondé
de l'enfouissement des conteneurs « qui s'intègrent mieux dans
l'environnement que les "hors sol" parfois disposés n'importe
comment », estime Guy Frank. Ce dernier rêve même qu'un jour la CAC
crée des conteneurs en drive-in, « où l'on pourrait s'arrêter en
voiture, ouvrir la fenêtre et jeter dans les ouvertures adéquates papiers,
verres et bouteilles en plastique ».
Source : N.R., DNA du samedi 23 octobre 2010
Soeur
Marie-Philibert (photo Yannick Frank, 27 février 2003)
C'est avec tristesse que la population de Wintzenheim a appris le décès dans sa 87e année de Lucie Bock plus connue sous le nom de Soeur Marie Philibert, figure emblématique de la cité, qui avait tissé durant toutes ses années de présence à Wintzenheim des liens forts d'amitié. Soeur Marie Philibert a vu le jour le 12 décembre 1923, à Saessolsheim (Bas-Rhin), au foyer d'une famille de huit enfants. Après sa scolarité à l'école primaire, elle est partie à l'école normale privée du Couvent de Ribeauvillé pour y faire ses études de religieuse enseignante. Pendant la guerre 1939-1945, elle a dû effectuer une année de Reichsarbeitsdienst et de Kriegshilfsdienst dans des camps en Haute-Bavière. La guerre terminée, elle est retournée au Couvent de Ribeauvillé afin de poursuivre des études et c'est en 1947 qu'elle a occupé son premier poste d'enseignante à l'école primaire de Mutzig où elle a enseigné pendant 19 ans. En 1965, elle a été envoyée pour cinq ans à Biesheim en qualité de directrice de l'école des filles. Elle est arrivée à Wintzenheim à la rentrée de 1971 et y est restée jusqu'à sa retraite en 1988 (également comme directrice de l'école Dame-Blanche de filles d'alors). En 1971, elle a démarré une correspondance franco-allemande avec la Johannes-Schwartzschule de Lehen, près de Fribourg-en-Brisgau. Les relations amicales tissées avec les enseignants allemands durent encore. À sa retraite scolaire, elle a pris des engagements dans différents services paroissiaux : catéchèse à l'école et en paroisse (jeunes), animation liturgique à St-Laurent et de prière à la maison de retraite « Les Magnolias ».Ce départ attriste tous les amis de Wintzenheim. Ces longues années durant lesquelles elle a enseigné à l'école ont très certainement marqué nombre de jeunes, aujourd'hui moins jeunes. Elle a accompagné ces jeunes lors de multiples activités, dont nous ne citerons que quelques-unes : Terre d'Avenir, Kilomètres de soleil, CCFD... des démarches ayant pour but l'éveil à la foi, au partage... Soeur Philibert a été l'une des dernières religieuses de la communauté religieuse de la Congrégation de la Divine providence de Ribeauvillé à avoir résidé dans la commune et oeuvré dans la paroisse. Soeur Marie-Philibert était à la retraite depuis de longues années, mais ce terme lui était étranger. Elle a continué sans relâche à assurer les services sur le plan de la liturgie. L'encadrement des servants de messes qui, devenus de « grands ados », ont toujours répondu présent à son appel. Citons aussi sa participation active à la fête paroissiale et le rôle de sacristain qu'elle a assuré. C'est en 2005 qu'elle avait quitté Wintzenheim pour rejoindre la Congrégation de la divine providence à Ribeauvillé. Ses obsèques seront célébrées le mardi 26 octobre à 14 h 30 en l'église de la Congrégation à Ribeauvillé. Toutes nos condoléances à ses proches.
Source : Sven Bachert, L'Alsace du dimanche 24 octobre 2010
Soeur
Philibert, l'une des trois dernières soeurs enseignantes de Wintzenheim
lors du départ de la Communauté en 2005 (photo Guy Frank, 7 août 2005)
Soeur Marie Philibert nous a quittés vendredi 22 octobre. L'Eucharistie
de son "A Dieu" sera célébrée en l'église du couvent des
Soeurs de la Charité à Ribeauvillé, mardi 26 octobre à 14h30.
Lucie Bock connue à Wintzenheim sous son nom de
religieuse, soeur Marie Philibert, est née le 12 décembre 1923 à
Saessolsheim dans le Bas-Rhin. C'est en 1971 que la religieuse de la Divine
Providence de Ribeauvillé a rejoint la commune pour enseigner à l'école
Dame blanche. Elle était directrice de l'école de filles et a pris sa
retraite en 1988. Ces longues années d'enseignement ont marqué nombre de
jeunes, des adultes maintenant. Elle était aussi une institutrice
enthousiaste pour les échanges transfrontaliers avec l'Allemagne, entre son
école et l'école de Lehen près de Fribourg-en-Brisgau, dont les contacts
et liens d'amitié existent toujours. En plus de l'enseignement, elle a guidé
les enfants et adolescents en assurant la catéchèse et la préparation aux
sacrements. Elle a accompagné ces jeunes dans de multiples activités :
terre d'avenir, CCFD, kilomètres soleil... A sa retraite, comme sacristain,
elle a continué à assurer de multiples services sur le plan liturgique.
Elle a toujours participé activement à la fête de la paroisse.
Source : DNA du dimanche 24 octobre 2010
(photo
Thierry Struss, 24 octobre 2010)
Le calvaire restauré, situé à l'intersection des rues du Baerental et Joffre à Wintzenheim, a été inauguré et bénit dimanche après-midi.
En présence de Guy Daesslé conseiller général, Serge Nicole maire de Wintzenheim, Elio Augusto tailleur de pierre, Patrick Berthaud sculpteur, Jean-Pierre Hug ferronnier d'art, le curé Hubert Spitz a béni le calvaire aux sons des trompes de chasse de la Vaillante qui encadraient cette cérémonie. Le Christ en croix et les statues en grès de saint Jean et de la vierge Marie ont été copiés par l'artiste local, et les équipes du tailleur de pierre et du ferronnier d'art ont posé le monument début juin. On sait peu de chose sur l'origine de ce calvaire, sûrement le plus ancien de la ville puisque datant de 1735, si ce n'est qu'il était situé initialement rue de Feldkirch et qu'il avait été déplacé en raison de travaux d'urbanisme en 1950.
Source : L'Alsace du jeudi 28 octobre 2010
Le curé Hubert Spitz, les élus et les artisans près du calvaire rénové et béni
(photo Yannick Frank, 24 octobre 2010)
Le calvaire à l'angle des rues du Baerental et Joffre, rénové et mis en place en juin 2010, a été béni dimanche par le curé Hubert Spitz.
Le célébrant était entouré pour cette
occasion par des paroissiens, des musiciens de la Vaillante et en présence
de Guy Daesslé, conseiller général du canton, et Serge Nicole, maire de
la commune.
Dans son allocution, le maire s'est félicité de l'aboutissement de ce
projet financé par la ville de Wintzenheim et il
a relevé le travail exemplaire des artisans présents lors de cette
bénédiction. Le sculpteur Patrick Berthaud, le tailleur de pierre Elio
Augusto et le ferronnier Jean-Pierre Hug peuvent être fiers de leur
réalisation.
Ce patrimoine datant de 1735 menaçait ruine et devenait un danger pour la
population. A présent, ce calvaire, témoin de la ferveur religieuse
populaire d'autrefois, est redevenu un monument qui aiguise la curiosité et
révèle à qui sait l'observer son histoire et son esthétique propre.
Source : DNA du samedi 30 octobre 2010