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POURQUOI CES ILLUSIONS ?


C’est une question que l’on peut se poser. Pourquoi ne voit-on pas le « réel » ?

    Mais si on regarde comment se transmet l’information, tous ces phénomènes ne sont pas étonnants. En effet, il y a une très grande réduction de la masse informative entre l’image qui s’imprime sur la rétine et le message transmis par le nerf optique : le fond de notre œil est constitué de 130 millions de photorécepteurs alors que les neurones chargés de recueillir ces informations sont 100 fois moins nombreux !

    Et pourtant, l'image que nous percevons est nettement plus perfectionnée, plus riche de relief, de couleurs, de mouvements, que l'image rétinienne.

    Pour compresser la masse d'informations véhiculée, le cerveau introduit des paramètres abstraits. Certains neurones mesurent des contrastes à l'intérieur de leur champ récepteur. Ces contrastes trahissent des contours, des mouvements, des compositions spectrales.

    Chacune de ces représentations abstraites est transmise au cerveau qui se charge de les interpréter pour augmenter la qualité de la vision. Une interprétation plutôt performante, et toujours très différente de l'image captée au départ par les photorécepteurs. Les couleurs apparaissent. Les formes sont devenues cohérentes. Les mouvements sont réinventés. Mais avec parfois quelques petites erreurs…

    « Ce que l'on voit est finalement très différent de l'image qui frappe l'œil. Notre vision est pour une grande partie une construction mentale. Et les illusions sont partout... », conclut Michel Imbert, fondateur du centre de recherche « cerveau et cognition » à Toulouse.
 

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