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Mon Beau SapinComment imaginer un Noël sans sapin, précisément en Alsace qui a vu naître cette coutume ?
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Le sapin, cet alsacien"Payer deux schillings aux forestiers, pour surveiller les arbres le jour de la Saint-Thomas". C'est en ces termes sibyllins qu'il serait fait mention, pour la première fois au monde, du sapin de Noël. La phrase est tirée du livre de comptes de la ville de Sélestat, et est datée du 21 décembre 1521. L'Alsace serait donc bien le berceau du sapin de Noël ! Il est en effet confirmé, par des mentions dans le même livre de comptes dans les années qui suivirent, que des frais ont été engagés pour couper des arbres verts pour Noël, ou encore que la coupe d'arbres pour Noël était interdite ; sans doute pour éviter des abus dans les forêts de la ville. Des mentions encore plus anciennes existent pourtant, à Ammerschwihr en 1448, à Andolsheim en 1431, ou même à Fribourg-en-Brisgau en 1419. Source : Cette nuit-là en Alsace, Noël, Bruno Liénard et Daniel Ziegler, Éditions du Rhin 1998 |
L'Alsace pionnièreC'est sans doute notre région qui fut la première à adopter le sapin
de Noël au moment des fêtes de la Nativité. Gérard Leser, historien et
grand spécialiste de la tradition alsacienne, raconte que le sapin de Noël,
tel que nous le connaissons aujourd'hui, est apparu à Kaysersberg dès
1521, puis en 1561 à Ammerschwihr, en 1597 à Turkheim, en 1600 à Sélestat
et en 1605 à Strasbourg. Source : Jean-Paul Lauter, DNA du samedi 18 décembre 2004 |
Un vrai Noël en famillePlacez un enfant sage près du sapin décoré de boules en verre, de guirlandes, de bougies et de bretzels sucrés, et abritant une crèche représentant la naissance de l'enfant Jésus, ajoutez un kougelhopf et des bredele fraîchement sortis du four et quelques jouets comme par exemple une luge et un cheval de bois, vous obtenez la traditionnelle photo de Noël, comme celle-ci, représentant le petit Robert Ackermann à Wintzenheim (Haut-Rhin) en 1940, au début de la seconde guerre mondiale. (photo Julien Ackermann) |
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Le premier sapin de Noël était religieux. Placé dans les églises ou sur
leur parvis; il représentait l'arbre de la connaissance du bien et du mal lors
des "mystères de Noël". Ses ornements étaient alors très simples,
et empreints de symbolisme chrétien.
De petites pommes rouges constituaient la décoration principale. Elles figuraient évidemment les fruits de l'arbre de la connaissance, qu'Adam allait malheureusement offrir à Ève.
A côté des fruits de la Tentation, étaient disposés les fruits de la Rédemption. Ils étaient représentés par des hosties non consacrées, en signe de la venue prochaine du Christ.
Le printemps à venir était symbolisé par des papillotes en papier, comme des fleurs ou des roses poussant sur l'arbre de Noël en plein hiver.
Source : Cette nuit-là en Alsace, Noël, Bruno Liénard et Daniel Ziegler, Éditions du Rhin 1998
Mon beau sapin
Mon beau sapin, roi des forêts |
O TannenbaumO Tannenbaum, o Tannenbaum, O Tannenbaum, o Tannenbaum, O Tannenbaum, o Tannenbaum, |
On appelle rose de Jéricho la Selaginella lepidophylla qui nous vient d'Amérique du Sud ou du Texas. Elle est facile à se procurer. Elle ressemble à une petite boule desséchée mais, dès qu'elle baigne dans l'eau, les fins rameaux se déroulent et forment une rosette toute verte.
La tradition veut que l'on mette la Selaginella dans une assiette creuse remplie d'eau, la nuit de Noël, pour qu'elle retrouve sa vitalité et protège la maison contre la foudre et les incendies. Ensuite, on la refait sécher et on la conserve dans une armoire jusqu'à l'année suivante.
Source : Jean-Paul Lauter, DNA du samedi 18 décembre 2004
La rose de Jéricho sèche est mise sur une assiette avec de l'eau. Sur cette photo, prise une heure après, elle commence à s'ouvrir... |
... et dès le lendemain, elle reprend vie... avant d'être séchée à nouveau après les fêtes et rangée pour un an avec les décorations de Noël... |
Photos Guy Frank, 14 décembre 2004
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